EDF signe un accord d’exclusivité pour acquérir la branche nucléaire de General Electric

La direction de General Electric répond à la mise en demeure des syndicats CFE-CGC et Sud Industrie.

Dans un communiqué de presse publié ce jeudi matin, avant l’ouverture des marchés financiers, EDF annonce avoir signé « un accord d’exclusivité » pour l’acquisition d’une partie de l’activité nucléaire de General Electric Steam Power. Emmanuel Macron, le président de la République, sera à Belfort ce jeudi pour tenir un discours sur la relance de la filière nucléaire.

Dans un communiqué de presse publié ce jeudi matin, avant l’ouverture des marchés financiers, EDF annonce avoir signé « un accord d’exclusivité » pour l’acquisition d’une partie de l’activité nucléaire de General Electric Steam Power. Emmanuel Macron, le président de la République, sera à Belfort ce jeudi pour tenir un discours sur la relance de la filière nucléaire.

Depuis plusieurs jours, on attend l’officialisation du rachat. C’est finalement l’annonce de la signature d’un accord d’exclusivité pour l’acquisition d’une partie de l’activité nucléaire GE Steam Power qui est dévoilé, quelques heures avant la venue du président de la République, Emmanuel Macron, à Belfort, où il doit annoncer une relance de la filière nucléaire.

« EDF et GE ont annoncé aujourd’hui la signature d’un accord d’exclusivité concernant le projet d’acquisition par EDF des activités nucléaires de GE Steam Power portant sur l’îlot conventionnel », écrit EDF dans un communiqué de presse, ce jeudi matin. « L’opération potentielle apporterait à EDF l’expertise de GE Steam Power dans les technologies et services liés aux turbines à vapeur pour centrales nucléaires afin de renforcer ses positions dans l’industrie nucléaire », poursuit le document.

 

Le communiqué précise également qu’une entité serait créée au sein du groupe EDF, comme nous l’avions évoqué à l’automne, pour gérer cette activité de l’îlot conventionnel des centrales nucléaires. « Aujourd’hui, les turbines à vapeur de GE Steam Power sont installées dans la moitié des centrales nucléaires au monde et dans toutes celles d’EDF en France », rappelle EDF. « Ce projet d’acquisition des activités nucléaires de GE Steam Power – dont les turbines Arabelle – va permettre à EDF de renforcer davantage sa maitrise des technologies et compétences clés pour le parc en exploitation et pour les projets de nouveaux réacteurs nucléaires en France et au-delà », déclare Jean-Bernard Levy, p-dg d’EDF.  

Finalisation au premier semestre 2023

Le périmètre évoque « les équipements d’îlots conventionnels de GE Steam Power pour les nouvelles centrales nucléaires, dont les turbines Arabelle – les plus puissantes au monde – ainsi que sur la maintenance et les mises à niveau des centrales nucléaires existantes. Les turbines à vapeur de GE Steam Power pourront notamment équiper les réacteurs de technologie EPR et EPR2 (European Pressurized Reactor) ainsi que les SMR (Small Modular Reactor) », détaille le communiqué. Dans cette dynamique, « GE conserverait Steam Power et ses activités de services de pointe et continuerait à les proposer pour les îlots conventionnels de centrales nucléaires du continent américain, soit une base installée de plus de 100GW. GE conserve aussi GE Hitachi Nuclear Energy, un fournisseur de premier plan dans le domaine du cycle de vie des réacteurs, qui déploiera le premier SMR commercial, connecté au réseau, au Canada », précise le document.

General Electric n’abandonne pas le nucléaire, si l’on en croit le document, qui précise qu’il reste « engagé » et « continue d’investir dans la technologie de nouvelle génération qui jouera un rôle important dans la transition énergétique ». Larry Culp, p-dg de General Electric, de relever : « Cette proposition renforce les efforts de GE visant à recentrer son portefeuille afin d’être un partenaire de choix en matière de services pour accompagner les clients de Steam Power dans la transition énergétique. »

« Les conditions financières de la transaction envisagée n’ont pas été précisées », indique le document, qui précise que l’opération pourrait être finalisée au premier semestre 2023, après l’obtention des autorisations réglementaires.

Macron à Belfort pour la relance du nucléaire

En 2014, General Electric avait lancé une opération pour racheter la branche énergie d’Alstom ; elle s’était finalisée en 2015. Cette situation avait entraîné une crise politique dans le Gouvernement. Arnaud Montebourg, alors ministre de l’Économie, s’était mobilisé face à ce coup de force américain, en faisant notamment monter les enchères avec une offre proposée par Siemens. Emmanuel Macron était alors conseiller économique de François Hollande, président de la République. Le premier accord signé pour cette vente date, quant à lui, du 21 juin 2014 ; Arnaud Montebourg était toujours à Bercy et signe le document. Au cours de l’été, Emmanuel Macron est devenu ministre de l’Économie et il a finalisé l’opération. En mai 2015, il était venu à Belfort alors que la branche énergie d’Alstom allait passer sous giron américain pour finaliser ce rachat.

Ce jeudi, à Belfort, alors qu’il ne s’est pas encore déclaré candidat à la prochaine élection présidentielle, il vient prononcer un discours sur l’avenir de la filière nucléaire (notre article). EDF attend notamment depuis plusieurs mois la confirmation du lancement de la construction de 6 nouveaux EPR de nouvelle génération. D’autres attendent que le président positionne Belfort sur la carte du déploiement des centrales SMR (lire notre article).

Selon des documents consultés par Le Trois, Geast, qui regroupe la partie « nucléaire » d’Alstom (Alstom power system) et la partie services (Alstom power services) comprenait 1926 salariés à Belfort, à la fin du premier trimestre 2014. Au 31 décembre 2021, ces entités enregistraient 1 486 salariés salariés (notre article).

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