Municipales : les points chauds à surveiller dans le Territoire de Belfort

L'entreprise Inocel, qui fabrique des piles à combustible de forte puissance, installe son usine de production au Techn'Hom, à Belfort dans l'ancien bâtiment des Ailettes.
Les élections municipales sont organisées les 15 et 22 mars 2026. | ©Inocel
Décryptage

Les élections municipales sont programmées les 15 et 22 mars. Alors que la campagne est dans sa dernière ligne droite, la rédaction a repéré les points chauds à surveiller dans le Territoire de Belfort. La droite maintiendra-t-elle sa mainmise sur le territoire ? Le Rassemblement national comptera-t-il une victoire ? La gauche aura-t-elle des motifs de satisfaction ? Autant de questions qui se posent avant le 1er tour.

Belfort

Six listes sont sur la ligne de départ à Belfort. Combien seront-elles au second tour ? La probabilité d’un second tour avec cinq listes n’est pas à exclure. Damien Meslot, le maire sortant Les Républicains (LR), qui vise un troisième mandat, devrait sortir en tête du premier tour. Autour de 20 %, sont attendues les listes du Rassemblement national et d’union de la gauche, menée par l’Insoumis Florian Chauche. Il y a plus d’incertitudes autour de la liste menée par le député européen Christophe Grudler et celle menée par Bastien Faudot, la gauche républicaine, soutenue par le Parti socialiste.

Le score de Damien Meslot dimanche soir pourrait toutefois susciter des envies d’alliances pour aller menacer sa réélection, s’il n’était pas aussi haut qu’attendu. Bastien Faudot et Christophe Grudler pourraient-ils s’allier, sachant que le premier a fait savoir qu’il ne s’allierait pas avec la France insoumise ? Et une France insoumise forte au soir du 1er tour peut-elle aussi raviver le vote utile chez les électeurs de gauche ? La question est de savoir quelle sera leur dynamique dimanche soir pour qu’un tel plan fonctionne. Le Rassemblement national a d’ors et déjà annoncé qu’il se maintiendrait au second tour s’il se qualifie (lire notre article). Ce qui limite les reports de voix vers Damien Meslot. La multiplication des listes lui est toutefois favorable.  

Bavilliers

En 2020, 11 voix séparaient Éric Koeberlé (liste LR) de son dauphin Gérald Loridat, un Insoumis à la tête d’une liste divers gauche. Il avait été élu d’un rien. Déjà, en 2014, il avait été élu de justesse. Et elle avait même été rejouée, après un recours des opposants. En 2026, le maire sortant brigue un troisième mandat. Il fait face au jeune Léo Prassel, conseiller départemental socialiste, âgé de 24 ans. Ce dernier mène une liste divers gauche. Un projet lancé il y a plusieurs mois déjà. La commune a longtemps été dirigée par la gauche, notamment par Daniel Lanquetin. La droite l’avait gagnée en 2014.

Danjoutin

La droite a coché Danjoutin de longue date. Elle rêve de faire basculer cette cité acquise à un maire écologiste depuis 2001. Emmanuel Formet a repris le flambeau de Daniel Feurtey en 2020. Et il veut poursuivre la dynamique. Danjoutin est la première commune à avoir instauré un budget vert dans le département (lire notre article). En France, c’est sous l’apanage des grandes cités, comme Strasbourg ou Lyon, que ce type de budget est porté. Danjoutin fait donc office d’exception. La droite envoie Stéphane Fluckiger pour faire basculer Danjoutin à droite. Le trentenaire, membre du cabinet de Damien Meslot, maire LR de Belfort, s’est installé à Danjoutin. Depuis plusieurs mois, il fait vivre une association de patrimoine pour engager une dynamique. Et la droite sort les grands moyens pour le soutenir. La communication électorale est intense depuis plusieurs mois. Les tracts sont nombreux. Sur le dernier : un soutien du sénateur Cédric Perrin, de Damien Meslot, du député Ian Boucard ou encore du président du Département, Florian Bouquet.

Delle

En 2020, Sandrine Janiaud-Larcher avait gagné dès le premier tour, recueillant 57,14 % des suffrages. Son opposant « historique », le LR Frédéric Rousse repart au combat en 2026. Une liste du Rassemblement national est également présente, menée par Doriane Nicol (lire notre article). La présence de ces trois listes va-t-elle pousser à un second tour? Ou la présence de deux listes à droite seront-elles favorables à Sandrine Janiaud-Larcher ? Une union des droites au second tour peut-elle être envisagée, comme on le pousse dans le pays de Montbéliard ? C’est peu probable. Les LR locaux ont toujours manifesté leur désapprobation pour les extrêmes et il est difficilement envisageable qu’il y ait union à Delle et un maintien de Christophe Soustelle à Belfort, comme il l’a déjà annoncé au Trois (lire notre article).

Grandvillars

Cette fois, Christian Rayot ne sera pas seul sur la ligne de départ. Il est maire depuis 1989. En face de lui, une liste menée par Alain Mourat, non étiquetée, mais dont la n°2 est Karine Manck, ancienne candidate du Rassemblement national aux législatives de 2024 (lire notre article). En 2024, aux législatives, Carine Manck avait obtenu 56,8 % des suffrages à Grandvillars, alors qu’elle n’avait recueilli que 44,62 % des voix à l’échelle de la circonscription.

