Économie
→ Où en est le secteur de l’industrie à Belfort ?
Les trois entreprises industrielles les plus importantes de Belfort sont General Electric 1 300 salariés, Alstom 610 salariés et Arabelle Solutions 1 300 salariés. Selon l’observatoire des territoires, le taux d’emplois industriels est de 24 % et sur environ 3 % de la superficie régionale, le pôle concentre à lui seul près de 16 % de l’emploi industriel régional. Mais l’Insee le précise, depuis les années 2000, l’emploi recule notamment dans le secteur de l’industrie et des services aux entreprises.
→ Alstom
Vendredi 30 janvier, Sébastien Martin, ministre délégué à l’industrie, est venu visiter le site belfortain d’Alstom. Et pour cause: la l’entreprise a annoncé un investissement de 30 millions d’euros à Belfort. Une enveloppe destinée à répondre au carnet de commandes qui ne cesse d’augmenter. L’usine va produire des motrices pour l’Ukraine, l’Eurostar, le Maroc ou encore la SNCF. Il est également prévu la construction d’un nouveau bâtiment derrière la Maison du Peuple à Belfort. Ce local de 4 000 m² est estimé à 10 millions d’euros. Mais ce n’est pas tout. Alstom prévoit aussi de recruter 200 personnes d’ici la fin de 2026. Un plan de recrutement qui a déjà commencé fin janvier avec des portes ouvertes destinées aux soudeurs-chaudronniers (lire nos articles).
→ GE Vernova
L’entité turbine à gaz du géant américain de l’énergie GE Vernova, située à Belfort, enregistre une hausse de 9 % sur l’année 2025. Un chiffre d’affaires qui dépasse les prévisions. Et pour cause, les commandes ont été boostées. Mais reste une ombre au tableau: GE EPF est en proie à un projet de réorganisation comprenant notamment la suppression de 42 postes. De plus, l’usine a récemment reçu une notification de redressement fiscal d’un montant de 212 millions d’euros (lire nos articles).
→ Arabelle Solutions
Arabelle Solutions, filiale d’EDF, va recevoir 350 millions d’euros d’investissement ainsi qu’un nouveau bâtiment de 20 000 m². Ces investissements vont être suivis par le recrutement de 300 à 500 personnes d’ici 2029. Des annonces faites par Bernard Fontana, président directeur général d’EDF, qui font suite aux besoins du programme EPR2 et à l’augmentation de puissance du parc existant (lire nos articles).
→ Se diversifier avec la filière Hydrogène
Belfort, et plus largement le Grand Belfort, a la volonté de diversifier son industrie avec la filière hydrogène. L’hydrogène, source d’énergie plus verte que le charbon ou le pétrole, permet au territoire d’envisager l’avenir en prenant en compte les enjeux de dérèglement climatique. Au vu de sa base industrielle et de son emplacement géographique, Belfort attire les acteurs de la filière. Installé au sein de l’université technologique Belfort-Montbéliard, le FC-LAB est un centre de recherches sur la filière. En 2017, une entreprise de solutions de production d’énergie à base d’hydrogène est créée : H2SYS. Inocel, spécialisé dans la fabrication de piles, a pris place au Techn’hom en 2024. Toutes ces installations doivent permettre la création d’emplois. Et, pour former les futurs salariés, le territoire mise aussi sur la formation. L’université technologique Belfort-Montbéliard (UTBM) propose une filière hydrogène au sein de son école d’ingénieurs. Des secteurs de formation également mis en place à l’UFR STGI et au CNAM.
Commerce
→ La fermeture de dizaines de magasins
En 2010, Belfort comptait 2 229 entreprises contre 2 747 en 2022. À noter qu’après 2021, alors que le nombre d’entreprises était en hausse depuis 2005, la courbe chute brusquement en passant de 3 113 entreprises à 2 747 (source: Insee). Sur ce nombre d’entreprises 1 033 sont des commerces, transports et services divers. Pour être plus précis, en 2024, Belfort comptait 238 commerces. La grande majorité, 66 %, étaient de commerces spécialisés non alimentaires. Pourtant, ces dernières années, la ville a connu de nombreuses fermetures de magasins tels que Gillet Lafond, la librairie de bande dessinée Olybrius en 2024 ou encore Celio en 2025. Des fermetures concentrées dans le centre-ville.
→ Volonté de dynamiser
Pour éviter la désertification du centre-ville, Belfort a créé en 2019, la société d’économie mixte Semaville. Le principe ? La ville rachète les locaux vides, les réhabilite et les loue (lire notre article). Depuis son lancement, le dispositif a permis le rachat de 37 locaux commerciaux, la création de 10 nouvelles activités et le maintien de 9 activités. En 2022, la ville a mis en place un observatoire du commerce. Ce site en ligne permet aux commerçants de repérer sur la carte interactive les locaux vacants. Plus récemment, en septembre 2025, Belfort, via Tandem a signé le compromis de vente pour racheter les Nouvelles Galeries. Le bâtiment étant devenu trop coûteux pour le groupe propriétaire, ce rachat permet d’éviter la fermeture du site.
