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Belfort : la décision sur l’avenir des Galeries Lafayette renvoyée au 21 février

Les galeries Lafayette de Belfort, faubourg de France, à Belfort. | ©Le Trois - Thibault Quartier
Un millier de salariés maintenus dans l'incertitude: l'examen final du plan de sauvegarde des 26 magasins Galeries Lafayette détenus par Michel Ohayon a été renvoyé au 21 février par le tribunal de commerce de Bordeaux.

(AFP)

Aucune décision n’a été prise à l’issue de l’audience tenue mercredi à huis clos, car les négociations se poursuivent entre l’investisseur et ses créanciers qui ont jusqu’au 20 février pour accepter, ou non, son plan de continuation d’activité.
Le tribunal se prononcera ensuite et, s’il ne valide pas le plan, devra placer en redressement judiciaire les magasins concernés, en procédure de sauvegarde depuis un an. Ils emploient environ 1 000 salariés à Agen, Amiens, Angoulême, Bayonne, Beauvais, Belfort, Besançon, Caen, Cannes, Chalon-sur-Saône, Chambéry, Dax, La Roche-sur-Yon, La Rochelle, Libourne, Lorient, Montauban, Niort, Rouen, Saintes, Tarbes et Toulon, ainsi qu’à Tours, Pau, Rosny-sous-Bois et dans un outlet à Coquelles près de Calais.

“Les collègues en ont marre d’attendre, ça fait un an que leur vie est en stand-by”, a déploré Véronique Guichenay, représentante CFDT, tandis qu’un représentant de l’actionnaire, Michel Maire, tentait de rassurer l’assistance. “C’est long, je comprends mais on va discuter encore, on reste dans un circuit positif et il faut accepter ce plan, même si ce n’est pas le meilleur, car il n’y a pas d’autre solution”, a-t-il dit à des membres du personnel venus au tribunal.

Selon un participant, les mandataires judiciaires ont tenu le même discours à l’audience. Mais l’intersyndicale représentant les salariés s’est prononcée contre le scénario proposé pour sortir de la procédure de sauvegarde qui échoit le 22 février. Reste à connaître, surtout, la position des créanciers, auxquels Michel Ohayon demande d’effacer 70 % de ses dettes et d’étaler le reste sur 10 ans. À commencer par les Galeries Lafayette elles-mêmes, auquel il avait racheté les magasins en 2018 et 2021.

L’homme d’affaires doit plusieurs dizaines de millions d’euros au groupe, resté son principal fournisseur, au titre de l’approvisionnement des rayons et de l’utilisation de la marque, dont il réclame aussi de revoir les conditions contractuelles. Sollicitée par l’AFP, la direction de la communication des Galeries Lafayette n’a pas fait de commentaires. Selon une source proche du dossier, à l’audience, l’avocat du groupe a dit “entendre” les demandes concernant les créances mais a exclu de céder aux exigences commerciales de Michel Ohayon, son client ayant déjà “perdu beaucoup d’argent” en cinq ans.

Michel Ohayon a racheté de nombreuses enseignes de textile ces dernières années, dont Camaïeu, liquidée en septembre 2022. L’homme d’affaires, en proie à de grosses difficultés financières, a dû céder ensuite Go Sport et Gap France. La Financière immobilière bordelaise, holding de Michel Ohayon, est également placée en redressement judiciaire depuis un an et le tribunal devait également prolonger exceptionnellement de six mois mercredi sa période d’observation, selon des avocats de créanciers de la FIB ou de ses filiales. Les Galeries Lafayette exploitent en propre 19 magasins en France dont l’historique du boulevard Haussmann à Paris ; outre les 26 de Michel Ohayon, 13 autres sont exploités par la Société des Grands Magasins ou des entrepreneurs locaux.

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