General Electric : quelles conséquences sur l’emploi depuis 2014 ? [infographie]

Turbines à gaz, hydro, Services, Steam… Les plans de suppressions de postes se sont succédé à Belfort depuis le rachat, en 2015, de la branche énergie d’Alstom par le conglomérat américain. Le tournant s’observe en 2017. Depuis, près d’un quart des effectifs a disparu.

Turbines à gaz, hydro, Services, Steam… Les plans de suppressions de postes se sont succédé à Belfort depuis le rachat, en 2015, de la branche énergie d’Alstom par le conglomérat américain. Le tournant s’observe en 2017. Depuis, près d’un quart des effectifs a disparu. mis à jour le 9 février à 23h12

Pour comprendre cette dynamique de l’emploi, le Trois s’est appuyé sur des documents du comité inter-entreprise des 3-Chênes, regroupant Alstom, les principales entités de General Electric (retrouvez ici tout notre dossier) mais aussi Actemium et LGE, des sous-traitants. Et le montant distribué au comité par ces entreprises est calculé par un pourcentage des effectifs. Le nombre de salariés est donc communiqué.

Cependant, il n’est pas facile de se repérer dans la nébuleuse de toutes les entités de General Electric. Certaines ne comptent que quelques dizaines de personnes à Belfort, sans forcément de structuration hiérarchique. Toutes ne sont pas adhérentes, qui plus est, au CIE 3-Chênes. C’était le cas de Global operations, par exemple, l’entité qui embauchait les comptables, créée en 2016 et supprimée en 2019.

Fin 2014, on comptabilisait au moins 4 790 personnes au Techn’Hom travaillant à Alstom, chez des sous-traitants des industriels (Actemium, LGE) et dans différentes entités de General Electric. Fin 2021, ce chiffre était tombé à 3 505. Soit une baisse de 26,83 % des emplois directs ; mécaniquement, les retombées sont nombreuses sur l’emploi de la région. Et quand on sait que l’emploi salarié a reculé de 3,4% dans le Territoire de Belfort entre 2010 et 2019, forcément, on fait le lien (lire notre article).

Si l’on regarde les principales entités de General Electric – les turbines à gaz, les deux entités nucléaires (Thermal manufacturing Belfort, qui fabrique Arabelle, et Thermal system Belfort, chargée des projets), Hydro et Services – la chute est de 23,32 % (graphique ci-dessous). En novembre 2020, la CFE-CGC avait mené un travail sur la chute de l’emploi à l’échelle de la France, chez General Electric (lire notre article).

Les effectifs de l’entité fabriquant la turbine Arabelle et les alternateurs (TMB) sont maintenus, avoisinant 500 personnes. Les effectifs de cette entité avaient considérablement diminué au début des années 2010. Alors que l’on comptait 846 salariés en 2009, ils n’étaient plus que 538 en 2013. Les équipes de gestion de projet ont perdu près de 20 % des effectifs ; ce sont elles qui ont été particulièrement visées en 2021, lors du dernier plan social. Dans le même temps, Alstom transports comptait 561 salariés fin 2014 et 490 fin 2021.

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