Article rédigé par L’Agence Régionale de la Biodiversité Bourgogne-Franche-Comté, établissement public de coopération environnementale – PARTENARIAT
Un commerce illégal juteux
Le commerce international de faune et flore sauvages représente chaque année des milliards de dollars et alimente le 4ᵉ trafic illégal le plus lucratif au monde. Sans contrôle, ce commerce peut décimer des populations entières, prélever des espèces dans leur milieu naturel ou encourager la contrefaçon de produits d’origine animale et végétale (ivoire, bois précieux, reptiles, orchidées…). S’engage alors un cercle vicieux pour ces espèces menacées. Plus elles sont rares, plus elles deviennent convoitées, accentuant ainsi leur braconnage et leur probable disparition. Chaque spécimen contrôlé aux frontières doit faire l’objet d’un permis garantissant un commerce légal, durable et traçable.
198 espèces concernées en Bourgogne-Franche-Comté
En Bourgogne-Franche-Comté, 198 espèces présentes sont soumises à la CITES. Il peut s’agir d’oiseaux, de reptiles, d’amphibiens, de plantes ou de mammifères. Les contrôles sont assurés par des agents spécialisés (OFB, DREAL, douanes, services vétérinaires, gendarmerie), et les sanctions en cas de fraude sont lourdes : jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 150 000 € d’amende, voire 7 ans et 750 000 € en bande organisée.
La nécessité d’une convention de ce genre peut paraître évidente au vu des informations largement diffusées de nos jours sur le risque d’extinction de nombreuses espèces emblématiques telles que le tigre et les éléphants.
Parmi les 198 espèces de notre région victimes de ce trafic : l’oiseau nommé le chardonneret élégant, fait figure d’exemple. Avec ses couleurs attrayantes, il a le malheur de chanter quand il est capturé. Alors il sert de cadeau entre trafiquants par exemple. Il peut se négocier à un prix fort. Au-delà des conséquences dramatiques sur la biodiversité et le bien-être animal, ces achats et trafics illégaux profitent aussi à d’autres réseaux illicites. La collecte illégale concerne aussi les plantes (photo ci-dessus d’un Orchis Singe). Ce trafic a également entraîné une diminution substantielle des orchidées rares, les espèces nouvellement découvertes étant rapidement ciblées par les braconniers et les acheteurs.
Un trafic qui passe inaperçu ?
La criminalité liée aux espèces sauvages a un impact mondial profond dont les ramifications ne sont pas toujours bien comprises. Malgré le rôle important qu’il joue dans l’extinction de nombreuses espèces rares telles que les orchidées, les plantes grasses, les reptiles, les poissons, les oiseaux et les mammifères, le trafic d’espèces sauvages passe souvent inaperçu aux yeux du public, en matière de prévention de la criminalité liée aux espèces sauvages.
Le saviez-vous ? Certaines espèces sauvages constituent de potentiels réservoirs d’agents pathogènes susceptibles de contaminer les espèces domestiques mais également l’humain : on parle de zoonose !
En savoir plus
En savoir plus
Sources :
Source : Export ORB Sigogne, 2025
Source : Export ORB Sigogne, 2025
Liens utiles : Protection réglementaire des espèces, DREAL BFC
La CITES en bref
Vous souhaitez comprendre mieux les statuts des espèces en Bourgogne-Franche-Comté
Page indicateurs statuts des espèces de l’Observatoire Régional de la Biodiversité :
https://www.arb-bfc.fr/content/uploads/2024/08/fiche-synthese-indicateur-orb-statuts.pdf
Rendez-vous sur pour en savoir plus : https://www.arb-bfc.fr/
