Le bâtiment est identifiable par sa tour vitrée de d’une dizaine d’étages, à l’entrée du Techn’hom en face des locaux de l’UTBM, à Belfort (bâtiment 14, rue Becquerel). Une partie est déjà la propriété du Grand Belfort, mais deux lots appartiennent à l’Etat. Les élus du Grand Belfort ont validé à l’unanimité leur rachat, pour la somme de 515 000 euros.
Le Grand Belfort disposera donc de la totalité des 14 000 m² du bâtiment : un sous-sol (appartenant aujourd’hui à l’Etat et au Grand Belfort pour moitié chacun), d’un rez-de-chaussée (appartenant à l’Etat et au Grand Belfort), occupé par l’UTBM et le Crunch Lab, un premier étage (inoccupé, appartenant au Grand Belfort), un deuxième étage (appartenant à l’Etat, anciennement utilisé par l’UTBM).
Dans ces 14 000 m², le Grand Belfort veut créer « lieu Totem à Belfort qui soit un tiers lieu d’innovation pour l’industrie et l’énergie, avec pour thématique principale la décarbonation des usages », selon les documents remis aux élus.
Damien Meslot, président du Grand Belfort, a précisé que ce projet serait conduit avec le Crunch Lab et KMØ (« Kilomètre zéro) à Mulhouse afin de créer un « tiers lieu sur exemple de KMØ à Mulhouse, qui marche très bien ; tiers lieu d’incubation avec des start-up, des chercheurs, de la formation, qui sera piloté par KM0 ».
KMØ à Mulhouse a lui aussi été implanté sur une friche industrielle à Mulhouse : le site de « la fonderie », dans un ancien bâtiment de la SACM (société alsacienne de constructions mécaniques).
Il se veut, selon son site internet, « un lieu d’innovation favorisant les rencontres et les échanges entre acteurs entreprenants, une nouvelle dynamique s’appuyant sur les compétences numériques locales. KMØ représente une véritable opportunité pour développer les projets, les startups et les entreprises en Alsace et en France, mais également au-delà des frontières ! »
Agréger les acteurs
Concernant le projet à Belfort, l’ambition est de « développer un lieu emblématique qui agrège tous les acteurs, afin de mutualiser les ressources, d’expérimenter et de développer les technologies qui intègrent de l’intelligence au service de la décarbonation de l’énergie : l’industrie, la recherche, l’innovation, la formation, … C’est aussi l’ambition de positionner Belfort comme leader en matière de recherche et d’innovation dans ces domaines (visibilité, rayonnement, création d’emplois, développement d’entreprises et de valeurs, transition énergétique, éducation) »
On devrait donc y trouver des start-up, des petites et moyennes entreprises, des entreprises de taille intermédiaire, grands groupes de l’énergie, des acteurs publics, des associations sur la transition énergétique, des universités, des écoles, des laboratoires de recherche.
Il doit notamment accueillir le futur démonstrateur de la ville durable « Belfort E-Start ».
