Ces structures qui décident de faire du Black Friday un Green Friday

Envie, Envie Autonomie et la Recyclerie des Forges contrent la tendance. Exit le Black Friday ce vendredi, les structures organisent un Green Friday. Une occasion d’apprendre à connaître ces structures à travers des visites et des ateliers. Ou d'acheter de l'électroménager, du matériel médical ou un vélo à encore plus bas prix que d'habitude.
La Recyclerie des Forges, Envie et Envie Autonomie participent au Green Friday. | ©Recyclerie des Forges
Envie, Envie Autonomie et la Recyclerie des Forges contrent la tendance. Exit le Black Friday ce vendredi, les structures organisent un Green Friday. Une occasion d’apprendre à connaître ces structures à travers des visites et des ateliers. Ou d'acheter de l'électroménager, du matériel médical ou un vélo à encore plus bas prix que d'habitude.

Elles sont trois à être à la tête de structures d’insertion par l’activité économique. Stéphanie Pellicioli, à la tête d’Envie Autonomie. Marie-Ève Loux, coordinatrice de la Recyclerie des Forges, et Myriam Bretey, responsable d’Envie, à Valentigney. Les structures qu’elles portent font toutes parties de l’ensemblier DéFi, acteur de l’insertion par l’activité économique. Et toutes trois sont portées par la même vision des choses sur une journée phare prévue ce vendredi : le Black Friday.

Pour les trois dirigeantes de structures qui collectent, reconditionnent et revendent des produits à moitié prix (électroménagers pour Envie, vélos et pièces détachées pour la Recyclerie des Forges et matériel médical pour Envie autonomie, il faut dire « stop » à cette surconsommation lié à l’événement du Black Friday. Tout est parti de la fédération Envie, qui regroupe 52 entreprises et chantiers d’insertion en France et qui a lancé un appel pour organiser un Green Friday, le même jour. « Nous faisons le Green Friday depuis 2017 », rappelle Myriam Bretey, responsable d’Envie à Valentigney. La Recyclerie des Forges et Envie autonomie ont rejoint le concept cette année. 

L’idée, faire des achats consciencieusement dans des structures qui prônent la deuxième vie des objets. Tout en aidant à l’insertion, en employant des personnes parfois éloignées de l’emploi depuis longtemps. Ces journées seront aussi là pour découvrir les structures, par le biais de visites et d’ateliers qui se tiendront le vendredi mais aussi le samedi. Envie organise par exemple des ateliers pour apprendre à bien entretenir son réfrigérateur et son lave-linge. « Nous pourrons apporter des conseils et ce jour-là, tout dépannage d’appareils électroménagers sera gratuit », précise la responsable. Grille-pains, machine à laver, appareil à raclette, tout peut être déposé ce jour-là pour une rénovation (à Valentigney comme à Besançon, où Envie participe aussi). De leurs côtés, la Recyclerie des Forges et Envie Autonomie auront des promotions de -10% sur les deux journées. 

Au-delà du Green Friday, se faire connaître

Ces deux jours sont aussi l’occasion de mieux se faire connaître dans le nord Franche-Comté. Si Envie est implanté à Valentigney depuis 1993, Envie Autonomie a vu le jour en 2020. 2021 pour la Recyclerie des Forges (lire notre article)

« Pour le moment, nous ne fonctionnons pas encore assez bien », relève Marie-Ève Loux, coordinatrice de la Recyclerie des forges. Surtout depuis la fin de l’été, avec une retombée des ventes de vélo. Les trois responsables rappellent pourquoi leurs structures ont de l’importance : « Les achats reconditionnés ont un impact sur le bilan carbone. Au-delà de ça, il y a aussi l’impact social. Nous sommes des structures d’insertion, qui participent à créer des emplois durables », détaille Stéphanie Pellicioli, responsable d’Envie Autonomie. « Ce sont des créations d’emplois pour les métiers du reconditionné. Et il y en a besoin. Pour les vélos par exemple, il y a eu énormément d’achats avec le Covid. Des vélos qu’il va falloir entretenir… Et nous formons des techniciens pour cela », sourit Marie-Ève Loux. Les achats dans ces structures « participent à tout cela.» 

Si ce n’est pas encore simple, les structures espèrent pouvoir profiter du fait que le reconditionné soit « devenu à la mode », comme le rappelle Stéphanie Pellicioli, tout en relevant que de plus en plus, la clientèle vient acheter par conscience sociale et écologique. Et non plus juste par besoin financier. « A l’hôpital, nos équipements sont bien accueillis. Idem dans les Ehpad », explique la dirigeante. La responsable d’Envie, qui a plus de recul, a aussi remarqué un changement dans la clientèle. « Au départ, nous avions surtout des personnes avec des difficultés financières. Aujourd’hui, nous avons des personnes sensibles aux problématiques du réemploi. D’autres sensibles à l’économie circulaire.» Le voeu commun des trois structures : que les choses perdurent et s’intensifient en ce sens. Grâce, pourquoi pas, à des actions coup de poing comme le Green Friday.

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