Trois communes du Territoire de Belfort sont actuellement alimentées en eau par le syndicat des eaux de Champagney : Evette-Salbert, Auxelles-Bas et Auxelles-Haut.
Cette situation va changer d’ici quelques semaines. Damien Meslot, président du Grand-Belfort, communauté de communes dont est membre Evette-Salbert, vient d’annoncer des travaux de raccordement de cette commune au réseau du Grand Belfort. Ils débuteront le 7 septembre et se poursuivront jusqu’à début octobre. Ils consisteront en la pose de 700 mètres de canalisation entre la rue De Gaulle à Essert, et Châlonvillars, pour un investissement de 200 000 euros. Ces travaux ne devraient pas avoir de répercussions sur la circulation, ni engendrer de coupures d’eau provisoires. De même, le tarif de l’eau pour les habitants d’Evette-Salbert ne changera pas, puisqu’ils payaient déjà leur eau au Grand Belfort.
Face à la sécheresse, Damien Meslot veut éviter tout risque de coupure en alimentation d’eau d’une des 52 communes du Grand Belfort, en l’occurrence Evette-Salbert. Si les consignes d’économie d’eau restent d’actualité dans le Territoire de Belfort, l’alimentation en eau des habitants du Grand Belfort, assurée par les points de captage de Sermamagny et de Mathay (dans le Doubs), n’est pas remise en cause. Le Grand Belfort peut donc prendre en charge les 150 000 m3 d’eau qu’il achetait auparavant chaque année au syndicat des eaux de Champagney.
Une réflexion globale sur la ressource en eau
Le président du Grand Belfort évoque plus largement une réflexion sur la ressource en eau du Grand Belfort, avec un programme d’investissements de l’ordre de 11 millions d’euros. Il prévoit de le dévoiler ultérieurement, mais il comprendra la rénovation de la station d’eau du Mont à Belfort, qui représente à lui seul 6 millions d’euros.
Michel Claudel, président du syndicat des eaux de Champagney, se réjouit de cette initiative qui allégera d’autant les ressources en eau dans son secteur. « Nous sommes à un niveau très bas, jamais atteint depuis que l’on fait des relevés. La demande a un peu baissé depuis la semaine d’août, mais la situation reste tendue. Tout ce qui peut permettre de préserver la ressource est le bienvenu. Cela représentera pour nous un manque à gagner de l’ordre de 250 000 euros par ans, mais on trouvera une solution pour équilibrer l’an prochain ». D’autant que les niveaux d’eau les plus bas sont généralement atteints vers la mi-septembre, relève-t-il.
Le syndicat des eaux de Champagney fournit 2700 m3 d’eau par jour à 18 000 habitants. Un captage au niveau de Plancher-les-Mines apporte 1800 m3 et la nappe au niveau de Plancher-Bas 900 m3.
Les communes d’Auxelles-Bas et Auxelles-Haut consomment 70 à 80 m3 chaque jour.

