L’École supérieure des technologies et des affaires (Esta) de Belfort fête ses 40 ans cette année. Depuis 1986, l’école accueille des promotions d’étudiants de futurs ingénieurs d’affaires industrielles. Elle est née « de l’ambition d’entrepreneurs et de chefs d’entreprises de former des ingénieurs d’affaires capables de faire rayonner les savoir-faire industriels d’exception présents dans le nord Franche-Comté », est-il écrit sur le site de l’école (lire notre article). Tout comme Timéo et Léonore, ils sont un peu plus de 400 « Estaliens », étalés sur des parcours entre post-bac à post-bac +5.
Allier école de commerce et technique
Cela fait trois ans que Timéo étudie à l’Esta. Après un bac général à Héricourt, vient le moment de faire un choix sur Parcoursup. « J’ai hésité avec une école de commerce. Mais, je sentais qu’il y avait ce côté technique, qui allait me manquer », se souvient l’étudiant. Avec un père ingénieur et une sœur en école de commerce, le parfait mélange pour lui était l’Esta.
« Les deux premières années, c’est un peu une prépa intégrée. Là justement c’est très général, il n’y a pas mal de pas mal de choses », développe Timéo. Durant ces deux années, les étudiants effectuent des stages. La première année Timéo a fait un stage de deux mois en production : « Quand on sort du bac, on n’a pas forcément l’image d’une entreprise et de comment c’est de bosser en tant qu’ouvrier. » En troisième année, les étudiants partent pour un séjour à l’étranger. L’objectif ? Développer leur capacité en anglais. L’étudiant a pris l’avion direction Bali pour une expérience dans le domaine du management de villas.
En rentrant, Timéo a dû préciser son avenir. Comme les autres étudiants de sa promotion, il a dû choisir une spécialité entre : énergie +, industrie 4.0, chimie-biotech, digital. « J’ai pris industrie 4.0. C’est celui qui m’intéressait le plus par rapport à là où je voudrais aller faire mon alternance. » Durant sa cinquième et quatrième année, Timéo a la possibilité de faire un parcours en alternance.
Un réseau d’anciens étudiants
« L’école n’est pas très grande. Dans ma promotion, on est une quarantaine, donc ça se passe très bien », souligne Timéo. Au-delà de l’accompagnement du corps enseignant, l’école dispose de plusieurs associations. Permettant de dynamiser la vie étudiante. « Je participe, mais en tant qu’étudiant, pas en tant qu’organisateur. » Il souligne l’importance de l’Esta Game. Deux fois par an, les étudiants de l’Esta, de l’Université de technologie Belfort-Montbéliard (UTBM) et de l’école de commerce et de management (ECM) s’affrontent. Le mot d’ordre : trois jours pour s’affronter sur plusieurs épreuves sportives.
Entre le bureau des étudiants ou encore le bureau des sports, il y a aussi l’association Estalumni. Composée d’anciens étudiants, l’association permet de créer un réseau d’Estaliens. « Typiquement, là où je vais faire mon alternance, le hasard a fait qu’il y a un Estalien qui y a fait son internat et qui est maintenant embauché. »
De Belfort à la Suisse, il n’y a qu’un pas
L’association d’anciens étudiants compte Léonore. Même si elle a été diplômée de l’Esta en 2023, elle garde contact avec l’école. « Par exemple, la semaine dernière, j’ai un élève de dernière année, qui m’a demandé des conseils pour intégrer le marché suisse. » Un marché qu’elle connaît très bien puisqu’aujourd’hui, elle y travaille.
Après son bac, Léonore valide son diplôme universitaire de technologie (DUT) en deux ans. « Le DUT englobait la double compétence : technique et commerciale. Ça m’avait vraiment plu, j’aimais bien avoir ces deux aspects-là dans mon cursus. » Dans sa zone géographique souhaitée, une autre école proposait le même parcours. Mais, contrairement à l’Esta, le diplôme n’était pas reconnu par l’État. Léonore rejoint alors les bancs de l’Esta. « J’ai intégré à parcours post-bac + 2 et j’ai fait industrie 4.0 », développe l’ancienne étudiante.
De ses trois ans à l’école de Belfort, elle retient à la fois la diversité dans les cours mais aussi dans le corps professoral. « On a la possibilité d’appliquer tout ce que l’on apprend lors de stages, d’une alternance. » Tout comme Timéo, Léonore a eu l’occasion d’effectuer un stage à l’étranger. Durant plus de cinq mois, elle a rejoint les Pays-Bas. Son diplôme en poche, elle passe deux ans en volontariat international en entreprise (VIE). « Aujourd’hui, je travaille en Suisse dans une entreprise qui est plus dans l’aéronautique (comme l’entreprise avec laquelle elle a effectué son VIE, NDLR), mais qui fabrique des pompes hydrauliques. »
