Stellantis élargit le périmètre des salariés concernés par la prime

Après plusieurs débrayages dans les usines Stellantis en France mercredi, la direction du groupe automobile a accepté vendredi d'élargir le périmètre des salariés qui bénéficieront d'une prime de 1 000 euros afin de les aider à faire face à l'inflation.
Nouvelle ligne de montage de l'usine Stellantis de Sochaux. | ©Le Trois – Thibault Quartier

(AFP)

Après plusieurs débrayages dans les usines Stellantis en France mercredi, la direction du groupe automobile a accepté vendredi d'élargir le périmètre des salariés qui bénéficieront d'une prime de 1 000 euros afin de les aider à faire face à l'inflation.

La prime dite de « partage de la valeur (PPV) » était jusqu’ici réservée aux salariés gagnant jusqu’à deux fois le Smic (lire notre article) et concernait environ deux tiers des effectifs. À l’occasion d’un comité social et économique central (CSEC), la direction a annoncé vendredi relever légèrement ce seuil, ce qui permettra à 2 500 salariés supplémentaires d’en bénéficier.

Présentée mardi, la première mouture de cette prime, destinée à protéger le pouvoir d’achat des salariés face à l’inflation, avait provoqué la colère des syndicats. Selon certains d’entre eux comme FO, la CGT ou la CFTC, le seuil de deux Smic excluait de fait ceux gagnant légèrement plus en raison de leurs conditions de travail difficiles. « En d’autres termes, la prime de partage de la valeur proposée par la direction exclut une partie des salariés au prétexte qu’ils travaillent trop, en particulier dans les équipes de nuit », a réagi FO, premier syndicat du groupe en France, dans un communiqué. S’il juge « l’évolution des modalités de la PPV » comme « un pas dans la bonne direction », FO estime qu’il « demeure insuffisant« . « Pour FO, +travailler plus pour gagner moins+ est inenvisageable », a insisté l’organisation.

Les négociations salariales débutent le 1er décembre

Mercredi, à l’appel du syndicat et d’autres comme la CGT, la CFDT et par endroits la CFTC, des ouvriers de plusieurs usines du constructeur automobile avaient débrayé pendant au moins une heure. À Sochaux, Mulhouse, Rennes ou encore Valenciennes, plusieurs centaines de salariés avaient cessé le travail (lire notre article), ralentissant la production par endroits, sans l’interrompre totalement. Ce vendredi, la CFE-CGC avait déploré la communication du groupe, dénonçant « un chiffre trompeur » (lire notre article).

Outre le relèvement du seuil de la prime, la direction a également annoncé son versement d’ici deux semaines. « Les négociations salariales de 2023 débuteront le 1er décembre », a également annoncé le DRH de Stellantis France, Bruno Bertin. « C’est un signal positif qui devra se traduire par un engagement fort et conséquent de la direction sur les salaires », a réagi le délégué syndical central FO Olivier Lefebvre, cité dans le communiqué du syndicat.

Ceci vous intéressera aussi
En 1906, à Belfort, la « résurrection » d’un mort fait le tour du monde !

En ce mois de janvier 1906, des médias du monde entier évoquent une affaire extraordinaire survenue au tribunal de Belfort. Lire l’article

« On n’imagine pas qu’on a autant de soudage autour de nous »

Selectarc, à Grandvillars, a accueilli, mercredi, une phase de sélection du championnat de France de soudure, organisé au mois de Lire l’article

Stellantis : « la déception » des syndicats après d’âpres négociations

Les négociations annuelles obligatoires (NAO) se sont terminées au cœur de la nuit de jeudi à vendredi. La dernière proposition Lire l’article

Belfort : les 5 projets lauréats du budget participatif 2022

Les projets lauréats du budget participatif 2022 de la Ville de Belfort viennent d’être désignés par les habitants. À vélo, Lire l’article

Défilement vers le haut Aller au contenu principal