PMA : l’opposition met en garde sur les conséquences financières des choix de l’Agglo

Les choix de l’Agglomération du Pays de Montbéliard questionnent, avec la montée de l’inflation. Le groupe Indépendants et Solidaires s'alarme sur la question de la rénovation de l’usine d’incinération de Montbéliard… Et sur son coût pour le portefeuille des usagers d’ici 2025.
L'usine d'incinération du pays de Montbéliard doit être rénovée d'ici 2025. | ©Google Street View
Les choix de l’Agglomération du Pays de Montbéliard questionnent, avec la montée de l’inflation. Le groupe Indépendants et Solidaires s'alarme sur la question de la rénovation de l’usine d’incinération de Montbéliard… Et sur son coût pour le portefeuille des usagers d’ici 2025.

Transports, eaux, usine d’incinération : de nombreux sujets ont été abordés par le groupe Indépendants et Solidaires lors d’une conférence de presse ce jeudi 13 octobre. Un mantra ressort des dossiers : des inquiétudes sur les décisions prises par l’Agglomération et les conséquences sur le portefeuille des habitants. Marc Tirole, nouveau président du groupe, qui remplace Nicolas Pacquot, nouveau député Renaissance / Horizons de la 3e circonscription du Doubs, alerte sur un dossier en particulier. Celui des déchets. En juillet 2022, alors que l’usine d’incinération en activité depuis 1988 arrivait en fin de vie, il a été décidé de la rénover. La rénover, plutôt que transférer le traitement des ordures ménagères à l’usine du Sertrid, à Bourogne, dans le Territoire de Belfort. 

Cette rénovation implique un investissement de près de 25 millions d’euros : avec un seul des deux fours qui sera rénové (l’autre sera démantelé). Un rapport, lors du vote, a montré qu’en termes de coût, à terme, les deux options ne présentaient un écart que de quelques euros à la tonne. L’ancien président de groupe Indépendants et Solidaires avait dénoncé cet été un rapport « biaisé, orienté » pour rejeter l’option Sertrid, qui selon lui, avait un avantage tarifaire plus fort (lire notre article). Le propos de Marc Tirole, ce jeudi, est le même. « On nous a garanti que le tarif de rénovation serait le même jusqu’en 2025, date de mise en effet. Mais avec la flambée des prix, les pénuries de matériaux, le prix ne sera sûrement plus le même en 2025 ! » expose-t-il.

« Nous allons droit dans le mur », tancent les élus du groupe. Car les hausses de prix, que ce soit pour la rénovation ou pour le transport des ordures, explique le président, se répercuteront sur la redevance d’enlèvement des ordures ménagères incitatives. Une taxe qui doit prendre effet en 2023 (lire notre article). « En 2025, les usagers paieront le vrai prix de la collecte des déchets, plus le coût de l’usine », énonce Marc Tirole. « Nous repoussons le tas de sable sous le tapis. Mais le coût retombera bien dans 2, 3 ou 4 ans. Pile à la fin du mandat de Charles Demouge (président de l’Agglomération, NDLR) ….»

« Nous ne sommes pas écoutés »

Ce qui frustre le groupe, sur cette décision, c’est « l’impression que les dossiers sont ficelés bien à l’avance. Des dossiers qui sont le fruit d’arrangements faits au moment des élections, en 2020. »  Il image avec le dossier de l’eau. Pour l’assainissement, il dénonce une Agglomération « qui n’en a fait qu’à sa tête ». Et qui voulait, dès le début, reconduire un contrat avec Véolia, coûte que coûte. « Le schéma a été le même sur l’usine d’incinération.» Le groupe regrette que la décision ait été prise pour « suivre religieusement Demouge », sans réfléchir au contexte inflationniste déjà bien installé au mois de juillet, lors du vote. 

« Nous allons à contre-courant sur tout », déplore-t-il. Évoquant l’achat de la clinique des Portes-du-Jura, où « aujourd’hui, 3,5 millions d’euros sont sur la table », avec des studios à construire pour les étudiants, sans avoir plus d’informations sur les coûts. Ou encore le dossier des poubelles jaunes : « Alors que nous avons décidé de passer sur ce mode de collecte, plusieurs communes qui l’ont déjà expérimenté disent vouloir repasser au point R.» Ou encore celui que l’avenir du pôle métropolitain, où le dossier des transports est complètement figé : « Aujourd’hui nous ne sommes même pas capables de faire rouler un bus pour nos étudiants », regrettent les élus (lire notre article)

« Nous ne sommes pas écoutés », regrette le groupe. Qui espère, tout de même, avoir un poids assez important pour représenter les citoyens sur les questions qui touchent au portefeuille. Même si la plupart du temps « nous posons des questions auxquelles nous n’obtenons jamais de réponse », déplore le président du groupe, en haussant les épaules.

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