« C’est avec une émotion profonde et une immense fierté que nous inaugurons ce nouveau site qui réunit le Dame (Dispositif d’accompagnement médico-éducatif) du Territoire de Belfort et le DITEP (Dispositif d’institut thérapeutique éducatif et pédagogique) Saint-Nicolas », annonce Guy Zolger, président de la Fondation Arc-en-Ciel (lire notre article). Après les vacances scolaires d’avril, les enfants et les professionnels ont quitté les locaux de la Fondation à Rougemont-le-Château pour rejoindre les nouveaux bâtiments à Étueffont.
Une grande étape pour l’association qui depuis 1950 était installée à Rougemont-le-Château. Elle s’installe désormais sur le site qui accueillait les établissements de l’Association des paralysés de France (APF). « L’histoire d’un lieu qui, au fil des décennies, a toujours été consacré à l’accompagnement des personnes », souligne Fabien Flori, maire d’Étueffont.
Un lieu de vie et de thérapie
Des fanions sont accrochés entre les bâtiments. Sur des pancartes peintes à la main, les invités peuvent lire « Bienvenus chez nous ». Les 46 enfants accompagnés dans ces nouveaux bâtiments semblent déjà avoir pris possession des lieux. Le Dame du Territoire de Belfort accompagne les enfants et les adolescents de sept à vingt ans présentant une déficience intellectuelle. Quelques mètres plus loin se trouve le Ditep Saint-Nicolas. Avec ce déménagement, les deux dispositifs sont scindés en deux établissements différents. Ce qui n’était pas le cas auparavant. Dans ce second bâtiment, les enfants et adolescents présentant une déficience intellectuelle avec un trouble associé sont accompagnés. Se rajoutent des jeunes rencontrant des difficultés psychologiques avec d’importants troubles du comportement.
« C’est un lieu qu’on doit souhaiter pour les enfants », fait savoir le président de la Fondation. Avec le cabinet d’architectes Husser-Dufon, il a été imaginé un lieu avec les meilleures conditions de vie et de soins. Les jeunes peuvent retrouver un mur interactif installé dans la salle multi-activité du site. Via des jeux projetés sur le mur, le dispositif favorise l’activité sportive. Il y a aussi une salle de relaxation, un espace H20, une salle de motricité, ou encore des équipements sportifs. « Ces équipements ne sont pas des compléments de confort. Ils sont des outils d’accompagnement, de soins, d’éducation et d’émancipation », insiste Guy Zolger. Le tout est complété par des internats imaginés sur le modèle des maisons familiales.
Promouvoir l’inclusion
L’école primaire de la Forge se situe juste en face du Dame du Territoire de Belfort. Et cela n’est pas dû au hasard. Alors que la Ville d’Étueffont cédait une partie de l’ancien site de l’APF ainsi qu’une maison dont elle était propriétaire à la Fondation, elle réhabilitait cette école. « Au cœur même d’Étueffont s’élève désormais un véritable pôle éducatif et scolaire », souligne le maire (lire notre article). L’idée : que tous les enfants se croisent et se côtoient au sein de ce site et ainsi promouvoir l’inclusion. « Cela permet de faire tomber les barrières parfois invisibles qui empêchent encore trop souvent la rencontre », complète Guy Zolger.
Le coût d’investissement s’élève à 8,6 millions d’euros. Cette somme a été financée à 3,6 millions d’euros par l’Agence régionale de santé (ARS), à 1,9 million de fonds propres de la Fondation Arc-en-Ciel, et la Mairie d’Etueffont qui a pris en charge la voirie. Des donateurs et des mécènes ont également permis de mener à bien ce projet. « Investir dans les enfants n’est jamais une dépense. C’est un investissement dans l’avenir de notre société », soutient le président de la Fondation Arc-en-Ciel.