General Electric : la direction prête à « sauver » 94 postes sur 238

94 postes sur 238. Voici la proposition formulée par la direction de l’entité nucléaire de General Electric (GE Steam Power services), selon les syndicats, pour réduire les impacts du plan social, que Le Trois dévoilait à l’automne. Si l’on reconnait une avancée, les syndicats veulent maintenir la mobilisation pour peser dans la négociation.

94 postes sur 238. Voici la proposition formulée par la direction de l’entité nucléaire de General Electric (GE Steam Power services), selon les syndicats, pour réduire les impacts du plan social, que Le Trois dévoilait à l’automne (notre article). Si l’on reconnait une avancée, les syndicats veulent maintenir la pression pour peser dans la négociation. Une nouvelle mobilisation est prévue ce vendredi 16 avril.

Des efforts « significatifs », accordent Laurent Humbert, délégué syndical CFE-CGC. Mais pas « suffisants », enchaîne-t-il. Ce jeudi, à Paris, la direction de General Electric Steam Power est venue avec des propositions pour limiter l’impact du plan social. 94 postes, sur les 238 visés par le plan, pourraient être « sauvés ». « Les mobilisations commencent à porter leurs fruits, le travail aussi », apprécie Christian Mougenot, de la CFDT. Vendredi dernier, 250 personnes avaient manifesté (notre article). La semaine d’avant, ils étaient 400 (notre article).

« Ce sont des chiffres de la direction. Ils sont à prendre avec précaution », modère-t-il cependant. « Nous n’avons pas encore tous les documents pour vérifier », poursuit-il. « Au-delà du chiffre, il faut regarder dans le détail les répartitions par département », confirme Laurent Humbert. Certains secteurs sont préservés, d’autres toujours aussi fortement touchés. Cette nouvelle proposition de la direction s’appuie, selon une source syndicale, sur de nouvelles données. « Il y a plus de boulot qu’anticiper », résume cette source.

« Enjeu de filière »

« Cette proposition n’est pas suffisante pour régler nos problèmes », observe Christian Mougenot, notamment celui de la charge. « Cela va être difficile pour ceux qui restent », redoute le délégué syndical. Au niveau européen, quelques postes ont été sauvegardés dans les compensateurs synchrones et les supraconducteurs note le délégué syndical CFDT. Ils se retrouvent dans les 94. Mais la proposition ne va pas plus loin sur « l’élargissement du périmètre » et la diversification, observe Laurent Humbert. Les élus syndicaux n’ont eu aucune infos concernant la proposition de l’activité de maintenance des alternateurs.

« Les échanges avec la direction ont été sérieux, reconnait Laurent Santoire, de la CGT. Mais cela ne satisfait pas à l’enjeu industriel. » La mobilisation de ce vendredi 16 avril doit permettre d’aller plus loin. « Dans des secteurs, il y a trop d’emplois supprimés, déplore encore Laurent Santoire. Il y a un vrai enjeu de filière. » « On ne va pas en rester là », embraie Christian Mougenot. Les négociations vont se poursuivre pour améliorer les conditions de départ et limiter encore le plan. La volonté des représentants des personnels est aussi d’empêcher des départs contraints. Certains militent également pour pousser une gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences (GPEC) pour limiter « la perte des compétences », une donnée essentielle dans la projection d’un rachat.

Invités à se joindre à la mobilisation (notre article), des élus ont confirmé leur présence, à gauche comme à droite. Le maire Les Républicains de Belfort, Damien Meslot, est notamment attendu apprend-t-on auprès d’une source syndicale. « On peut franchir une nouvelle étape avec la mobilisation », estime Laurent Santoire.

Sollicité, General Electric n’a pas fait de commentaires.  

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