Une Visio conférence a été organisée, ce mercredi 8 avril, sur la situation sanitaire et économique dans l’arc jurassien franco-suisse, dans le cadre de la conférence TransJurassienne. Elle regroupait la présidente de Région Bourgogne-Franche- Comté et deux de ses élus, le secrétaire général pour les affaires régionales représentant le préfet de région et les conseillers d’État et ministre des cantons de Berne, Jura, Neuchâtel et Vaud membres du comité d’arcjurassien.ch. « Les participants ont salué la solidarité́ entre les deux pays, marquée notamment par l’assurance rapidement donnée par les autorités françaises que le personnel soignant frontalier travaillant en Suisse ne serait pas réquisitionné́ côté́ français, ainsi que par l’accueil de plusieurs patients français dans des hôpitaux suisses », relève le communiqué, transmis jeudi. Des deux côtés de la frontière, le chômage partiel a été largement activité et des aides plus ciblées sont également mises en place de part et d’autres de la frontière. Le confinement et les restrictions de déplacement n’ont pas stoppé les échanges entre les deux territoires de l’arc jurassien. « D’un commun accord entre la France et la Suisse, le passage aux douanes des travailleurs frontaliers est maintenu, permettant ainsi de conserver l’intégrité́ des compétences et des capacités de production, notamment dans une optique de reprise économique », indique le communiqué. La conférence Transjurassienne a pointé du doigt l’importance d’éviter le repli sur soi. Cette structure de coopération transfrontalière regroupe les cantons de Berne, du Jura, de Neuchâtel et de Vaud, ainsi que la Région Bourgogne-Franche-Comté et la préfecture de région Bourgogne-Franche-Comté.
Emmanuel Viellard : « Le système est tellement figé qu’il faut des mesures d’exception »
Emmanuel Viellard, président du Medef Franche-Comté, témoigne de son inquiétude quant au contexte économique. Il revient aussi sur le plan de simplification industrielle, engagé par le gouvernement. Une initiative saluée, mais il souligne toutefois l’état de blocage constant de l’économie française. Surtout, le patronat français attend une décision : un allègement des impôts de production.
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- Thibault Quartier
