16 500 emplois
En Bourgogne-Franche-Comté, la filière viande générait 16 500 emplois en 2022. Cela représente 1,5 % de l’emploi régional, deux fois moins que l’automobile (3,8 %). À Belfort 170 emplois existent à travers cette filière, soit seulement 0,2 % de l’emploi. Le même constat est fait à Montbéliard. Avec 100 emplois, la filière représente 0,2 %. Ces emplois sont particulièrement présents dans deux secteurs : les 6 800 exploitations agricoles d’élevage (9 390 emplois) et les 91 établissements d’abattage et de transformation (4 890 emplois) (lire notre article). Dans le Doubs, 349 établissements de la filière viande sont implantés, 76 dans le Territoire de Belfort et 616 en Haute-Saône.
7 % du cheptel national
La région détient 7 % du cheptel national en unité gros bétails. Chaque territoire est spécialisé dans un secteur, soit par besoin économique soit comme marqueur d’identité. Par exemple, 42 % des bovins allaitants se trouvent en Saône-et-Loire. Une implantation qui s’explique par la tradition d’élevage du Charolais-Brionnais. En Franche-Comté, la filière porcine n’est pas à négliger avec le développement des indications géographiques protégées (IGP), signe de qualité : « Porc de Franche-Comté », « Saucisse de Morteau » et « Saucisse de Montbéliard ». Pourtant, la filière porcine est surtout présente dans l’Yonne. Avec 300 000 porcs, 6 % du volume national se situe en Bourgogne-Franche-Comté.
516 millions d’euros
La filière viande a créé 516 millions d’euros de richesse en 2022 dans l’ensemble de la Bourgogne-Franche-Comté. La moitié de ce montant provient de l’abattage et de la transformation. Dans le Doubs, la filière viande a rapporté 51 millions d’euros de valeur ajoutée, dont 22 millions dans l’abattage et la transformation. Même si elle n’est pas comptée dans la filière, l’élevage laitier a engendré 22 millions d’euros de valeur ajoutée. En Haute-Saône, la filière a rapporté 45 millions d’euros avec en surreprésentation : l’abattage et la transformation (26 millions d’euros) et le commerce intrafilière (11 millions d’euros). Du côté du Territoire de Belfort, 3 millions d’euros de valeur ajoutée découlent de la filière. Ils proviennent majoritairement de l’élevage de viande et du commerce intrafilière. À noter que comme le Doubs, l’élevage laitier a rapporté 1 million d’euros.
- 2,6 kg de viande
Malgré ces 516 millions d’euros de valeur ajoutée, la filière viande est en tension. En 25 ans, la consommation de viande a baissé de 2,6 kg par an par habitant. Une diminution d’autant plus présente pour le boeuf avec moins 4,3 kg. En revanche, la volaille connaît un regain de popularité. Sur la même période, sa consommation a augmenté de 9,5 kg par an par habitants. La filière subit aussi une baisse des effectifs. Les abattoirs de la région ont perdu 1,9 % de leur effectif. Du côté des exploitations agricoles, leur concentration a dégringolé de 19 % entre 2010 et 2020. Sur cette même période, le nombre d’animaux (unité gros bétails) a chuté de 10 %. Autre donnée inquiétante pour la filière : en 2020, plus d’un ménage agricole sur cinq vivait sous le seuil de pauvreté. Un secteur qui n’attire plus les jeunes alors que la nouvelle génération va bientôt devoir reprendre le relais. 50 % des exploitants ont plus de 50 ans.

