[Zéro déchet] Les flops du zéro déchet

Tester. Adopter. Améliorer. Mieux consommer. Ou être déçu. Le Zéro Déchet c’est avant tout des essais, tenter de réduire son empreinte écologique, changer ses habitudes, faire la transition avec de nouveaux produits et de nouvelles méthodes et ne pas toujours en être satisfait. Cette semaine, dans l’An Vert (retrouvez toutes les chroniques), Fleur nous livre ses déceptions.

Par manque d’efficacité,  par manque de temps, le virage vers le zéro déchet n’est pas toujours aisé. Et quand bien même on tente, il faut se laisser la liberté que ça ne nous convienne pas et dédramatiser le fait de ne “pas y arriver”. Faisons le tour des produits et méthodes qui n’ont pas séduit.

La lessive faite maison

Pas assez lavante, pas d’odeur, le linge qui ternit, les différentes lessives maison n’ont pas fait leurs preuves. Le savon de Marseille, c’est formidable à l’usage ménager mais il a tendance à cartonner le linge et encrasser la machine. Le savon maison est plus doux, mais sans odeur et le linge sent vite le rance. 

De nombreuses recettes utilisent des huiles essentielles pour parfumer la lessive, en omettant que ces huiles sont des produits de soin, qui valent cher, sont rares, et contre-indiqués pour certaines personnes, et sont, par conséquent, à bannir quand leur usage n’est qu’olfactif.

Concernant l’adoucissant, mon premier essai a été de ne plus en utiliser, mais il faut admettre que le linge devient vite rèche. Le vinaigre quant à lui est efficace sur le calcaire et laisse les vêtements plus souples mais l’odeur n’est pas terrible et il est, à terme, agressif pour les joints caoutchouc de votre machine.

Lessive maison et adoucissant restent dans la catégorie flop, le palliatif pour l’instant est d’acheter des produits lavants écologiques, en limitant les contenants, et cela reste onéreux. 

Les achats en vrac ou locaux

Bien que le vrac ne soit plus réservé à de petites boutiques urbaines et soit disponible à proximité dans les magasins bio et grandes surfaces, il reste quelques freins à son usage. Tout d’abord, le plus grand frein à mes yeux est la logistique. Soit il faut se déplacer avec sa voiture, et faire 10 kilomètres pour un kilo de farine en vrac sera pire d’un point de vue écologique que d’acheter un paquet de farine conditionné en sachet papier recyclable. Soit il faut prévoir ses contenants et là, ça demande une organisation et une planification de ses achats. Enfin, tout n’étant pas disponible en vrac, il faut faire plusieurs enseignes pour s’approvisionner et une fois encore, du carburant et du temps dépensés !

Les achats locaux ont le même frein : l’obligation de faire des tournées d’achats, chez le boucher, chez le maraîcher, chez l’agriculteur, et concrètement cela ne peut se faire à la semaine. Les achats locaux sont préférables en faisant de gros achats quelques fois dans l’année, quand on a la possibilité de les stocker.

Les alternatives que nous pratiquons sont les achats en grosse quantité chez les producteurs en vente directe ou conditionnés sous grand format (la farine en 3 kilos, les pâtes en 5 kilos) et les plateformes de regroupement pour les petites quantités du style panier de légumes et produits locaux.

La vente à emporter

On fait la chasse au plastique, au jetable, à la surconsommation, au déchet toute l’année et à la moindre vente à emporter, on explose les résolutions. Que ce soit des contenants recyclables, en carton par exemple, mais jetés à la poubelle classique, ou des emballages plastiques à outrance, la vente à emporter n’est pas un modèle de respect environnemental. Sans parler de tous les emballages jetés à même la nature, dans les parcs, au bord des routes…

Pourtant, on est obligé parfois d’utiliser ce mode de consommation, à manger sur le pouce le temps de midi, lors d’un voyage routier ou en train, ou même en favorisant les restaurateurs locaux autour de chez nous. Bien que les gobelets et couverts en plastique soient désormais interdits, les barquettes en plastique, elles, sont encore utilisées à outrance. 

Que ce soit une salade à emporter d’une boulangerie ou les sushis du restaurant japonais, peu d’alternatives convenables sont proposées et notre seul recours est d’y renoncer ou de s’asseoir sur nos préoccupations écologiques !

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