Le Trois –

PUB

Révocation d’un magistrat qui proposait sa fille pour des rapports sexuels

Affaire Péchier: sa caisse de prévoyance lui réclame le remboursement de 500.000 euros
Façade du tribunal judiciaire de Besançon, dans le Doubs. | ©Le Trois – illustration

L’affaire remonte à 2019, entre Dijon et Besançon. Le magistrat incriminé a objecté pour sa défense qu’il s’agissait de « fantasmes qu’il n’aurait jamais concrétisés ». La Chancellerie déplore une « grave atteinte » à l’image de la justice.

(AFP)

L’affaire remonte à 2019, entre Dijon et Besançon. Le magistrat incriminé a objecté pour sa défense qu’il s’agissait de « fantasmes qu’il n’aurait jamais concrétisés ». La Chancellerie déplore une « grave atteinte » à l’image de la justice.

Le Conseil supérieur de la magistrature a prononcé mardi la révocation d’un magistrat qui avait proposé sur internet à des inconnus d’avoir des relations sexuelles avec sa fille mineure, a-t-on appris auprès du CSM. Le conseil de discipline du CSM compétent à l’égard des magistrats du siège a suivi la demande du ministère de la Justice qui avait sollicité le 17 juin la révocation du magistrat de 55 ans, Olivier B., déjà visé depuis un an par une interdiction temporaire d’exercer.
La révocation est la sanction disciplinaire la plus lourde qui peut être prononcée à l’encontre d’un magistrat. La motivation de la décision du CSM n’était pas connue dans l’immédiat.
Le magistrat avait été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire en juin 2020 pour corruption de mineur et “provocation non suivie d’effets à la commission de crime de viol et de délit d’agression sexuelle”, des infractions punies de dix ans d’emprisonnement. L’information judiciaire, ouverte à Besançon, est toujours en cours.
L’affaire a démarré en octobre 2019 après que l’utilisateur d’un site de rencontres libertin a signalé qu’un homme proposait que sa fille de 12 ans soit associée aux ébats sexuels. L’enquête, menée à l’aide de cyberinfiltrations, a conduit à la mise en cause du magistrat aux évaluations élogieuses, exerçant comme vice-président du tribunal judiciaire de Dijon où il coordonnait le pôle des affaires familiales. Il a reconnu les faits, objectant toutefois qu’il s’agissait de “fantasmes qu’il n’aurait jamais concrétisés”, selon le rapport lu lors de l’audience et qui s’était tenue partiellement à huis clos. Son avocate avait mis en avant un vieux “traumatisme” lié à l’affaire Bodein, du nom du multirécidiviste surnommé “Pierrot le fou”, condamné définitivement à la perpétuité incompressible pour trois meurtres sauvages et deux viols en 2004. Elle avait demandé au CSM de “dire qu’il n’y a pas lieu à sanction disciplinaire” en raison du “stress post-traumatique” dont est atteint selon elle le magistrat depuis cette affaire.
Le représentant de la Chancellerie avait déploré l’incapacité du magistrat à “assumer” le fait d’avoir posté des “photos suggestives” de sa fille de 12 ans, son visage reconnaissable, et d’être allé jusqu’à “proposer le viol de sa fille à des inconnus”. Olivier B. a “gravement porté atteinte” à l’image et à l’autorité de la justice, et ses manquements ne peuvent conduire qu’à son “exclusion du corps judiciaire”, avait estimé le directeur des services judiciaires Paul Huber.

Nos derniers articles

Héricourt : mais que se passe-t-il chez Gaussin ?

Procédures judiciaires en cascade. Blocage de matériel. Déclarations dans la presse. Manœuvres de déstabilisation. Depuis janvier, le groupe Gaussin et sa filiale Metalliance sont au cœur d’un imbroglio économico-financier. L’entreprise, experte en annonces grandiloquentes ces dernières années, est en péril. Retour, sur les grandes dates des cinq derniers mois, pour cerner les enjeux.

Pays de Montbéliard : la bourse aux matériaux, le bon plan pour particuliers et artisans

13 entreprises répondent présentes à la première édition de la bourse aux matériaux dans le pays de Montbéliard. L'occasion pour les artisans de vendre leur stock de chutes et pour les bricoleurs de s’approvisionner à petits prix.

Belfort : des étudiants s’opposent fermement au déménagement de leur établissement

Les étudiants du département Carrières sociales de Belfort-Montbéliard vont devoir déménager, début 2025, pour que leur établissement soit rénové. Ils s'y opposent. Mauvaise isolation phonique, couloirs étroits, manque de place dans les salles, les étudiants dénoncent leurs conditions d'accueil dans le nouveau bâtiment.

Découvrez aussi

Accédez rapidement à une sélection d’articles locaux, proche de chez vous dans le Nord Franche-Comté

letrois articles

Soutenez Le Trois

Aidez-nous à installer et développer un site d’informations en accès gratuit dans le nord Franche-Comté! Letrois.info vous propose de l’info locale de qualité pour vous aider à comprendre les grands enjeux de la région de Belfort-Montbéliard-Héricourt, qui constitue un bassin économique et un bassin de vie au-delà des frontières administratives.

Le saviez-vous ?
Votre don est défiscalisable à hauteur de 66%.
En savoir plus

Newsletter

Recevez par email les principales
actualités du nord Franche-Comté,
ainsi que l’information « À la Une » à ne surtout pas manquer !

Vous pouvez vous désinscrire à tout moment. Pour en savoir plus, consultez la page des données personnelles

Proche de chez moi

Retrouvez les derniers articles en lien avec votre commune

Partout avec moi

Téléchargez notre application sur votre smartphone et restez informé !

Petites annonces immobilières

Toutes les annonces de nos agences partenaires

Kiosque

Retrouvez tous les hors-séries de la rédaction autour du nord Franche-Comté.
Emplois, immobilier, industrie… tous les sujets qui vous concernent !

Nouveau

Agenda

Retrouvez l’agenda des sorties, des animations, des spectacles, des expositions, des fêtes et des manifestations sportives dans le nord Franche-Comté.

PUB
Outils d’accessibilité
Rechercher

Plus de résultats...

Generic selectors
Exact matches only
Search in title
Search in content
Post Type Selectors
Même gratuite,
l'info a un prix

Aidez-nous à installer et développer un site d’informations en accès gratuit dans le nord Franche-Comté !

Votre don est défiscalisable à hauteur de 60% sur vos impôts