Après le site de Mulhouse ou il a confirmé 1 milliards d’euros d’investissements (lire notre article), Antonio Filosa, directeur général de Stellantis, a visité le site de R&D de Belchamp, ce mardi 2 juin. Il fait partie des quatre sites de tests du groupe Stellantis en France. Belchamp s’étend sur 400 hectares dont 300 hectares de forêts. Sont dispersés 80 bâtiments laboratoires et 35 km de pistes et quasiment autant de routes de liaison. Allant de zones de moyenne à haute confidentialité, Belchamp effectue 20 000 essais et 200 crash tests par an.
S’adapter à l'électrique
Au sein des trois locaux présentés, un élément est primordial, Stellantis adapte le centre de recherche et de développement de Belchamp aux véhicules électriques. Premier arrêt dans le local tout neuf du centre R&D : le Battery safety lab. Inauguré en janvier ce local a pour mission de tester la résistance des batteries électriques (lire notre article). Notamment en cas de départ de feu. « C’est un bâtiment unique en France, unique en Europe, unique au monde », rappelle-t-on.
Autre spécificité du site de Belchamp, il accueille une chambre aérodynamique (lire notre article). Ces deux dernières années, le groupe automobile a investi sept millions d’euros dans ce local pour l’adapter aux véhicules électriques. La chambre a un double objectif, tester l’aérodynamique avec une soufflerie allant jusqu’à 230 km/h et tester la résistance au climat. « Nous allons pouvoir descendre jusqu’à -30°C et monter jusqu’à 55°C », précise Mathias Dalier, responsable des essais thermiques.
Tester les systèmes informatiques sur place
Le site de Belchamp possède sa propre zone d’évaluation des systèmes électroniques. Dans ce local, où fourmillent des dizaines d’ordinateurs et de chiffres, 300 véhicules sont testés avant même leur conception. Les véhicules, intégrant de plus en plus d’innovations, sont devenus extrêmement complexes au niveau des systèmes informatiques. Stellantis fait alors le choix de tester les systèmes avant même la conception des voitures.
Des grandes tours sont alignées. Chacune d’entre elles représente un module du système informatique de la voiture. Grâce à des logiciels, Stellantis peut tester l’informatique en fonction de certains éléments : jour, nuit, vent… De plus, les tests sont aussi automatisés. Ils sont effectués 24 heures sur 24, ce qui permet de détecter des défauts plus tôt qu’auparavant.
L’objectif ? Être plus rapide et garantir un meilleur système. « Nous avons réussi à faire rouler le prototype de STLA One en seulement six jours après la fabrication. Alors que pour faire rouler la 3008, il nous a fallu quatre semaines », explique Stellantis.
