Cette annonce a été faite lors d’une visite du ministre dans l’usine de batteries ACC (Automotive Cells Company) à Billy-Berclau (Pas-de-Calais), coentreprise entre Stellantis (à 45%), Mercedes-Benz (30%) et TotalEnergies (25%), qui peine à atteindre ses objectifs de production.
La France rassemble ainsi sa filière au moment où elle négocie avec Bruxelles le déblocage de prêts de 1,5 milliard d’euros pour aider les méga-usines à développer leur activité, un programme européen baptisé « Battery Booster » annoncé en décembre. « L’objectif est que la Commission avance d’ici l’été », selon le ministère, rappelant qu’il est prévu d’aider cinq acteurs à hauteur de 500 millions d’euros maximum chacun. ACC et Verkor sont éligibles.
« Nous voulons que les moyens qui sont apportés par l’Europe à la filière des véhicules électriques soient maintenus. Il y a un cap, il y a une ambition sur la transition vers le véhicule électrique, peut-être qu’elle se décale un peu au regard de ce qu’est l’état du marché, mais la France maintient son ambition en matière de véhicules électriques », a souligné mardi M. Martin.
France Batterie doit défendre les intérêts français à Bruxelles
Confronté à des ventes de voitures électriques plus faibles que prévu, ACC a renoncé début février à ses projets d’usines en Italie et en Allemagne. Dans son usine française, qui a démarré en 2024, ACC cherche toujours à maîtriser le délicat savoir-faire de la fabrication des batteries. En février, son patron Yann Vincent avait averti que la montée en puissance du site était « plus longue et plus coûteuse qu’imaginé » et réclamé une aide financière européenne massive.
Parallèlement, la France et la Norvège ont signé mardi un « protocole d’entente » visant à avoir une coopération plus forte en matière de recherche de terres rares et de métaux stratégiques et actualisé « leur partenariat industriel vert » pour l’élargir aux technologies numériques — intelligence artificielle, quantique — ainsi qu’au spatial, a annoncé le ministère dans un communiqué. Paris et Oslo souhaitent « bâtir une véritable filière européenne du captage et stockage du carbone, accélérer sur l’éolien flottant et développer des projets industriels communs dans le numérique et le spatial », selon ce document signé par Sébastien Martin et son homologue norvégienne, Cecilie Myrseth, qui l’accompagnait mardi à ACC.
