La start up belfortaine Ananké va bénéficier du « fonds Maugis »

Thibault Cartigny, l'un des quatre fondateurs d'Ananké, présente le moteur de récupération de chaleur en cours de commercialisation.

Le comité de gestion du fonds issus de la pénalité payée par GE pour la non-création des 1000 emplois promis lors du rachat d’Alstom a décidé d’accompagner l’entreprise Ananké dans son développement. Un autre dossier a été écarté. Huit autres dossiers ont été soumis au comité consultatif, qui intervient en amont du comité de gestion.

Le comité de gestion du fonds issus de la pénalité payée par GE pour la non-création des 1000 emplois promis lors du rachat d’Alstom a décidé d’accompagner l’entreprise Ananké dans son développement. Un autre dossier a été écarté. Huit autres dossiers ont été soumis au comité consultatif, qui intervient en amont du comité de gestion.

50% du « fonds Maugis », soit 25 millions d’euros, ont été fléchés pour soutenir des entreprises qui ont présenté des projets de développement et de création d’emploi. 710 emplois pourraient être créées par les entreprises retenues à ce jour, chiffre qui restent à être confirmer dans les faits, mais qui représentent 70% de l’effectif ciblé, soit 1000 emplois créés, pour compenser ceux promis par GE et non créés. Il faut relever cependant que le projet de McPhy représente une grosse partie des 50% attribués, mais que l’entreprise n’a pas encore confirmé son implantation à Belfort, qui conditionne l’aide accordée.

Le dernier lauréat est la start-up Belfortaine Ananké, qui développe un concept de récupération de la « chaleur fatale », autrement dit la chaleur non exploitée et perdue dans les process industriels. Ses quatre créateurs ont déposé un brevet en 2015 et ont créé l’entreprise en 2017. La technologie qu’ils ont mise au point permet de permet de revaloriser les rejets thermiques industriels, grâce à un Moteur à Apport de Chaleur Externe (MACE) développé en collaboration avec la société Assystem, dans laquelle ils ont travaillé, et le laboratoire Femto-ST/CNRS installé à Belfort. Le module de cogénération d’Ananké, KEOS, permet la production simultanée de chaleur utile et d’air comprimé à partir de n’importe quelle source de chaleur supérieure à 450°C.

Les gestionnaires du fonds Maugis ont estimé que l’entreprise était à un carrefour de son développement commercial et ont choisi d’accompagner son développement dans la durée, en fonction de la création des 50 emplois envisagés. L’aide sera donc débloquée en quatre temps successifs, sur quatre ans, en fonction de la concrétisation des créations d’emploi. L’entreprise envisage effectivement 12 à 14 créations d’emplois par an sur quatre ans.

Deux autres dossiers ont été examinés lors de la dernière réunion du comité de gestion, vendredi 9 avril. L’un a été définitivement écarté, l’autre a fait l’objet de demandes de compléments. Un quatrième dossier sera réexaminé ultérieurement, car la « prise de décision a été plus difficile », selon Benjamin Raillard, de Solution Fiducie, en charge de la gestion du fonds.

Huit nouveaux dossiers pré-sélectionnés

Le comité consultatif Maugis, qui procède à un premier examen des dossiers des candidats au fonds Maugis, s’est quant à lui réuni le jeudi 9 avril ; 10 dossiers lui ont été soumis. Un dossier a été rejeté, un dossier a été renvoyé avec demande de précisions et huit dossiers ont été retenus pour transmission à Solution Fiducie pour un examen plus complet. Ils représentent une demande d’aides de 10 millions d’euros et 470 emplois envisagés.

Trois dossiers concernent des sous-traitants de GE ou Alstom qui souhaitent se diversifier et conquérir de nouveaux marchés, ce qui nécessite une modernisation de leur outil de production, a expliqué Guy Maugis lors de la conférence de presse organisée ce lundi en visioconférence.

Le projet porté par les salariés de GE Hydro, touchés par un plan social à l’automne, Belfort Hydro Maintenance mécanique (BH2M, notre article), a également été pré-sélectionné, ainsi qu’un nouveau dossier de Faurecia qui porte sur la modernisation d’une unité de production de sièges dans le Territoire de Belfort.

Un autre dossier, qualifié de « plus surprenant », consiste à récupérer des sols en semi-caoutchouc (aires de jeux pour enfants, court de tennis) pour en faire des tapis d’entretiens. Les prochaines réunions autour du fonds Maugis sont programmées les 31 mai et 8 juin.

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