[Astuces] Sur quoi agir pour un jardin plus écolo ?

Le solstice d’été approche et nous délaissons les travaux d’intérieur pour profiter de nos extérieurs. Et les entretenir et les améliorer. Cette semaine, Fleur nous donne quelques pistes pour agir de manière plus respectueuse envers l’environnement dans nos espaces verts.

Le solstice d’été approche et nous délaissons les travaux d’intérieur pour profiter de nos extérieurs. Et les entretenir et les améliorer. Cette semaine, Fleur nous donne quelques pistes pour agir de manière plus respectueuse envers l’environnement dans nos espaces verts.

Un jardin n’est-il pas écologique par nature ? On pourrait le croire mais les engrais, les désherbants et les matériaux plastiques font encore légion. De même que les macadam et graviers ont la part belle sur nos extérieurs.

Hormis les bannir, quels peuvent être les gestes pour un jardin plus respectueux de l’environnement ?

Végétaliser

Aussi évident que cela puisse paraître, il faut planter. Planter et planter encore. Végétaliser. Utiliser le moindre morceau de terre pour semer. Retirer une partie des graviers pour y mettre une plate-bande. Ôter quelques pavés pour y faire pousser un rosier. Enjoliver un mur avec des grimpants. Installer quelques jardinières sur une palissade… Et laisser les bienfaits des végétaux agir. Premièrement pour leur esthétique, deuxièmement pour réinviter la vie en ces lieux : abeilles butinantes, papillons, lézards, oiseaux… Et pour les plus chanceux, voir un hérisson y élire domicile. Et dernièrement, pour chaque plante, contribuer à assainir – à toute petite échelle mais en faisant sa part – l’air et les sols.

Il est intéressant aussi de mêler les espèces fleuries et les espèces nourricières (fraisiers, framboisiers, aromatiques, médicinales…).

Pour les adeptes de la tonte, régulière, si l’aspect jardin punk vous rebute, il est toujours possible de laisser un espace sauvage le long d’un mur, un coin de terrain  bien délimité et de prendre plaisir à voir quelles espèces de plantes s’y développer et les butineurs s’y régaler.

Cultiver en permaculture

Que ce soit au potager ou dans les zones fleuries, il suffit d’observer la nature pour se rendre compte qu’elle a horreur du vide. Un coup de pluie et les mauvaises herbes reviennent ! Un sol a nu est un sol qui souffre, et par conséquent, les plants que nous y mettons aussi. 

Les bases de la permaculture sont le mélange des espèces et le paillage.

Adieu les rangs bien ordonnés et bonjour les carrés potagers où s’entremêlent laitues, poireaux, haricots, tomates, ciboulette et bourrache. Un conseil ? Laissez pousser en début de saison ! Vous aurez la surprise de découvrir que les tomates, salades, œillets d’Inde, courges, tournesols, maïs se sont ressemés seuls. Ceci est à la condition que vos premiers plants soient reproductibles car certains plants sont stériles. En fin de saison, récupérez les graines, tant de moutarde, de chou, de fleurs, de radis. Par manque de temps, il arrive qu’on soit vite envahi par “les mauvaises herbes” mais elles aussi sont pleines de surprises : les myosotis, ancolies, armoises, bouillons blancs, consoudes, fleuriront les recoins.

Le second secret de la permaculture sera de pailler les cultures, cela consiste à recouvrir le sol nu d’une couche épaisse de paille, foin, tonte séchée ou feuilles mortes. Son utilité sera de maintenir l’humidité de la terre et ainsi espacer les arrosages, cela limite également l’érosion des sols et leur épuisement et enfin, ça freine la repousse des mauvaises herbes qui n’arrivent pas à percer la couche de paille.

Récupérer l'eau de pluie

Une cuve à eau branchée à un chéneau et voilà une réserve d’eau pour arroser vos plantations. Les étés caniculaires de Franche-Comté peuvent induire une consommation d’eau en grande quantité. Récupérer l’eau, c’est autant d’économies faites, d’eau non prélevée dans les nappes phréatiques et d’une qualité bien plus appréciée par les plantes que l’eau chlorée du réseau potable. A vous les aller-retours à l’arrosoir mais on trouve désormais des tuyaux à brancher en direct sur les cuves. De plus, cela peut devenir un élément décoratif au jardin, il existe des cuves très design, à double usage où l’on peut planter au-dessus et stocker l’eau au dessous et de toutes tailles !

Composter

Le compost, c’est la pratique la plus efficace pour alléger vos poubelles. Épluchures, taille de végétaux, feuilles mortes, fruits et légumes abîmés, coquilles d’œuf, marc de café, tout y est bienvenu. Dans notre foyer, cela représente environ 250 kilos de déchets alimentaires, sans compter tous les déchets verts issus des extérieurs. 

À aménager dans un coin de potager ou de terrain, à l’air libre ou dans un petit conteneur pour les espaces étroits tels que balcons, petites cours…

Deux fois par an, à l’automne et au printemps, vous pourrez récupérer la couche inférieure. Les déchets auront été transformés par les vers et insectes en une belle terre noire et riche. Il suffira de l’ajouter pour enrichir le potager, les massifs de fleurs, les plantations en bac…

Favoriser les matériaux de récupération ou naturels

Pour nos extérieurs, du matériel de base est nécessaire. Avant de se ruer dans les commerces, il faut avoir le réflexe de vérifier si on le trouve d’occasion. En effet, de nombreuses annonces vous proposent des outils, tondeuses, pots de fleurs, plants de légumes à bas prix. 

Pour les matériaux de base, la récupération fonctionne bien ! Bois de palettes pour construire jardinières, carrés potagers ou entourage du compost, rameaux de noisetier ou de saule pour confectionner treillage, canisses, tuteurs. Pour les plus bricoleurs, d’anciennes fenêtres deviennent serre, d’anciens bacs deviennent petite mare ou point d’eau…

Et si en dernier recours, l’achat est nécessaire, le mieux est de privilégier les matériaux naturels et durables tels que la terre cuite, le zinc, le bois.

Désherber de manière douce

Il n’y aura pas de miracle. Si nous voulons désherber les allées, terrasses, cours gravillonnées sans anéantir tout le microcosme des insectes, vers et autres êtres vivants, il va falloir le faire à la main. Les herbes arrachées iront nourrir le compost ou se superposer sur le paillage du jardin. 

La technique du sel /vinaigre blanc /eau marche bien et sera toujours plus douce que les désherbants industriels ravageurs mais non sans conséquence sur le petit monde vivant.

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