Une gouvernance disputée à l’université de Bourgogne-Franche-Comté 

30 000 apprenants retrouvent le chemin de l’université de Franche-Comté, ce mardi 1er septembre.

Le siège de l’université de Bourgogne-Franche-Comté, situé à Besançon, suscite la convoitise. Le président de l’université de Bourgogne a posé un ultimatum. Si l’Etat n’accorde pas un bi-siège, il souhaite supprimer la coopération telle qu’elle est pour créer un grand campus dijonnais. 

Le siège de l’université de Bourgogne-Franche-Comté, situé à Besançon, suscite la convoitise. Le président de l’université de Bourgogne a posé un ultimatum. Si l’Etat n’accorde pas un bi-siège, il souhaite supprimer la coopération telle qu’elle est pour créer un grand campus dijonnais. 

Le président de l’université de Bourgogne, Vincent Thomas, a annoncé la sentence. Si au 31 mai 2022, l’Etat n’accède pas à sa demande d’un bi-siège à l’université de Bourgogne-Franche-comté (UBFC), conjointement au siège de Besançon, il souhaite tout bonnement supprimer l’université Bourgogne-Franche-Comté, au profit d’une “convention de coopération”. Selon un communiqué conjoint du Grand Besançon, du Grand Belfort, et des agglomérations du Pays de Montbéliard et Vesoul, le président de l’université de Bourgogne et le maire de Dijon, François Rebsamen, projetteraient déjà de créer un établissement unique au sein du Grand campus dijonnais. 

Depuis 6 ans, le siège est installé à Besançon, « à l’issue d’un accord politique difficile », précise le communiqué. C’est aussi là-bas que sont installés le Crous et la Région Académique. « L’UBFC a été créée en 2015 pour démultiplier les forces de la recherche de la région à l’échelle nationale et internationale », précise le communiqué avant d’ajouter que les objectifs ont été tenus et que.« l’excellence est répartie sur le territoire de Bourgogne Franche-Comté », permettant à la production scientifique d’être classée à Shangaï. 

Avec la menace d’une suppression de l’université de Bourgogne-Franche-comté, c’est aussi le classement mondial qui est en danger, alarme les présidents d’Agglomération. Le communiqué expose : « La remise en cause permanente de la gouvernance a déjà eu comme effet de faire perdre l’ISITE (label d’université d’excellence).» Ce nouveau problème risque aussi d’engendrer un déclassement au niveau de l’enseignement supérieur régional. « Le CNRS affirme retirer ses forces de la région si les partenaires devaient aller vers une convention de coopération.» 

Face à cela, le Grand Besançon, le Grand Belfort, et les agglomérations de Vesoul et du pays de Montbéliard se liguent pour éviter la déconstruction de l’organisation actuelle. « Nous exigeons le respect des accords politiques établis lors de la fusion des régions », concluent-ils. 

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