Scolarité
→ Combien d’établissements scolaires ?
En 2024, Belfort comptait trente écoles, sept collèges, cinq lycées généraux et technologiques, trois lycées professionnels et agricoles (y compris les établissements privés). Concernant l’enseignement supérieur, la ville compte huit pôles allant du département sciences à l’école de commerce en passant par le conservatoire national des arts et métiers. Selon l’observatoire du département de 2023, la commune de Belfort regroupe 63 % de la capacité d’accueil du département, contre 36 % des enfants de moins de 3 ans recensés en 2019.
→ Combien d’élèves et d’étudiants à Belfort ?
Entre 2011 et 2020, Belfort a perdu 895 enfants entre 0 et 14 ans, ainsi que 1 502 personnes entre 15 et 29 ans. La part d’élèves, d’étudiants et de stagiaires non rémunérés stagne depuis 2011, variant entre 10,2 et 10,4 %. Parmi la population de 15 à 64 ans, Belfort comptabilise 3 992 étudiants, ce qui représente 8,6 % d’étudiants en 2022.
Depuis onze ans, le nombre d’élèves du premier degré chute dans le Territoire de Belfort. À la rentrée 2025, le département a enregistré une baisse de 198 élèves. Cela a pour conséquence la suppression de postes : moins quatorze postes à la rentrée 2024 et moins quatre en 2025 (lire notre article).
Tourisme
→ Le tourisme en légère baisse
D’après le rapport d’activité de Belfort Tourisme, la ville a accueilli 39 519 visiteurs en 2024 contre 47 274 en 2023, soit une baisse de fréquentation de 16 %. Les deux années précédentes, ce chiffre était stable en dépassant les 47 000 visiteurs. À noter que les visiteurs étrangers sont de plus en plus nombreux à visiter la Cité du Lion avec une augmentation de 21 % entre 2023 et 2024. Même si les visiteurs étrangers restent en majorité suisses et allemands, le public asiatique se fait petit à petit une place.
→ Quel site a été le plus visité ?
Les principaux sites de visites sont : la Citadelle, le Lion, le musée d’art et d’histoire, la donation Maurice-Jardot, la tour 46 et le musée des beaux-arts. Tous les sites, à part la Donation Maurice Jardot et le musée des beaux-arts, ont vu leur nombre de visiteurs augmenter. C’est notamment le cas pour la Tour 46 qui enregistre une augmentation de 43,42 % et le musée d’art et d’histoire qui enregistre 35,72 %.
Démographie
→ Une population en baisse
Entre 2011 et 2016, la population de Belfort a diminué, passant de 50 128 habitants à 45 646. En 2023, l’Insee prévoyait, si cette tendance continue, le Territoire de Belfort pourrait compter 96 000 habitants en 2070, soit 46 000 de moins qu’en 2018. Et pour cause, de moins en moins de jeunes et de personnes en âge de travailler avec plus de personnes âgées. À noter que d’après les chiffres les plus récents de l’Insee, Belfort aurait tout de même gagné des habitants ces deux dernières années. 500 habitants de plus entre 2023 et 2024 et 277 entre 2024 et 2025 (lire notre article).
→ Où est-ce que les Belfortains habitent ?
D’après les données de l’Agence d’urbanisme du Territoire de Belfort, entre 2009 et 2020, seulement deux quartiers ont gagné des habitants. La population du quartier Forges-Miotte-Champs de Mars a augmenté de 11 % et celle des Résidences Bellevue de 5 %. A contrario, les deux quartiers ayant perdu le plus d’habitants sont : Glacis-du-Château (- 26 %) et Les Résidences de la Douce (- 31 %).
À noter que le regroupement Belfort, Offemont, Bavilliers et Valdoie compte sept quartiers prioritaires. La population municipale vivant en Quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV) dans le Territoire de Belfort est la plus élevée de la région Bourgogne-Franche-Comté avec 11,2 %. D’après ce constat, le Grand Belfort a mis en place le contrat « engagement quartier 2030 » afin de garantir l’égalité des chances entre les différents quartiers.
→ La problématique des logements vacants
Belfort fait également face à la problématique de l’augmentation des logements vacants. En 2011, la ville comptait 2 111 logements de ce type, 2 825 en 2016 et 3 635 en 2022. Cela représentait en 2022, 13 % des logements. Cependant d’après les chiffres de 2024 de l’Agence d’urbanisme du Territoire de Belfort, cela représentait en 2024, 16 %.
