« Vous voulez une bière ou deux ? », questionne une bénévole dans un des stands Heineken des Eurockéennes (lire notre article). « Une bière », répond le festivalier. « Appuyez ici », guide la bénévole. Pour cette édition 2026, le festival a fait appel à la société Drinkee. Les bières ne sont plus vendues dans les bars mais dans des distributeurs en self-service. « Un format déjà proposé sur des événements au stade Vélodrome à Marseille ou à Roland Garros à Paris », fait savoir l’organisation. Les distributeurs étaient déjà présents l’année dernière, mais en phase de test. L’idée ? Fluidifier et rendre plus rapide la distribution de cette boisson prisée par les festivaliers.
Au total, 132 becs verseurs sont répartis dans les huit principaux bars parmi les 23 que compte le festival (lire notre article). « Sur chaque stand, il y a en moyenne seize écrans », compte Nino, stagiaire à Drinkee. Pas de panique pour ceux qui auraient peur de ne pas savoir se servir, des bénévoles sont présents sur tous les stands pour guider les festivaliers. Ils sont également présents pour distribuer des gobelets consignés pour ceux qui n’en auraient pas.
Huit bars à bières en self-service
Durant la première journée du festival, les distributeurs ont connu quelques désagréments. « La IPA moussait pas mal, on l’a retirée. Ça nous faisait prendre du temps et de la bière », explique Nino. Pour les trois jours restants du festival, les participants peuvent retrouver de la Heineken et de la Desperados. Alexis, festivalier, était présent lors du premier jour du festival. « Ça moussait beaucoup », se souvient-il. De même pour Solene : « Seul bémol, il y avait beaucoup de fûts en panne ou en train d’être changés. » Pour d’autres, ce dispositif a un désavantage : il n’y a plus de contact humain. « Avant, je travaillais à la buvette. Ce n’est plus du tout la même approche. Il n’y a pas de relationnel », déplore David.
D’autres festivaliers, bières à la main, accueillent agréablement ce nouveau dispositif. « Quelqu’un est tout de suite venu nous montrer donc ça a été tout seul », souligne Sébastien. « Elles sont bien fraîches, c’est cool. On n’a pas du tout attendu. Aprés, il faut voir quand il y a foule », rajoute Adeline, sa femme. Solene commence son deuxième jour de festival. Elle se souvenait du fonctionnement de l’année dernière donc pas de problème d’utilisation pour elle. « C’est pratique parce que l’on n’a pas à attendre derrière dix mille personnes. »
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