Régionales : tour d’horizon des 7 candidats en Bourgogne-Franche-Comté

Les élections régionales se tiendront les 20 et 27 juin 2021. Ces élections seront l’occasion de renouveler les conseillers régionaux. Pour l’élection de 2021, 100 sièges sont à pouvoir et 7 listes sont présentées. Tour d’horizon des têtes de liste.

Éva Chibane

Les élections régionales se tiendront les 20 et 27 juin 2021. Ces élections seront l’occasion de renouveler les conseillers régionaux. Pour l’élection de 2021, 100 sièges sont à pouvoir et 7 listes sont présentées. Tour d’horizon des têtes de liste.

Marie-Guite Dufay, « Notre région par cœur », Parti socialiste, PCF, PRG

Présidente de la région Franche-Comté de 2008 à 2015, pour de la région fusionnée depuis 2015, Marie-Guite Dufay se représente, menant la liste « Notre région par cœur ». Elle a refusé d’être ministre dans le gouvernement de Jean Castex en juillet 2020, préférant se consacrer à la région… et à sa réélection. À 72 ans, elle est une fervente défenseuse des services publics de proximité. Elle souhaite avec son groupe continuer à promouvoir le « consommer local » et développer le vélo pour tous. Aide pour le permis de 500 euros, permettre l’accès à un ordinateur par jeunes lycéens dans le besoin, accélération de la relocalisation industrielle, voici quelques-uns des points de sa candidature.

Julien Odoul, « Pour une région qui vous protège », Rassemblement national

Julien Odoul a 36 ans. Il est le président du Rassemblement national en Bourgogne-Franche-Comté. Il apparaît souvent sur le devant de la scène médiatique, avec un parcours atypique (il commence sa carrière politique au PS, puis au Nouveau Centre, à l’UDI, puis se tourne vers le RN). Il est au cœur de nombreuses polémiques. Dans la dernière, dévoilée par Libération, il tenait des propos caustiques à l’égard des suicides dans le monde agricole ; c’est un secret de polichinelle que le coup vienne de son propre camp. Ils sont nombreux au Rassemblement national à vouloir l’écarter. Dans le Territoire de Belfort, la représentante du RN s’est désolidarisée de Julien Odoul. Parmi ces promesses, on retrouve l’idée de doubler le budget dédié à la préservation du patrimoine régional. Tête de liste, Julien Odoul souhaite promouvoir et valoriser le patrimoine industriel et financer les fêtes et les traditions locales. Le point numéro un de la liste, c’est le refus de privatisation de l’abbaye de Pontigny. Il axe aussi énormément sur la sécurité, qui n’est pas une compétence régionale. Il rétorque que l’on peut installer des système de vidéo-protection dans les lycées (compétences régionales) ou renforcer les services de sécurité dans les transports.

Gilles Platret, « Pour la Bourgogne et la Franche-Comté », Les Républicains, UDI, Debout la France

À 48 ans, le vice-président des Républicains, actuel conseiller régional d’opposition, se présente comme tête de liste pour les régionales. Depuis 2014, il est également maire de Chalon-sur-Saône. Pour sa campagne, ses deux principales propositions résident dans la création d’une maison de la région dans chaque département, pour promouvoir une culture locale. Il souhaite aussi que la décentralisation de la région se poursuive. Il souhaite veut deux commissions différentes, une pour la Bourgogne, une pour la Franche-Comté.

Denis Thuriot, « La Région partout et pour tous – Majorité présidentielle », LREM, Modem, Agir

Denis Thuriot se pense comme un précurseur du macronisme à l’échelle locale. Ancien socialiste, il se présente en 2020 sous l’étiquette LREM. Dans la lignée présidentielle, le candidat souhaite contribuer à un enseignement supérieur de proximité, à l’innovation ou encore à l’environnement. Il souhaite aussi renforcer les relations avec l’Etat et l’Europe. L’un de ses points phares, c’est la volonté de faire signer un « pacte régional de Territoire ». Son but, comme Gilles Platret, est de faire entendre les intérêts des zones rurales. Pour créer une fusion dans la région, il propose de créer une maison de la Région à une heure de chaque résident de Bourgogne-Franche-Comté.

Stéphanie Modde, « Ecologistes et solidaires », Europe Ecologie Les Verts et divers écologistes

À 52 ans, Stéphanie Modde est venue étudier à Dijon en 1986. Elle n’a plus quitté la région depuis. Elle rejoint Les Verts en 1995. Elle est l’ancienne conseillère régionale sur la liste de François Patriat (PS), en Bourgogne. Elle est également élue municipale à Dijon sur la liste de François Rebsamen. Sur sa page Facebook : « Ensemble, nous pouvons agir pour notre région. Agir pour le climat, pour la justice sociale. Il y a urgence, l’écologie est attendue par les habitants et habitantes de la Bourgogne-Franche-Comté. » Parmi les points phares de la campagne, on retrouve le développement des services publics de proximité en milieu rural et la garantie d’un accès à la santé pour tous et partout.

Bastien Faudot, « Le temps des cerises », La France Insoumise, GRS, Place publique, DVG

Bastien Faudot mène une liste qui regroupe six formations politiques de gauche : La France Insoumise, la Gauche républicaine et socialiste, la Gauche démocratique et sociale, Nouvelle Donne, Ensemble et Place publique. À 43 ans, il est connu dans le Territoire de Belfort. Il est un élu municipal d’opposition à Belfort et au conseiller départemental d’opposition. Il propose dans son projet de transférer des organismes régionaux à Besançon, de créer des maisons de service public dans chaque département ou encore d’apporter le haut débit et la fibre partout dans la région. Sur sa page Facebook, il affiche le slogan : « Pour la reconquête démocratique ». Et souhaite « favoriser les financements pluriannuels pour les associations, gage d’indépendance et de pérennité ».

Claire Rocher, « Lutte ouvrière – Faire entendre le camp des travailleurs », Lutte ouvrière

Claire Rocher est infirmière de formation. Elle a 42 ans et reconduira comme en 2015 la liste de Lutte ouvrière aux élections régionales. Lors du meeting à Dijon le 11 juin, elle affiche un discours clair. Elle partage son expérience à l’hôpital pour montrer que le personnel ne suffit plus : « C’était une situation de guerre. » Pour elle, la crise sanitaire a montré que les travailleurs étaient essentiels pour continuer à faire tourner la société. Pour les élections, elle souhaite valoriser les travailleurs. Sa différence ? « Ma liste se situe résolument dans le camp des travailleurs et contre l’autre camp, celui des notables et des politiciens qui briguent pouvoir et carrière », admet-elle pour macommune.info.

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