Damien Meslot marche sur ses adversaires à Belfort
Damien Meslot, maire Les Républicains de Belfort depuis 2014, a écrasé la concurrence. Les observateurs ne l’attendaient pas aussi haut. Lui non plus. Mais avec 47,34 % des suffrages exprimés, il écrase la concurrence. Il ne lui a manqué que 331 voix pour gagner dès le 1er tour. Il obtient ainsi quasiment le même score qu’en 2020 (48 % des suffrages exprimés), dans un contexte de très forte abstention. Damien Meslot est en tête dans 24 des 28 bureaux de vote de Belfort ; Florian Chauche est en tête dans les trois bureaux des Résidences et à celui des Glacis. Le Rassemblement national de Christophe Soustelle et le Modem de Christophe Grudler sont réduits à la portion congrue, avec respectivement 11,76 % et 6,11 %. Le second ne se qualifie même pas au second tour ni n’aura de représentants dans le prochain conseil municipal, ce qu’il avait obtenu en 2020, en étant que n°2 sur la liste.
Marie-Noëlle Biguinet dans un fauteuil
Elle a dicté le ton de la campagne en fragilisant la droite dure qui n’a pas présenté de candidat avec le RN dans la cité des Princes et en manœuvrant pour limiter son influence sur la cité et l’agglomération. Marie-Noëlle Biguinet enregistre 56,66 % des votes exprimés, un point de mieux qu’en 2020 (lire notre article). Elle positionne aussi Gilles Da Costa pour la présidence de PMA. Ce qui n’est pas sans faire réagir à droite, autour de Pierre-Aimé Girardot, et à gauche, autour de Martial Bourquin.
Les LR tiennent le Territoire de Belfort
Certes, Bavilliers bascule à gauche (lire notre article) et Méziré a été perdu par Rafaël Rodriguez, maire sortant vice-président au Grand Belfort, en charge du développement économique. Pour le reste, le parti Les Républicains est solide sur ses bases. Et enregistre quelques jolis coups. Il fait basculer Danjoutin à droite (lire notre article), un rêve depuis deux décennies de Damien Meslot ; Stéphane Fluckiger est un proche du maire de Belfort. À Delle, s’il y a un second tour, c’est que le LR Frédéric Rousse obtient un résultat très honorable (35,12%) et vient discuter le leadership de la maire sortante de gauche, Sandrine Janiaud Larcher (43,34%). Le résultat dépendra du comportement des électeurs RN, dont la liste obtient 21,54 % des suffrages exprimés. À Chèvremont, c’est le chef de cabinet du président du conseil départemental Florian Bouquet, Jean-Daniel Heidet, qui va devenir maire. Beaucourt, Vauthiermont ou encore Bourogne restent aussi à droite.
La gauche sauve des bastions dans le pays de Montbéliard
Exincourt, avec Magali Duvernois, Audincourt, avec Martial Bourquin, Arbouans, avec Arnaud Rota, Étupes, avec Philippe Claudel, ou encore Bavans, avec Sophie Radreau, sont conservés par la gauche dans le pays de Montbéliard. Dans le Territoire de Belfort, Grandvillars est resté à gauche et, à Delle, la maire sortante est en ballotage favorable. La gauche reprend aussi Bavilliers (lire notre article), qui avait basculé à droite en 2014. À Bethoncourt, deux listes de gauche sont qualifiées pour le second tour contre le maire sortant, Jean André. Si elles fusionnent, la victoire leur tend les bras. Si… À Grand-Charmont, Aurélie Dzierzynski est en ballotage favorable.
Résultat en demi-teinte pour le Rassemblement national
Le résultat de Christophe Soustelle, à Belfort, est décevant (11,76 %). À Delle, Doriane Nicol joue les arbitres au second tour. Mais les encartés RN, présents sur des listes divers droite ou sans étiquette ailleurs dans le département, font de mauvais scores, par exemple à Essert ou Grandvillars. Dans le pays de Montbéliard, les listes menées par des figures RN, mais affichant des étiquettes divers droite ou union des droites, ont connu des destins très différents : écrasée à Étupes ; défaite d’un cheveu à Voujeaucourt ; et en ballotage favorable à Pont-de-Roide où le maire sortant, divers gauche, n’arrive que 3e. À Héricourt, la liste RN d’Inès Martin est 3e, avec 25,96 % des suffrages exprimés, à plus de 10 points des deux listes de gauche en tête.
L’âge n’est pas un soucis !
Roger Lauquin (92 ans), Maurice Leguillon (75 ans à l’automne) et Christian Rayot (73 ans) ont été réélus maire de leur village, à Argiésans, Grosmagny et Grandvillars. Les deux premiers ont été élus en 1983, le dernier en 1989. On peut aussi ajouter Martial Bourquin (73 ans), réélu avec un score très large à Audincourt. Il est en poste depuis 1997, excepté entre 2017 et 2020. À l’inverse, à Vieux-Charmont, le maire sortant Henri-Francis Dufour, 79 ans, a été largement battu ; sa liste a recueilli 32,60 % des suffrages contre 67,4 % pour son opposant, Damien Guillaume.