« Elle a 60 ou 65 ans ; il faut la moderniser complètement », a expliqué Damien Meslot, ce mardi 23 juin, lors de la réunion des élus du Grand Belfort.
« Elle », c’est la station des eaux, située dans le quartier du Mont, à Belfort, qui alimente les robinets de l’agglomération. Elle a été construite dans les années soixante. Un chiffrage des travaux présenté aux élus fait état d’un montant total des opérations de plus de 6,7 millions d’euros hors taxes (soit plus de 8 millions d’euros TTC).
A ce stade, le plan de financement n’est pas boulé. Le président du Grand Belfort, a souligné que le financement de l’eau ne repose que « les cotisations des usagers » et que l’Agence de l’eau a d’ores et déjà annoncé la fin des aides pour ce type de travaux : « L’Agence de l’eau ne finance plus rien, a-t-il affirmé. On passe de 60% d’aides à. Pour le financement, on est en train de faire tourner des modèles.» Sur ce point, les élus devraient y voir plus clair en septembre.
Une mise en service espérée fin 2028
Les travaux prévus comprennent :
- la démolition et la reconstruction des ouvrages dégradés, avec modernisation du système de traitement
- la suppression de l’ancienne tour d’ozonation devenue inutile
- la réfection de l’étanchéité des cuves et de la zone de minéralisation
- le remplacement de certaines canalisations et vannes
la mise aux normes du bâtiment (sécurité et accessibilité)
la rénovation intérieure et extérieure du bâtiment (sols, peinture, carrelage) - l’amélioration des voiries internes pour faciliter l’exploitation
Des espaces supplémentaires seront également prévus pour ajouter de nouveaux traitements de l’eau si les normes évoluent à l’avenir, précise le rapport. L’ensemble du projet a été validé par l’ARS (Agence régionale de santé).
L’appel d’offres devrait être lancé à l’automne 2026, pour un début des trvaux en avril 2027 et une livraison fin 2028.
De l’eau de Sermamagny et de Mathay
L’Usine de Production d’Eau Potable de Belfort (UPEP) fournit environ 75% de l’eau potable du Grand Belfort grâce au captage de Sermamagny. En complément de ce captage, de l’eau provenant de Mathay peut être utilisée si nécessaire, explique le rapport présenté aux élus.
L’eau captée à Sermamagny provient de la nappe de la Savoureuse. Comme elle est très douce, elle doit être reminéralisée au contact du calcaire avant d’être envoyée vers les réservoirs de la station du Mont.
Valérie Preuilh-Choulier, pour l’opposition, s’est inquiétée de la mesure des PFAS et du résultat d’un forage prévu à Morvillars.
Les PFAS seraient « en autosurveillance », en lien avec l’ARS, et seraient en dessous des seuils. Quant au forage de Morvillars, il aurait été retardé car l’Agence de l’eau (encore elle) aurait refusé dans un premier temps d’aider à son financement. Et se serait finalement ravisée.