Giromagny

Au pied du Ballon d’Alsace, la tension est vive. Le maire, Christian Coddet, élu en 2020, brigue un second mandat à Giromagny. Son troisième adjoint, Patrick Demouge, et un conseiller délégué, Christian Orlandi, ancien président de la chambre des métiers et de l’artisanat du Territoire de Belfort, ont constitué une liste contre lui. Une troisième liste s’est constituée autour de Laurent Pischoff. Le Rassemblement national a tenté de constituer une liste dans la cité, sans succès. Mais le délégué départemental du parti, Christophe Soustelle, a confié au Trois qu’il avait recommandé à ses militants de rejoindre la liste de Patrick Demouge pour faire barrage à Christian Coddet. Christian Orlandi réfute la présence de militants du Rassemblement national sur sa liste.

Valdoie

Seul Valdoie est capable de réserver ce storytelling politique ! C’est le retour du duel fratricide entre Marie-France Cefis et Michel Zumkeller (lire notre article). Battu en 2022 aux législatives, l’ancien député et ancien maire de Valdoie est sorti de sa retraite politique pour reprendre Valdoie, qu’il avait conquise en 2008. Et que Marie-France Cefis avait gagnée en 2020 contre Corinne Coudereau, héritière de Michel Zumkeller. L’ancien parlementaire appuie sur les polémiques de la dernière mandature pour faire campagne, notamment le conflit autour du centre culturel, avec l’association Val d’Oye. Mais ils ne seront pas seuls dans ce combat électoral. Une liste de gauche s’est glissée dans cette histoire, menée par Lionel Malala. Il compte quelques figures, notamment l’ancienne tête de liste de gauche en 2014, Olivier Domon, ou encore les leaders syndicaux, figures du mouvement de General Electric en 2019 : Alexis Sesmat et Jean-Louis Vignolo. La haine entre Marie-France Cefis, et Michel Zumkeller peut-elle leur profiter, en cas de triangulaire au second tour ?

Grosmagny

L’ambiance de campagne est digne de la tension des grandes villes, dans cette bourgade de 500 habitants, située aux pieds des Vosges. Le maire sortant Maurice Leguillon, 74 ans et élu depuis 1983, se représente. Ce qui ne fait pas l’unanimité. Face à lui, Guillaume Coutherut, directeur général des services à Valdoie, âgé de 38 ans. Des affiches du jeune candidat ont été grimées ces derniers jours, non sans susciter un certain émois sur les réseaux sociaux. 

Nos derniers articles

Stéphane Pini : « L’IA a une vitesse d’évolution exceptionnelle »

Face à l'avènement de l’intelligence artificielle, l’Éducation nationale doit s’adapter. Cet outil numérique est utilisé par les enseignants, le personnel administratif et les élèves. Alors, un cadre doit être posé et des formations proposées. Stéphane Pini, délégué régional académique au numérique pour l’éducation, explique cette transition.

Grand Belfort : les taux d’imposition inchangés, l’eau et l’assainissement en hausse

Les élus du Grand Belfort ont voté pour le maintien des taux d’imposition, mais les tarifs de l’eau et de l’assainissement augmenteront le 1er mai.

Rougemont-le-Château : une route fermée car elle menace de s’affaisser

La rue Jean-Moulin, à Rougemont-le-Château, a été en partie fermée par la commune. Des portions menacent de s’affaisser. Des fuites d’eau du réseau d’eaux pluviales seraient à l’origine de la fragilisation du revêtement routier.

Découvrez aussi

Accédez rapidement à une sélection d’articles locaux, proche de chez vous dans le Nord Franche-Comté

letrois articles

Soutenez Le Trois

Aidez-nous à installer et développer un site d’informations en accès gratuit dans le nord Franche-Comté! Letrois.info vous propose de l’info locale de qualité pour vous aider à comprendre les grands enjeux de la région de Belfort-Montbéliard-Héricourt, qui constitue un bassin économique et un bassin de vie au-delà des frontières administratives.

Le saviez-vous ?
Votre don est défiscalisable à hauteur de 66%.
En savoir plus

Newsletter

Recevez par email les principales
actualités du nord Franche-Comté,
ainsi que l’information « À la Une » à ne surtout pas manquer !

Vous pouvez vous désinscrire à tout moment. Pour en savoir plus, consultez la page des données personnelles

Proche de chez moi

Retrouvez les derniers articles en lien avec votre commune

Partout avec moi

Téléchargez notre application sur votre smartphone et restez informé !

Petites annonces immobilières

Toutes les annonces de nos agences partenaires

Kiosque

Retrouvez tous les hors-séries de la rédaction autour du nord Franche-Comté.
Emplois, immobilier, industrie… tous les sujets qui vous concernent !

Nouveau

Agenda

Retrouvez l’agenda des sorties, des animations, des spectacles, des expositions, des fêtes et des manifestations sportives dans le nord Franche-Comté.