Stellantis électrifie ses usines françaises

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Avec l’AFP

Sochaux pour les châssis, Metz pour les moteurs électriques, Sept-Fons pour les freins: Stellantis a précisé mardi ses plans pour adapter ses usines françaises au virage électrique.

 Stellantis « anticipe les effets de la transition énergétique en affectant de nouvelles activités aux sites qui étaient jusqu’à présent les plus dépendants du moteur thermique », a précisé le groupe qui rassemble les marques Peugeot, Citroën, DS, Fiat ou encore Chrysler. Le groupe a annoncé au début de l’été investir 30 milliards d’euros dans l’électrification des véhicules, d’ici 2025. L’objectif est d’atteindre 70 % de voitures basse émissions vendues en 2030 (électriques et hybrides), en Europe, avec une volonté d’accroitre particulièrement l’autonomie des véhicules.

 Le pôle de Trémery-Metz (Moselle) « sera demain un leader en France des groupes motopropulseurs électrifiés », a souligné Stellantis dans un communiqué.  Le constructeur prévoit d’y disposer dès 2024 d’une capacité annuelle de 1,1 million de moteurs électriques et de 600.000 boîtes de vitesses électrifiées produites via deux co-entreprises. Le site de Charleville (Ardennes) réalisera les carters protégeant les moteurs de Metz.  La fonderie de Sept-Fons (Allier), qui fabriquait notamment des carters, ambitionne de se spécialiser dans la fabrication d’éléments de freinage.  Hordain (Nord) assemblera des véhicules utilitaires Fiat, à côté des Peugeot, Citroën, Opel et Toyota qu’il produit déjà. Rennes (Ille-et-Villaine), qui assemble aujourd’hui la version hybride du SUV Citroën C5 Aircross, se verra confier son remplaçant en version électrique.

Sochaux s’engage dans la fabrication de châssis

  Stellantis lancera la fabrication de sa plateforme (châssis) « Medium » à Sochaux (Doubs) dans un nouvel atelier de montage, pour équiper le remplaçant d’un des best-sellers de Peugeot, le SUV 3008 (voir notre article).  « Ces transformations sont portées par une co-construction avec les organisations syndicales du groupe, et feront l’objet de plans de formation ambitieux », précise Stellantis. Un projet de 200 millions d’euros qui s’inscrit dans la dynamique « Sochaux 2022 ». 

Les sites concernés bénéficient également de l’aide des collectivités locales.  « L’entreprise veut renvoyer une image comme quoi elle assure totalement la transition énergétique, c’est normal », a réagi auprès de l’AFP le délégué CFTC Franck Don.  « Par contre, il va falloir quand même regarder, d’un point de vue micro, l’impact que tout ça aura sur l’emploi et les compétences », a-t-il ajouté, déplorant l’absence de prévision sur les effectifs. Le besoin d’effectif dans les co-entreprises « n’est absolument pas le même » que dans les usines actuelles, a prévenu M. Don.  « La direction de Stellantis s’apprête à habiller les suppressions d’emplois et les réductions de salaires avec la transition énergétique », a abondé le délégué CGT Jean-Pierre Mercier.

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