General Electric : 300 suppressions de postes chez Steam Power en France, dont 240 à Belfort

GE - 300 suppressions de poste dans la branche steam/charbon

General Electric prévoit la suppression de 300 postes en France dans son entité steam/charbon, apprend-t-on de sources concordantes. Belfort serait concerné avec 240 nouvelles suppressions de postes.

General Electric prévoit la suppression de près de 300 postes en France dans son entité Steam Power (nucléaire et charbon), apprend-t-on de sources concordantes. Des entités rachetées à Alstom en 2015. Une source proche du dossier évoque 240 nouvelles suppressions de postes à Belfort. – mis à jour le 26 novembre à 19h44.

General Electric a annoncé un nouveau plan de restructuration dans son entité Steam Power (nucléaire/charbon) en Europe, à l’occasion d’un comité de groupe Europe, réuni ce mercredi, en visio-conférence. Près de 300 postes doivent être supprimés en France, ce que confirme une source de la CGT, dont 240 à Belfort évoque une autre source connaissant bien le dossier. C’est une « destruction massive » souffle cette même source. « On vient fragiliser le socle du savoir-faire. »
 
General Electric confirme un projet de restructuration au niveau européen sans donner de détails sur les chiffres ni sur le périmètre. « Suite au projet de GE de se retirer du marché des nouvelles centrales à charbon, un projet de réorganisation a été soumis par GE Steam Power le 25 novembre au Comité d’entreprise européen (CEE). En parallèle, GE Steam Power a entamé aujourd’hui des discussions avec les comités d’entreprise français de GE Steam Power Service France et GE Steam Power Systems », indique le géant américain dans une communication. Selon nos informations, un comité de groupe France doit se tenir le 2 décembre pour détailler les impacts de ce plan.

Déclin du charbon

Fin septembre, General Electric avait annoncé vouloir se retirer de l’activité charbon, qui fait partie de l’entité Steam Power (activité liée aux centrales nucléaires). « Le marché des centrales à charbon est aujourd’hui en rapide déclin à travers le monde, y compris en Europe. Ce contexte impose à GE Steam Power de se réorganiser pour s’adapter aux réalités du marché et préserver sa compétitivité », justifie General Electric ce 26 novembre. 
 
Belfort est bien connue pour son activité nucléaire ; ici est né l’un des fleurons de l’industrie française, la turbine à vapeur Arabelle, qui équipe les centrales nucléaires. Cependant, cette restructuration la touche forcément. « Il n’y a pas d’équipe dédiée au charbon. Elles ont toute la double casquette [nucléaire/charbon], confiait Christian Mougenot, de la CFDT, dans ces colonnes, au mois d’octobre. Donc si on réduit les effectifs sur le charbon, on amputera les capacités des équipes du nucléaires. »

« GE Steam Power reste fortement engagé sur le marché des centrales nucléaires, grâce à la production des turbines Arabelle, les plus puissantes du monde, et à ses équipes services qui soutiennent notamment le parc nucléaire français. La majorité de ces activités sont ancrées en France et à Belfort », veut rassurer le géant américain.

Déjà des plans en 2019 à Belfort

Au printemps 2019, Steam Power avait déjà été concernée par une restructuration. Une rupture conventionnelle collective avait entrainé 264 départs volontaires dont 180 à Belfort. 
 
En 2019, des plans sociaux de General Electric touchant Belfort avaient entraîné la suppression de 485 postes dans l’entité turbines à gaz de General Electric et 252 chez Alstom management SA, qui accueillait notamment les services comptables du géant américain. Au mois de septembre, on a appris que l’industriel fermait le centre belfortain de l’entité Hydro (équipements de barrages hydroélectriques), entraînant la suppression de 89 postes. 579 postes sont également en cours de suppression dans l’entité Grid  solutions, à Villeurbanne et Sant-Priest (Rhône).
 
À Belfort, l’entité Steam Power embauchait 1700 salariés au 31 décembre 2019. En cinq ans, les effectifs sont passés de 4 500 à 3 400 chez General Electric dans la cité du Lion annonçaient les syndicats il y a quelques semaines. À l’échelle française, les effectifs, selon la CFE-CGC, sont passés de 16 000 à 13 000. Ce que contredit la direction. En revanche, le groupe prévoit la création d’environ 500 postes supplémentaires d’ici 2021 dans l’activité Eoliennes Offshore de GE, qui emploie actuellement 900 personnes rappelle L’AFP.
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