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Législatives : Didier Vallverdu se présente malgré l’investiture de Michel Zumkeller

Didier Vallverdu, maire Les Républicains de Rougemont-le-Château et vice-président du conseil départemental du Territoire de Belfort, se présente aux élections législatives dans la 2e circonscription, sans étiquette, alors que l’investiture de son parti a été donnée à Michel Zumkeller (UDI).

Didier Vallverdu, maire Les Républicains de Rougemont-le-Château et vice-président du conseil départemental du Territoire de Belfort, se présente aux élections législatives dans la 2e circonscription, sans étiquette, alors que l’investiture de son parti a été donnée à Michel Zumkeller (UDI).

Dans le cadre d’un accord national entre le parti Les Républicains et l’Union des démocrates et indépendants (UDI), une priorité était donnée aux candidats sortants. C’était le cas de Michel Zumkeller, député UDI de la circonscription depuis 2002 et surtout président de la commission nationale d’investiture de l’UDI. On a bien autorisé Didier Vallverdu, en janvier, a sollicité l’investiture… ce qu’il a fait (notre article). Mais elle a été donnée sans surprise à Michel Zumkeller (notre article) début février, laissant le maire de Rougemont-le-Château sur la touche.

Finalement, il décide de se présenter, sous l’étiquette divers droite et sans le soutien de sa famille politique, qui rejette la démarche. « Je me pose légitimement la question du choix de l’état-major parisien qui confie l’investiture Les Républicains à un candidat qui a, à différentes reprises, appelé à faire battre nos candidats et appelé à voter à gauche », remarque Didier Vallverdu, qui a annoncé sa décision, ce jeudi. Il confirme faire un choix « extrêmement difficile ». « Je ne vais pas contre ma famille politique, assure-t-il. Je suis en désaccord avec ses choix. » Et de poursuivre : « Je suis d’une loyauté absolue à ma famille politiques et à mes convictions. » Selon le candidat, la majorité des soutiens présentés en janvier sont toujours là. Damien Meslot, le maire Les Républicains de Belfort, n’y est plus, comme Évelyne Caloprisco, adjointe au maire de Belfort, qui était envisagée comme suppléante. Pour le moment, son binôme « n’a pas été dévoilé », note Didier Vallverdu. Ce dernier affirme vouloir porter « une droite humaniste très ferme sur les valeurs de la République », en la déclinant dans des sujets aussi divers que la justice, l’éducation, le handicap, l’économie ou la médecine de proximité.

Du côté du parti Les Républicains, ça grince. « On craint que la présence de deux candidats n’enclenche la machine à perdre », confie un cadre local du parti. Il redoute que cette nouvelle candidature ne permette pas de se qualifier au second tour. On pointe du doigt le risque « d’élimination », poursuit cette même source, qui redoute un bon score du Rassemblement national au premier tour et une abstention qui n’entraîne alors que des duels au second tour ; pour se qualifier au second tour, il faut en effet recueillir l’équivalent de 12,5 % des suffrages des inscrits. Dans cette dynamique, la 2e place sera décisive pour être en ballotage et diviser les voix est un risque fort. « Qui va porter la responsabilité de cette connerie », questionne alors ce cadre. Didier Vallverdu semble plutôt opter pour la stratégie du dernier survivant, comptant s’appuyer sur une division des voix des extrêmes droites avec un candidat Reconquête et un candidat Rassemblement national ; dans cette équation, l’une des questions est la dynamique enregistrée par le candidat En Marche, qui sera consécutive de l’élection présidentielle.

En 2017, au premier tour, Bruno Kern (En Marche) avait recueilli 29,89 % des suffrages exprimés et Michel Zumkeller (UDI), 23,55 %, ce qui ne représentait que 11,34 % des inscrits. Il y avait eu une abstention de 50,43 %, ne permettant pas de triangulaire. Michel Zumkeller l’avait finalement emporté. En 2002, Michel Zumkeller, dans la 2e circonscription, et Damien Meslot, dans la 1re, avaient justement « construit la victoire sur l’union », commente un cadre du parti, face à la division du PS et du MRC, provoquant les défaites de Jean-Pierre Chevènement et Raymond Forni.

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