« 2018 a été une année climatique extrême, avec un printemps très pluvieux suivi d’une sécheresse estivale et automnale avec des températures élevées. » Le constat est posé et a servi de paradigme à la conférence agricole régionale, organisée ce jeudi 13 juin à Dijon. Elle a rassemblé plus de 200 décideurs du monde agricole et des territoires. Les agriculteurs ont subi de plein fouet cette sécheresse et cette canicule. « Des récoltes satisfaisantes sur les plateaux et pour les fourrages de printemps, des rendements médiocres dans les plaines et pour les prairies après juillet », relève notamment le communiqué de presse. De fait, « les éleveurs ont dû acheter des aliments pour compléter les rations », poursuit le communiqué. « Des cours élevés ont limité la dégradation des résultats pour les grandes cultures (le résultat courant 2018, estimé par actif familial, s’élève à 22 000 euros) et le lait de plaine (résultat courant : 18 000 euros), détaille la Région. En élevage allaitant, les coûts alimentaires élevés et les cours bas se cumulent, la baisse des revenus perdure (résultat courant : 9 000 euros). » Dans ce contexte, les production AOP, que ce soit le vin ou le fromage, « affichent toujours une belle santé ». Les résultats courants sont de 60 000 euros dans le vin et de 27 000 dans le fromage. À l’occasion de cette conférence, on a présenté les actions menées pour réduire les émissions de gaz à effet de serre : évolution des itinéraires techniques, écoconception des bâtiments, sélection variétale, lutte contre de nouveaux ravageurs, développement de l’autonomie alimentaire et réorganisation des filières.
Changement climatique : et si le vrai coût était celui de l’inaction ?
Le Prix du Meilleur Jeune Économiste 2026, décerné par Le Monde et le Cercle des économistes, a récompensé Adrien Bilal. Ses travaux apportent un éclairage nouveau sur une question souvent débattue : combien coûte réellement le changement climatique ?
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- La Rédaction