Quelques sons de piano s’échappent de l’Ehpad Le Chênois de Bavilliers. Une centaine de résidents est alignée dans la salle des fêtes de l’établissement. Devant eux, un spectacle plutôt original prend place. « C’est lui Mathis ? », questionne une des résidentes à une soignante. Cette dernière répond par la positive.
C’est bien Mathis Akengin, pianiste de formation classique, qui se tient devant le public. Armés de son piano et de son micro, il propose un concert, une sorte de mise en jambe avant son grand concert aux Eurockéennes ce vendredi (lire notre article).
Un concert à domicile
« C’est l’occasion de faire entrer les Eurockéennes dans les portes de l’établissement », explique Ludivine Manzinelli, directrice de l’établissement pour personnes âgées. Ceux qui avaient l’habitude de participer aux Eurocks peuvent continuer de profiter des concerts. « C’est un public qui vient du Territoire de Belfort. C’est une autre manière de participer au festival », rappelle la directrice alors que les résidents applaudissent l’artiste. Une dame s’aventure même dans une sorte de valse improvisée. « La vie ne s’arrête pas aux portes de l’Ehpad », met en avant la directrice.
Mathis Akengin entame une nouvelle chanson : Passage des Fleurs. Un son symbolique dans ce lieu. « C’est une lettre que j’ai écrite pour mon grand-père », retrace le pianiste. D’origine Turc son grand-père ne parle pas français, lui ne parle pas turc. « Pourtant nous sommes très proches. On peut s’aimer sans passer par la parole. »
Un pianiste franc-comtois
« Dès qu’on annonce que les Eurockéennes viennent, les résidents sont enchantés », souligne Ludivine Manzinelli. Depuis deux ans déjà, l’Ehpad collabore avec les Eurockéennes et accueille un artiste (lire notre article). L’année dernière les seniors, Mary Middlefield, une violoniste suisse. Pour cette édition 2026, Mathis Akengin joue à domicile, il est originaire de Franche-Comté.