Les actionnaires de PSA ont approuvé, ce lundi, à une très large majorité, la fusion entre les groupes automobiles PSA et Fiat Chrysler Automobiles, donnant naissance à Stellantis. « Ce rapprochement, décidé dans un contexte concurrentiel international très tendu pour renforcer la force de frappe et réaliser des économies d’échelles, conduira-t-il à adapter les capacités industrielles et à se réorganiser ? » questionnent les députés La République en Marche du Doubs, Denis Sommer et Frédéric Barbier, dans une lettre ouverte adressée à Carlos Tavares, président du directoire de PSA. Des inquiétudes qu’ont également formulées les syndicats. S’ils s’accordent sur les opportunités commerciales ouvertes par cette fusion, notamment pour PSA sur le marché américain, ils questionnent l’impact de cette fusion sur les sites industriels français : « Quelles stratégies produits ? Quelles conséquences sur l’emploi ? Quelle conséquence sur la localisation de la production industrielle, sur l’évolution de nos capacités de production et de recherche et développement. » Ils attendent une réunion de présentation et de discussion avec les élus des différents territoires hébergeant des sites du groupe. « Une nouvelle page de l’histoire de notre industrie automobile est en train de s’écrire avec cette fusion hors du commun. Cette histoire est aussi celle de nos territoires, des salariés et des habitants. Nous avons donc besoin de clarification quant à vos objectifs et à la stratégie pour les servir », écrivent-ils. Cette fusion doit permettre de créer le 4e groupe automobile mondial.
Stellantis vise un chiffre d’affaires de 190 milliards d’euros en 2030 et une marge de 7%
Le constructeur automobile italo-franco-américain Stellantis table sur un chiffre d'affaires de 190 milliards d'euros d'ici 2030, contre 154 milliards en 2025 et une marge opérationnelle ajustée de 7%, a-t-il annoncé jeudi dans le cadre d'une journée de présentations à des investisseurs.
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- La Rédaction