Me Schwerdorffer, avocat de Jonathann Daval, livre son récit de l’affaire

Me Randall Schwerdorffer

Me Randall Schwerdorffer, avocat de Jonathann Daval, condamné pour le meurtre de sa femme Alexia, livre son récit et son analyse de « l’affaire Daval » dans un ouvrage co-écrit avec le journaliste Frédéric Gilbert, à paraître le 14 octobre.

(AFP)

Me Randall Schwerdorffer, avocat de Jonathann Daval, condamné pour le meurtre de sa femme Alexia, livre son récit et son analyse de « l’affaire Daval » dans un ouvrage co-écrit avec le journaliste Frédéric Gilbert, à paraître le 14 octobre.

Dans Je voulais qu’elle se taise, la tragédie amoureuse d’Alexia et Jonathann Daval (édition Hugo Doc), que l’AFP a pu consulter, les auteurs retracent toutes les étapes procédurales de l’une des affaires les plus médiatiques de ces dernières années, vues et vécues par l’avocat pénaliste aux « 109 dossiers criminels » et « 20 acquittements ». Le conseil s’attarde sur la personnalité et l’histoire de son client, estimant que « la passer sous silence, (…) c’est passer à côté de l’affaire », et sur le fonctionnement intime du couple qu’il formait avec Alexia, avant de la tuer.

« Analyser l’affaire Daval sous l’angle de la tragédie amoureuse permet de comprendre comment et pourquoi celle-ci est devenue en quelques jours le fait divers le plus médiatisé de ces vingt dernières années et comment cette affaire a pu se démarquer des trop nombreux féminicides que la France a connus en 2017 », note dans un communiqué l’éditeur du livre, Hugo Doc. Me Schwerdorffer se livre et confie ses ressentis personnels sur les acteurs du dossier et sur l’enchaînement des événements. Il analyse également certaines questions de société soulevées par l’affaire, de l’avènement – injustifié selon lui – du mot « féminicide » dans l’espace public, à « la liberté d’expression des avocats dans le processus pénal », en passant par la question de la présomption d’innocence trop souvent bafouée par le « tsunami » médiatique.

Le corps en partie calciné d’Alexia Daval, 29 ans, avait été retrouvé en octobre 2017 dans un bois près de son domicile de Gray-la-Ville (Haute-Saône), deux jours après que son mari Jonathan eut signalé sa disparition. Après avoir montré le visage d’un veuf éploré pendant trois mois, l’informaticien avait été confondu par les enquêteurs de la gendarmerie au terme d’investigations minutieuses. Il a reconnu le meurtre de sa femme et a été condamné à 25 ans de réclusion en novembre 2020. Les parents d’Alexia feront eux aussi paraître leur témoignage dans un livre (Alexia, notre fille, Robert Laffont), à paraître également en octobre.

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