« [Pierre-Aimé Girardot] est un homme de droite, d’une honnêteté inébranlable et un travailleur acharné. » Dans un communiqué, le député de la 3e circonscription du Doubs Mathieu Bloch (UDR) tient à adresser ses félicitations au nouveau président de Pays de Montbéliard Agglomération (lire notre article), élu vendredi 24 avril. Mais, il ne tarde pas à faire connaître ses inquiétudes face à cette élection. « Je ne peux toutefois que regretter une surreprésentation des forces de gauche, dont certaines parmi les plus radicales, au sein de l’exécutif, alors même qu’elles sont ultra minoritaires dans les urnes à l’échelle du Pays de Montbéliard. »
Lors de la séance d’installation, le 24 avril (lire notre article), Pierre-Aimé Girardot a profité du retrait de la candidate socialiste Magali Duvernois à l’issue du 1er tour. Celle-ci a appelé ses soutiens à se reporter sur Pierre-Aimé Girardot au second tour. Il a ainsi pu arriver en tête du scrutin avec 58 voix face à Gilles Da Costa, élu à la mairie de Montbéliard, sur la liste de Marie-Noëlle Biguinet (52 voix). Magali Duvernois a été, par la suite, nommé 2e vice-présidente. La gauche obtient 4 vice-présidence sur les 15, dans ce nouvel exécutif ; les soutiens de Gilles Da Costa ont aussi 4 vice-présidences.
Des divisions au sein de la droite
« Cette situation a été rendue possible une nouvelle fois par des divisions profondes au sein de la droite, au sens large, sur notre territoire », assure le député dans ce même communiqué. Il évoque notamment son regret dans l’échec d’un accord entre le président élu et Gilles Da Costa qui aurait pu permettre de « construire un binôme complémentaire ». Ce qui n’empêche pas Matthieu Bloch de remettre en cause l’ancien directeur général des services du conseil régional Bourgogne-Franche-Comté : « Le bilan catastrophique de l’eexécutif socialiste de Bourgogne-Franche-Comté a pu, malgré tout, rejaillir sur son image et susciter des interrogations chez certains élus. »
Dans ce même communiqué, Matthieu Bloch demande à éviter une division entre Montbéliard et son agglomération. Il appelle également à ne pas engendrer une concurrence entre Pays de Montbéliard Agglomération et le Grand Belfort. Dernière demande, un renforcement de la cohésion dans le nord Franche-Comté. Il se réjouit d’ailleurs de la volonté de Pierre-Aimé Girardot d’affecter un poste de vice-président à cette tâche.
Travailler avec l’ensemble des élus
Pour cela, il « invite toutes les forces de droite à se rassembler autour du président élu, afin de donner un nouveau souffle au territoire ». Les « quatre parlementaires du camp national du Nord Franche-Comté seront pleinement mobilisés pour accompagner cette dynamique et travailler en lien étroit avec les élus locaux », promet-il. Pour Mathieu Bloch, le camp national est celui de l’extrême-droite. Il regroupe les députés du Rassemblement national de Haute-Saône (Emeric Salmon), du Territoire de Belfort (Guillaume Bigot) et du Doubs (Géraldine Grangier), ainsi que lui, affilié à l’UDR d’Éric Ciotti. S’il évoque l’union des droites dans toutes ses prises de parole, il n’inclut pas dans ce groupe national le député du Territoire de Belfort Ian Boucard, membre du parti Les Républicains. Après publication de l’article, Matthieu Bloch assure qu’il n’exclut pas Ian Boucard, mais déclare : « Je ne peux pas m’exprimer pour Ian. »
« Je ne vous cache pas que souvent, on est un peu exclu de certaines négociations. Le front républicain qui se passe dans les urnes, c’est une chose. Quand ça ne marche pas et que les parlementaires sont élus, ils représentent le peuple français. »

