Montbéliard
Montbéliard compte quatre listes : trois à gauche et une à droite. Autant dire que l’issue du scrutin ne fait pas trop de doutes, alors que la gauche ne s’est pas rassemblée sous une bannière commune. Quelques questions subsistent toutefois. La première : Marie-Noëlle Biguinet sera-t-elle élue dès le premier tour comme en 2020 ? La seconde : son projet pour l’agglomération. Pendant la campagne, l’actuelle maire de Montbéliard a manœuvré avec diligence pour isoler la droite dure de l’UDR, qui rêvait d’une alliance complète des droites, avec le Rassemblement national. En positionnant sur sa liste Gilles Da Costa, ancien directeur général des services du conseil régional Bourgogne-Franche-Comté, et en le désignant comme potentiel candidat à l’agglomération, elle a annoncé une autre couleur : elle veut du changement à l’agglomération et elle ne veut pas de Pierre-Aimé Girardot, maire de Longevelle-sur-Doubs, successeur envisagé de Charles Demouge et proche des cercles de l’UDR, menés par le député Matthieu Bloch. L’équilibre issu des urnes dans l’agglomération validera ou non cette stratégie.
Valentigney
Hier dans la majorité. Aujourd’hui, symbole de l’opposition. En 2020, Nadine Mercier avait été élue sur la liste de Philippe Gautier, maire depuis 2014. Aujourd’hui, elle incarne l’opposition. Et elle a présenté une liste face à son ancienne tête de liste. Les deux listes sont estampillées « divers droite ». La gauche, elle, présente une liste d’extrême gauche, autour de Michel Treppo (Lutte ouvrière). Les deux tours seront sûrement nécessaires pour départager les candidats.
Pont-de-Roide-Vermondans
Denis Arnoux, divers gauche, est depuis trois décennies maire de la cité rudipontaine. Face à lui, deux listes de droite, dont l’une menée par le collaborateur parlementaire de la députée du Rassemblement national Géraldine Grangier, Quentin Dechaux (lire notre article), et l’autre par Éric Boone ; ce chef d’entreprise de 65 ans est conseiller municipal d’opposition. Pont-de-Roide basculera-t-elle à droite ?
Mathay
Daniel Granjon tourne la page, après avoir été 49 ans maire (lire notre article). La continuité est incarnée par Louis Deroin, ancien président de la CPME Nord Franche-Comté, courtier en assurances. L’élection qui s’annonçait tranquille a finalement vu naître une seconde liste, autour de Bertrand Boiteux.
Bethoncourt
Les polémiques ont été intenses, ces dernières années, à Bethoncourt. Et les reproches, vifs, à l’égard du maire Jean André. Une liste estampillée « divers gauche » est menée par le communiste Matthieu Guinebert, conseiller régional. Mais il revendique une liste regroupant des personnalités de gauche et de droite, qui vise à tourner la page Jean André. Une seconde liste de gauche se présente autour de Philippe Mauro, directeur du Crous Belfort-Montbéliard, élu d’opposition au conseil municipal depuis 2020. Il avait perdu pour 29 voix, à l’époque… Cette division des opposants fera-t-elle l’affaire de Jean André ? Compte tenu de l’instabilité politique dans la cité ces dernières années, sa réélection relèverait du miracle.
Voujeaucourt
Après quatre mandats, la maire, Martine Voidey, ne repart pas. La liste menée par Jean-Claude Filipponi incarne la continuité, avec une partie de l’équipe actuelle qui repart. La liste est challengée par le jeune Maxime Callois, assistant parlementaire de la députée du Rassemblement national (RN) Géraldine Grangier. Si la liste est sans étiquette car les nuances ne sont pas précisées par le ministère de l’Intérieur pour les communes de moins de 3 500 habitants, sa tête de liste est sans ambiguïté au Rassemblement national. La cité pourrait ainsi basculer. Et faire jurisprudence dans le pays de Montbéliard.
Exincourt
En 2020, la socialiste Magali Duvernois avait été élue maire de la cité, ancrée historiquement à droite. C’était l’ancienne ville de Louis Souvet. Elle devenait ainsi une place forte de la gauche, autour d’Audincourt et de Martial Bourquin, avec Sochaux, Bavans, Grand-Charmont ou encore Vieux-Charmont. Six ans plus tard, la droite a ciblé la cité du pays de Montbéliard pour la faire revenir dans son escarcelle. L’enjeu est grand, alors que la dynamique de gauche a pu paraître poussive dans le pays de Montbéliard ces dernières années. À Grand-Charmont, par exemple, la gauche est divisée et affiche trois listes pour le 1er tour, face à une liste de droite.
Badevel
La cité de 800 habitants a témoigné ces dernières années d’une véritable dynamique d’innovation : économie d’énergie ; sensibilisation numérique ; construction d’un éco-quartier ; ferme numérique… Samuel Gomes, le maire professeur des universités l’université de technologie de Belfort-Montbéliard (UTBM), se démène pour porter des projet ambitieux, largement soutenus par l’État. Cette dynamique n’a pas que des alliés à Badevel. Une liste s’est constituée autour de Jonathan Wurgler, avec l’objectif d’avoir des choses plus simple et plus de bon sens, comme le le dit. La moitié du conseil municipal a aussi démissionné pendant la mandature.