Haute-Saône: la justice annule une autorisation d’agrandissement d’un élevage de vison

Vison - Image par Derek Naulls de Pixabay

Un exploitant installé à Montarlot-lès-Rioz prévoyait de porter son élevage de moins de 2000 à 7700 visons d’Amérique. L’association Combactive, et les associations de protection des animaux One Voice et Dignité Animal ont déposé un recours auprès du tribunal administratif de Besançon.

(AFP)

Un exploitant installé à Montarlot-lès-Rioz prévoyait de porter son élevage de moins de 2000 à 7700 visons d’Amérique. L’association Combactive, et les associations de protection des animaux One Voice et Dignité Animal ont déposé un recours auprès du tribunal administratif de Besançon.

Le tribunal administratif de Besançon a annulé une autorisation d’agrandissement d’un élevage de visons en Haute-Saône, après un recours déposé par des associations de protections des animaux a appris l’AFP ce jeudi 12 novembre. Le tribunal avait été saisi d’un recours contre une autorisation accordée par le préfet de Haute-Saône à un exploitant installé à Montarlot-lès-Rioz, lui permettant de porter son élevage de moins de 2000 à 7700 visons d’Amérique.
Dans sa décision rendue mardi, le tribunal administratif révèle que l’étude d’impact intégrée au dossier de demande d’autorisation était « insuffisante », ne faisant pas apparaître certains éléments en matière d’incidence du projet sur l’environnement.
Ainsi, le dossier ne permettait pas de connaître « l’impact des pompages sur la ressource en eau » d’une rivière locale, pompages qui servaient aux opérations de lavage du matériel et à la brumisation des cages. Le tribunal administratif a cependant précisé que cette décision ne remet pas en cause l’autorisation dont dispose l’exploitant de détenir moins de 2000 animaux.

La fermeture de tous les élevages en France sous cinq ans

« Ces élevages sont dangereux et nocifs pour l’environnement » et « ils ne répondent pas au minimum nécessaire du bien-être animal », a souligné dans un communiqué l’association Combactive, à l’origine du recours avec les associations de protection des animaux One Voice et Dignité Animal.
En septembre, la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, avait annoncé la fermeture « sous cinq ans » des élevages de visons en France, au nombre de quatre.
Certains élus, dont le député LREM Loïc Dombreva, ont réclamé l’accélération du processus au nom du « principe de précaution », après que le Danemark a annoncé au début du mois procéder à l’abattage massif de tous les visons du royaume – soit 15 à 17 millions de têtes.
Selon les autorités locales, une version mutée du SARS-Cov-2, qui pourrait menacer l’efficacité d’un futur vaccin, a été transmise par ces animaux à douze personnes.
L’association La Fourrure française a elle dénoncé des tentatives « d’instrumentaliser la crise pandémique » du Covid-19 pour accélérer la fermeture des quatre élevages.

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