Le Trois –

PUB

Pour que le territoire se réapproprie le destin du FC Sochaux-Montbéliard

Des forces vives s’activent pour faire vivre un projet à long terme au FC Sochaux-Montbéliard, autour du collectif Sociochaux. Avec une idée : s’appuyer sur les forces du territoire et les supporters.

Alors que le FC Sochaux-Montbéliard vient d’obtenir un sursis auprès de la direction générale du contrôle de gestion (DNCG) afin de présenter des éléments complémentaires à l’étude de son dossier de maintien en ligue 2, des forces vives s’activent pour faire vivre un projet à long terme, autour du collectif Sociochaux. Avec une idée : s’appuyer sur les forces du territoire.

« Le FCSM est à la croisée de son histoire », souligne le collectif Sociochaux, dans un communiqué de presse faisant office de lettre d’intention. Entre une gouvernance aux abois, le risque d’une relégation administrative en Nationale 3, une potentielle vente, un énième prétendant chinois à la reprise, des affaires judiciaires, un projet sportif (non quand même pas !) et un ancien propriétaire – que dis-je, l’historique (le groupe PSA) – qui ne parle du FCSM que pour mieux afficher son dédain à son égard, le tableau n’est pas jaune et bleu… Dans ce contexte, la formule de Sociochaux n’a que plus de résonnance. Car autour, ça fourmille. Ça vit. Ça travaille pour pérenniser une histoire commune à tout le nord Franche-Comté.

Lien

Ce qui se passe sur le terrain (ou pas) et en coulisses ne résume pas la vitalité du FC Sochaux-Montbéliard. Du moins, la vitalité autour du FC Sochaux-Montbéliard. « C’est une marque reconnue à l’internationale », confie Mathieu Triclot, le président de ce jeune collectif Sociochaux, devenu une association début mai. Ces péripéties ne traduisent pas non plus la transmission générationnelle d’un parent à son enfant. Les histoires de rencontres avec les joueurs. Les soirs de grands matchs. L’enracinement local. Au-delà du spectacle, on vient au stade Auguste-Bonal en famille, entre amis, avec « le plaisir de voir éclore des jeunes et de partager », relève Mathieu Triclot. « L’importance, c’est ce lien. Et c’est ça qui fait que ça vie. C’est au-dessus du club de foot. » Et c’est ce lien qui fait que le club a un avenir et que c’est un totem de la culture populaire (!) nord franc-comtoise.

Sociochaux, quèsaco alors ? « C’est une brique du mouvement des supporters », remarque Mathieu Triclot. Mais ce n’est pas un club de supporters stricto sensu, une tribune active comme la Tribune Nord Sochaux ou le Supporter-club, qui existe depuis 1931. Sociochaux ne se définit pas par son supportérisme, mais existe pour contribuer à la “refondation de l’économie” et de la “gouvernance” du club. Cette nouvelle association « est ouverte à tous les inconditionnels du FCSM, présents sur la région ou expatriés, anonymes comme personnalités, habitués des tribunes ou spectateurs », détaille le communiqué de presse. L’idée est de rassembler et, par l’intermédiaire du collectif, relayer la parole des supporters. « Il faut des représentations actives pour les tribunes actives, pour entendre leur voix », résume Mathieu Triclot.

Il y a un an, une consultation avait révélé que 85 % des personnes interrogées (près de 2 000 supporters), étaient intéressées par un projet de Socios. Ce mot vient du football espagnol. Du Real de Madrid et du FC Barcelone notamment. En clair, les supporters détiennent une partie du capital de la société qui gère le club. Et chaque supporter peut avoir une part. Dans un article paru en 2011, So Foot évoquait le chiffre de 150 000 Socios au Barça et de 80 000 au Real de Madrid. Adhérer à un projet de Socios, c’est s’investir dans le temps. Ce n’est pas simplement l’abonnement d’une saison. C’est l’histoire d’une vie.

