Les chiffres du budget
Lors du Conseil municipal du 31 mars, le budget primitif 2025 a été entériné. Particularité cette année : il a été voté en même temps que le Compte financier unique (CFU), remplaçant les anciens comptes de gestion et administratif. Cela permet de connaître le résultat de l’année précédente, contrairement aux exercices antérieurs. Cela permet d’ajuster le montant de l’emprunt d’équilibre. Pour cette année, l’emprunt est ajusté à 6,3 millions d’euros, soit une baisse par rapport à 2024 (2 millions d’euros de moins). « Il s’agit d’un emprunt prévisionnel. C’est-à-dire que la collectivité se réserve le droit de mobiliser tout ou partie de cette somme en fonction des besoins réels. En général, elle emprunte 70% du montant prévisionnel », détaille la Ville.
Le budget global pour 2025 est de 62,5 millions d’euros hors opérations d’ordre (45,5 millions d’euros pour le fonctionnement, 17 millions en investissement). Parmi les grands projets figurent toujours la reconversion du château (lire ici), avec un financement de 5 millions d’euros prévu cette année, ainsi que la rénovation énergétique des écoles et gymnases, dont le coût s’élève à 1,46 million d’euros.
L’achèvement des travaux dans le quartier de la Petite-Hollande est également prévu, avec un budget de 773 000 euros. Tout comme la fin des travaux pour le secteur des Hexagones, pour 879 000 euros (lire ici). Par ailleurs, la municipalité, consacre une enveloppe de 5,7 millions d’euros pour l’entretien des bâtiments et infrastructures.
Quant à la sécurité, le renforcement du service de la Police municipale, dont l’effectif est passé de 6 en 2013 à 15 policiers aujourd’hui ainsi que les dotations régulières en équipements et matériels, représentent annuellement un budget de près de 2 millions d’euros.
Pas d’augmentation d'impôts
Concernant la fiscalité, la municipalité maintient ses taux d’impôts comme l’an passé. La revalorisation des bases par l’État génère une augmentation mécanique des recettes fiscales de 338 000 €. Mais « cette hausse masque les effets des différentes réformes fiscales successives (réforme de la taxe professionnelle, suppression de la taxe d’habitation, réduction de moitié de la taxe dite de production) qui limitent la Ville dans la possibilité de dégager des recettes supplémentaires », détaille la municipalité.
Avec la suppression de la taxe d’habitation, la Ville de Montbéliard dispose des recettes liées à la taxe foncière bâtie (taux 40,30%), la taxe foncière non bâtie (taux 29,78%), la taxe d’habitation sur les résidences secondaires et la taxe sur les logements vacants (taux 14,90%).
Le mécénat pour financer la transformation du château
Un des projets majeurs de cette mandature est la reconversion du château Montbéliard Wurtemberg. Pour financer cette transformation d’envergure, qui nécessite 26 millions d’euros pour les deux premières phases, la Ville de Montbéliard mise sur le mécénat. La municipalité entend diversifier ses sources de financement en sollicitant à la fois des entreprises et des particuliers. L’objectif est de recueillir des dons financiers, matériels ou en compétences pour soutenir la réalisation de ce projet.
Encadré par la Ioi n° 2003-709 du 1er août 2003, dite « Loi Aillagon », le mécénat désigne « un soutien matériel apporté, sans contrepartie directe de la part du bénéficiaire, à une œuvre ou à une personne pour l’exercice d’activités présentant un intérêt général ».
« Le développement du mécénat pourra également s’accompagner, prochainement, de campagnes de financement participatif (ou mécénat populaire) autour de ce projet via la fondation du patrimoine », précise la Ville.
Soutien renforcé pour la rénovation du temple Saint-Martin
Le temple Saint-Martin, un des édifices historiques les plus emblématiques de Montbéliard, nécessite une rénovation. Celle-ci, lancée en 2015, a pris du retard face à « des aléas inédits ». Ce chantier a connu une forte augmentation de son coût, passant de 3 à 4,7 millions d’euros. Ce surcoût est dû à des travaux plus complexes que prévu initialement, notamment dans la préservation de son architecture et de son patrimoine historique.
La Ville, déjà engagée à hauteur de 100 000 € pour cette rénovation, a décidé d’apporter un soutien supplémentaire de 50 000 €. Ce montant sera versé en deux temps : une première tranche dès la signature de la convention et une seconde tranche une fois les travaux terminés. L’objectif est de préserver cet édifice, qui constitue non seulement un lieu de culte, mais aussi un élément important du patrimoine de la ville et de son attractivité touristique.