29 000 emplois dédiés à l’industrie automobile
En Bourgogne-Franche-Comté, près de 29 000 emplois sont dédiés à l’industrie automobile, observe l’Insee dans une de ses dernières études. Cela représente 2,9 % de l’emploi régional en fin 2023. À noter que les emplois de la filière sont en perte de croissance (lire notre article). Ces emplois sont répartis dans 429 établissements, chacun spécialisé dans un secteur. On retrouve une part importante des salariés dans la construction automobile : 9 060 emplois. Viennent ensuite les équipementiers (7 780 emplois), la métallurgie (5 890 emplois). Le secteur de l’ingénierie et des études techniques se retrouve en bas du podium avec 770 salariés.
Cette filière est surreprésentée en Bourgogne-Franche-Comté par rapport aux autres régions. Ce qui en fait une part importante de l’économie locale. Ces activités génèrent 2,5 milliards d’euros de richesse par an dans la région. L’automobile est bien devant l’autre filière emblématique de la région, la viti-vinicole (1,8 %).
Une filière surreprésentée dans le nord Franche-Comté
Même si le secteur de l’automobile est présent sur l’ensemble du territoire, il est davantage concentré dans le nord Franche-Comté. Et cela pour une raison très simple, la présence historique du constructeur Peugeot, aujourd’hui Stellantis (lire notre article). Ainsi, le Doubs rassemble une importante part de la filière : 48 % des salariés, 37 % des établissements et 55 % de la valeur ajoutée. L’usine implantée à Sochaux est d’ailleurs la plus importante de la filière.
Aux côtés des grands groupes constructeurs, les équipementiers participent aussi à l’économie locale. Ce réseau d’entreprises rassemble plus d’un quart des salariés, dont presque exclusivement dédiés à l’automobile.
Un besoin de diversification
La Bourgogne-Franche-Comté est davantage dans la recherche de diversification de ses activités. À 60 % contre 50 % au niveau national. Cela s’explique par le besoin d’adapter ses secteurs d’activités aux changements de l’automobile. La région doit répondre aux besoins du marché, comme avec le développement de l’hydrogène ou encore le passage à l’électrique. Un chiffre illustre cette tendance : trois quarts des entreprises de la métallurgie et des autres industries sont en recherche de diversification. Cependant, au niveau des constructeurs et des équipementiers, la diversification est moins marquée.