0
Comme le nombre de Kalons (le nom des Socios guingampais), qui ont souscrit des parts au capital du club, dont ils sont membres à vie

Un autre modèle

L’idée de Sociochaux est donc d’impliquer les supporters à long terme et de leur donner un pouvoir. Ils peuvent « prêter main forte à leurs clubs », note le communiqué. Ce nouveau projet que tisse Sociochaux vise donc à « créer une instance démocratique du foot », résume Mathieu Triclot, professeur de philosophie à l’université de technologie Belfort-Montbéliard (UTBM). Même si le mot Socios évoque l’Espagne, c’est bien en France et du côté de la Bretagne en particulier, que Sociochaux regarde. L’association s’inspire notamment du modèle guingampais. Les supporters ne détiennent qu’une petite partie du capital, rassemblée à la suite d’une souscription. Le reste des parts est détenu par une kyrielle d’investisseurs locaux. Au stade brestois, ce « consortium local », est composé de 29 entreprises. Et ce sont des modèles qui sied bien à Sociochaux, soutenue par l’association européenne Supporters direct. L’association envisage son projet avec un groupe de Socios détenant environ 5 % des parts de la société anonyme de sports professionnels (SASP) du FC Sochaux-Montbéliard, dont le capital social est de 5,5 millions d’euros. Maintenant, il faut que les entrepreneurs du nord Franche-Comté sortent du bois pour construire ce projet de consortium et écrire cette nouvelle histoire. Un projet qui se veut collectif, solidaire et participatif, attaché à un territoire, celui du FCSM.

Nos derniers articles

Le prix des voitures d’occasion se tasse, confirme Aramis Auto

Le prix des voitures d'occasion devrait se tasser après avoir atteint des sommets depuis 2021, selon la plateforme Aramis Auto, qui a publié ses résultats mardi. "Il y a un tassement des prix en Europe. Ils baissent franchement au Royaume-Uni, et ailleurs ils sont soit stables, soit en baisse," a indiqué à l'AFP Guillaume Paoli, cofondateur d'Aramis.

Luxeuil : quatre Mirages 2000–5F renforcent la défense des pays baltes

Quatre mirages 2000-5F de la BA 116 de Luxeuil-Saint-Sauveur se sont envolés pour la Lituanie, ce mardi matin. Ils vont assurer une mission de police de l’air sur le flanc Est des alliés de l’Otan, limitrophe de la Russie. Une posture de dissuasion, active depuis 2004 et renforcée depuis 2014. La mission dure 4 mois. Une centaine de personnes est mobilisée.

Drame familial dans le Doubs: la thèse de l’homicide suivi du suicide se précise

La thèse d'un double homicide commis par une mère sur ses deux jumelles âgées de 6 ans, suivi de son suicide, est privilégiée par les enquêteurs au lendemain de la découverte des trois corps sans vie, a annoncé mardi le procureur de la République de Besançon.

Découvrez aussi

Accédez rapidement à une sélection d’articles locaux, proche de chez vous dans le Nord Franche-Comté

letrois articles

Soutenez Le Trois

Aidez-nous à installer et développer un site d’informations en accès gratuit dans le nord Franche-Comté! Letrois.info vous propose de l’info locale de qualité pour vous aider à comprendre les grands enjeux de la région de Belfort-Montbéliard-Héricourt, qui constitue un bassin économique et un bassin de vie au-delà des frontières administratives.

Le saviez-vous ?
Votre don est défiscalisable à hauteur de 66%.
En savoir plus

Newsletter

Recevez par email les principales
actualités du nord Franche-Comté,
ainsi que l’information « À la Une » à ne surtout pas manquer !

Vous pouvez vous désinscrire à tout moment. Pour en savoir plus, consultez la page des données personnelles

Proche de chez moi

Retrouvez les derniers articles en lien avec votre commune

Partout avec moi

Téléchargez notre application sur votre smartphone et restez informé !

Petites annonces immobilières

Toutes les annonces de nos agences partenaires

Nouveau

Kiosque

Retrouvez tous les hors-séries de la rédaction autour du nord Franche-Comté.
Emplois, immobilier, industrie… tous les sujets qui vous concernent !

PUB
Rechercher

Plus de résultats...

Generic selectors
Exact matches only
Search in title
Search in content
Post Type Selectors
Aller au contenu principal