Présidentielle : 4 infos à retenir dans le Territoire de Belfort

Emmanuel Macron termine en tête du 1er tour de l’élection présidentielle avec 27,6 % (estimation à 22 h 48, du média Le Monde), devant Marine Le Pen avec 23 % et Jean-Luc Mélenchon, avec 22,2 %. Dans le Territoire de Belfort, comme en 2017, Marine Le Pen arrive en tête. 4 informations à retenir sur ce premier tour.

Emmanuel Macron termine en tête du 1er tour de l’élection présidentielle avec 27,6 % (estimation à 22 h 48, du média Le Monde), à l’échelle nationale, devant Marine Le Pen avec 23 % et Jean-Luc Mélenchon, avec 22,2 %. Dans le Territoire de Belfort, comme en 2017, Marine Le Pen arrive en tête. 4 informations à retenir sur ce premier tour. mis à jour le 11 avril à 14h40

Marine Le Pen en tête

Dans le Territoire de Belfort, la candidate Rassemblement national (RN) Marine Le Pen recueille 27,37 % des suffrages exprimés (26,89 % en 2017), contre 24,07 % à Emmanuel Macron. L’écart est moins important cette année, de 3,3 points, qu’en 2017, où Emmanuel Macron enregistrait un débours de plus de 6 points. Ce dimanche 10 avril, 2 293 voix séparent Emmanuel Macron de Marine Le Pen dans le Territoire de Belfort. Si Marine Le Pen enregistre plus de suffrages exprimés cette année, elle recueille moins de voix qu’en 2017 : 19 061 voix contre 19 249, résultant d’un nombre d’inscrits sur les listes électorales moins élevé. Marine Le Pen est aussi en tête en Bourgogne-Franche-Comté, avec 27,4 % des suffrages exprimés.

Jean-Luc Mélenchon (lire par ailleurs), complète le podium, comme à l’échelle nationale, avec 20,96 %. L’écart est plus important dans le département qu’à l’échelle du pays où le candidat de La France insoumise talonne Marine Le Pen. Cette dernière enregistre de très hauts scores dans certaines communes du Territoire de Belfort : 51,92 % à Vellescot ; 56,14 % à Riervescemont ; 45,04 % à Suarce ; 40,85 % à Grandvillars ; 41 % à Morvillars. « Nous sommes satisfaits », a confié Christophe Soustelle, délégué départemental du Rassemblement national et conseiller régional, par ailleurs candidat aux élections législatives dans la 1re circonscription du Territoire de Belfort. « Nous avons eu 5 ans de Macron dans la figure. Les gens ont vu ce que c’était de ne pas croire en la nation. Elle protège », ajoute-t-il. De poursuivre : « Nous sommes plus déterminés que jamais. Nous avons la dynamique. Elle va gagner. » Dynamique que l’on observe à l’échelle locale en comptabilisant les voix de l’extrême droite. Si l’on ajoute les voix de Marine Le Pen dans le Territoire de Belfort à celles d’Éric Zemmour et de Nicolas Dupont-Aignan, on obtient 38 % des suffrages exprimés, soit près de 14 points de plus qu’Emmanuel Macron. Alors, si sa marge semble plus grande qu’en 2017 au soir du premier tour, la dynamique n’est clairement pas dans son camp. « Il fallait que nous soyons premier et nous sommes premiers (au niveau national, NDLR) », commente le député européen Modem Christophe Grudler, de la majorité présidentielle. « C’est la première marche de l’escalier », ajoute-t-il, insistant sur la nécessité de « fédérer et rassembler ». Et de relever : « Tous ceux qui sont attachés à la République sont nécessaires à la victoire. Il ne doit pas manquer une voix à Emmanuel Macron. »

