Au moins trois semaines de congés à PSA Sochaux cet été

Les périodes de congés d'été sont connus à PSA Sochaux.

Les salariés de la production de PSA, à Sochaux, ont de la visibilité pour la période estivale et les congés d’été. Le système 2 (3008, 5008, GrandLand X) va être arrêté quatre semaines. Ce sera trois semaines pour le système 1 (308), à cheval sur juillet et août. Les ventes repartent également annonce la direction, toujours prudente.

Les salariés de la production de PSA, à Sochaux, ont de la visibilité pour la période estivale et les congés d’été. Le système 2 (3008, 5008, GrandLand X) va être arrêté quatre semaines. Ce sera trois semaines pour le système 1 (308), à cheval sur juillet et août. Les ventes repartent également.

Du 27 juillet au 23 août, le système 2, qui produit les 3008, 5008 et Grandland X, sera à l’arrêt. Ce délai permettra de faire « les travaux programmés et incompressibles pour Sochaux 2022 », indique la direction du site dans un communiqué de presse. Ces travaux consistent à transférer la partie « montage des éléments de finition (MEF) » du système 2 – la ligne où sont montés les portes et les capots des voitures – vers les bâtiments Ferrage du site, dédiés à la carrosserie. Cet hiver, cette opération avait été menée pour le système 1. Pour le système 1, trois semaines de congés sont calées du lundi 27 juillet au dimanche 16 août. Pour les salariés n’étant pas en production, « les congés principaux seront pris par roulement durant la période estivale légale allant jusqu’au 31 octobre », indique la direction.

Travail le 14 juillet

Le site, qui a repris le 15 mai, retrouve progressivement ses capacités. Dès le 22 juin, le système 1 fonctionnera avec une équipe complète et il y aura deux équipes de doublage sur le système 2. Une montée en charge permise par le retour des clients « dans les concessions », se réjouit PSA Sochaux, permettant d’ajouter des séances de travail. Toutefois, « il est trop tôt pour penser à l’étape suivante qui serait de monter une équipe supplémentaire », tempère la direction. Elle précise ensuite le calendrier de travail qui « sera particulièrement chargé » jusqu’aux congés, « pour être en capacité de répondre à toutes les commandes dans les meilleurs délais ».

Les samedis 20 juin, 4 et 18 juillet seront travaillées sur le système 1, rémunérées en heures supplémentaires. Sur le système 2, tous les samedis seront travaillés : pour la tournée B les 20 juin, 4 et 18 juillet ; pour la tournée A les 27 juin et 11 juillet, rémunérées en heures supplémentaires. Le 14 juillet sera également travaillé pour toutes les équipes, payé à 270 %.

"Climat explosif"

« Surcharger de travail ceux qui sont présents à l’usine, maintenir plus d’un millier d’intérimaires en activité partielle et compte tenu du nombre de demandeurs d’emploi dans la région, c’est inacceptable et scandaleux », dénonce la CGT à la sortie du comité social et économique (CSE), qui a émis un avis défavorable sur cette organisation. L’Unsa évoque le chiffre de 2 000 intérimaires de PSA Sochaux qui ont perdu leur travail avec la crise sanitaire. La CFDT alerte quant à elle la direction « sur le climat explosif dans les ateliers », écrit-elle dans un communiqué.

L’absence d’un recours à l’intérim oblige à des réorganisation « qui nécessite changement d’ateliers et changement d’horaires de travail pour les salariés », analyse la CFDT. « Pour remplacer [les intérimaires], interpelle pour sa part l’Unsa, de nombreux salariés ont dû se reconvertir à de nouveaux postes pas toujours adaptés à leurs aptitudes physiques. » La CFDT regrette surtout que ces changements se fassent « dans la précipitation et surtout sous la contrainte (voire la menace) sans tenir compte des restrictions médicales des salariés, sans tenir compte des organisation familiales des salariés ». Si cette cela perdure, elle menace d’alerter l’inspection du travail. L’Unsa met en garde finalement sur les risques d’épuisement liés aux heures supplémentaires, renforcés par le protocole sanitaire et le port du masque toute la journée. « Les conditions de travail et la fatigue vont être d’autant plus pénibles avec l’accumulation des heures supplémentaires et les températures estivales à venir », prévient-elle.

Des ouvriers polonais à Hordain (Nord)

(AFP). C’est une décision qui ne passe pas. Le site d’Hordain de PSA a décidé de faire venir des ouvriers d’une usine polonaise du groupe pour renforcer ses équipes, laissant de côté les intérimaires. 120 ouvriers doivent arriver la semaine prochaine, puis 150 la semaine suivante, tous pour une mission de trois mois, logés par l’entreprise dans la région et payés selon la convention collective française du secteur, a détaillé à l‘AFP la direction. « Le groupe choisit de donner de l’activité à ses salariés », justifie-t-on, alors que 80% des employés de l’usine polonaise, qui reprend « progressivement », seraient en activité partielle. « Le redémarrage ne se fait pas au même niveau sur tous les sites. » La direction envisage également de faire venir des salariés de Saragosse, en Espagne. « On est conscient que PSA veut privilégier l’emploi de ses salariés mais elle met sur le carreau ses intérimaires », a regretté Frédéric Jarousset (FO). Sur les 500 intérimaires présents mi-mars, il n’en reste que 270, selon  PSA. Le secrétaire national du PCF et député du Nord, Fabien Roussel, s’est indigné que l’entreprise fasse « venir 531 salariés polonais (…), alors que 502 intérimaires sont mis en chômage partiel. » Le groupe affirme envoyer également, de façon temporaire, des salariés de Poissy à Rennes, de Mulhouse à Sochaux et en Angleterre, de Ellesmere Port à Luton. L’usine d’Hordain, proche de Valenciennes, produit pour les marques Peugeot, Citroën, Opel, Vauxhall et Toyota des utilitaires et des véhicules pour le transport de personnes. 30 000 utilitaires doivent être produits. Elle a fermé de mi-mars à début mai .

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