400 événements au niveau national. Plus d’une soixantaine en région Bourgogne-Franche-Comté. La filière nucléaire a organisé, cette semaine, la 4e édition de la semaine des Métiers du nucléaire. « Nous sommes une région très importante pour l’industrie nucléaire », indique Carmen Munoz, directrice de l’action régionale Bourgogne-Franche-Comté d’EDF. On a coutume de dire que la Bourgogne-Franche-Comté n’a pas de centrale nucléaire, mais que sans elle, il n’y en aurait pas. Les principales pièces d’une centrale nucléaire sont forgées au Creusot. La cuve et le générateur de vapeur sont assemblés à Chalon-sur-Saône. Et la turbine à vapeur Arabelle, qui transforme l’énergie thermique en énergie électrique est façonnée à Belfort.
Au cours de cette semaine, des rencontres sont organisées avec des collégiens, des lycéens, des étudiants, des demandeurs d’emploi ou des personnes en reconversion. « Nous allons chercher les personnes qui pourraient nous rejoindre, pour les amener à envisager une carrière dans le nucléaire », explique la cadre d’EDF. EDF a, par exemple, embauché 850 personnes dans la région, en 2025, entre Framatome ou encore Arabelle Solutions.
À date, l’énergéticien prévoit de recruter 600 personnes en 2026, « dont spécifiquement 400 dans le nucléaire ». Rien qu’Arabelle Solutions envisage 600 recrutements d’ici 2029 (lire notre article). Raisonnablement, on peut estimer que la filière nucléaire recrutera un millier de personnes par an (les recrutements actuels sont à découvrir ici), dans la prochaine décennie, en Bourgogne-Franche-Comté, dont la moitié seront des embauches du groupe EDF (les recrutements sont à découvrir ici). Mais il n’y a pas que le groupe EDF dans la filière, assure Carmen Munoz. Il y a aussi tout un réseau de fournisseurs. « Ce serait un échec si notre plan de recrutement se faisait au détriment de notre supply chain », alerte la directrice régionale.
Tous les profils sont visés par la filière nucléaire
Tous les profils sont recherchés dans les recrutements. Aujourd’hui, 30 % des recrutements concernent des diplômés du supérieur, 50 % des postes de techniciens et 20 % des postes d’exécutants. « Le nucléaire est une industrie du temps long où l’on ne résonne pas par à-coups, rassure Carmen Munoz. On aime bien garder les gens sur du long terme. On les forme. Il y a de bonnes perspectives d’évolution et les salaires sont bons. » Surtout, la région dispose de toutes les formations pour se diriger vers cette filière, si on le souhaite.
Pour le lancement, un accent a été mis sur la féminisation ; les femmes représentent 24 % des effectifs de la filière. Sur les 19 directions de centrales nucléaires en France, 4 sont occupées par des femmes. Et tous les postes sont accessibles à toutes et tous insiste Carmen Munoz. « Nos portes sont grandes ouvertes », sourit la directrice régionale.
En Bourgogne-Franche-Comté, le nucléaire pèse 23 000 emplois, travaillant dans 270 établissements. La filière pèse près de 15 % de l’industrie régionale (lire notre article).