Jean-Luc Mélenchon capitalise

À l’échelle nationale, 0,8 point sépare Marine Le Pen de Jean-Luc Mélenchon (estimation ce dimanche à 22h48) ; ce lundi matin, Jean-Luc Mélenchon enregistre 21,95% des voix et Marine Le Pen 23,41%. Le candidat de La France Insoumise a aussi conquis le vote des ultra-marins. Les estimations de fin de soirée plaçaient Jean-Luc Mélenchon 3e avec 22,2 % des suffrages exprimés, contre 23 % pour Marine Le Pen. À un cheveux de la finale. Dans le Territoire de Belfort, il se classe aussi 3e, comme en 2017, avec 20,96 % des suffrages exprimés. Il recueille 14 601 voix, contre 13 672 voix. À Belfort, le candidat de l’Union populaire termine en tête avec 29,54 % des suffrages exprimés, comptabilisant près de 5 000 suffrages (4 838 voix) ; en 2017, il avait enregistré 4 162 voix. Il augmente son pourcentage de suffrages exprimés de plus de 6 points. Aux Résidences, Jean-Luc Mélenchon enregistre 49,31 % des suffrages exprimés au centre culturel et social des Barres et du Mont, 63,58 % dans un bureau de vote installé à l’école Louis-Pergaud, 50,54 % à l’école maternelle René-Rucklin. On enregistre aussi 58,86 % dans un bureau de vote installé à l’école élémentaire Raymond-Aubert. À Bavilliers aussi le candidat de La France insoumise termine en tête, avec 25,46% des suffrages exprimés. Il est très présent dans les quartiers populaires de la ville. « Avec l’Union populaire, nous avons posé des bases solides », estime Florian Chauche, conseiller municipal d’opposition à Belfort et membre de La France insoumise. Il juge que le travail de terrain et la mobilisation paient. Jean-Luc Mélenchon est aussi en tête à Strasbourg ou encore à Mulhouse.

Une participation au rendez-vous

À l’échelle nationale, la participation se situe à 74 %, contre 77,7 % en 2017, soit une abstention de 26 %. Dans le Territoire de Belfort, la participation s’élève à 76,27 %, contre 77,29 % en 2017. Elle est donc sensiblement la même. À Belfort, la participation s’élève à 70,68 %. Le taux de participation était l’une des principales interrogations de ce scrutin. Finalement, les Français se sont déplacés aux urnes ce dimanche, même si ce scrutin enregistre la moins bonne participation depuis l’instauration du quinquennat en 2002 : 20,29 % d’abstention en 2002 ; 16,23 % en 2007 ; 20,52 % en 2012 ; et 22,23 % en 2017.

La chute des partis traditionnels

Anne Hidalgo et le Parti socialiste à 1,7 %… Moins que Jean Lassale, avec 3,1 % ! Valérie Pécresse et Les Républicains qui n’obtiennent même pas le remboursement des frais de campagne, en ne recueillant que 4,8 % des suffrages exprimés… Les partis traditionnels sont à la rue. Yannick Jadot non plus ne capitalise pas, en ne recueillant que 4,7 % des suffrages exprimés. Lui aussi est en-dessous de la barre symbolique des 5 %, synonyme de remboursement des frais de campagne. « La droite républicaine a plus qu’un genou à terre », a commenté Ian Boucard, député Les Républicains du Territoire de Belfort. Il estime que son parti est à « la croisée des chemins ». Qu’il faut « tout casser pour tout reconstruire », pour ne pas suivre la trace du Parti socialiste et n’enregistrer que 2 % lors du prochain scrutin. La dynamique nationale s’observe localement. Avec un député, un sénateur, un président de conseil départemental et un maire de la plus grande ville du département, le parti Les Républicains est bien implanté. Mais même ici, Valérie Pécresse n’enregistre que 4,77 % des suffrages exprimés à l’échelle du département et 5,29 % à Belfort. Ce qui fait dire à un observateur avisé de la vie politique locale qu’il y a de plus en plus de déconnexions entre les scrutins locaux et les scrutins nationaux.

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