GE : Gérard d’or de l’industrie à Agnès Pannier-Runacher

Avec humour, l’intersyndicale de l’entité turbines à gaz de General Electric revient sur l’interview accordée par Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, à la chaine Public Sénat, le 25 juin (vidéo ci-dessous). Et elle revient surtout sur ses inexactitudes, après lui avoir décerné Le Gérard d’or de l’industrie ; un hommage à la cérémonie satirique récompensant les pires films et pires acteurs du cinéma français. « Record battu : 7 âneries en moins de 2 minutes », soupire l’intersyndicale, qui préfère en rire. Dans son communiqué, elle liste les erreurs. La secrétaire d’État glisse notamment que le plan social ne concerne pas le rachat de 2014. Si ce n’est pas la branche rachetée par General Electric en 2014 (Power énergie) qui est concernée aujourd’hui, l’intersyndicale rappelle quand même que l’accord ficelé en novembre 2014 évoque l’activité des turbines à gaz et notamment l’installation de quartiers généraux européens (lire notre article). L’intersyndicale revient aussi sur la baisse du volume d’activité, dont la secrétaire d’État estime qu’elle a été divisée par quatre. « APR doit encore travailler ses « divisions », car 88 (turbines fabriquées en 2008) divisé par 43 (turbines fabriquées en 2019) n’est pas égal à 4. De plus les turbines 9HA fabriquées en 2019 demandent 3 fois plus d’heures que les turbines 9E fabriquées en 2008 pour l’Irak suite à la guerre du Golfe », tance l’intersyndicale. Agnès Pannier-Runacher évoque un rebond en 2040, alors que l’agence internationale de l’Énergie envisage un rebond proche, mais surtout un doublement des besoins en 2040… En déclarant finalement que ce n’était « des activités d’avenir », l’intersyndicale estime que la secrétaire d’État « n’a toujours pas assimilé l’importance de la turbine à gaz dans la montée en puissance des énergies renouvelables, intermittentes par nature, pour la stabilité de nos réseaux électriques ».

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