Portrait du Président décroché à Besançon : le « gilet jaune » jugé en octobre

Stéphane Espic a été placé sous contrôle judiciaire pour « vol et dégradation de biens publics ». Son avocat espère « obtenir une relaxe sans difficulté ».

(AFP)

Stéphane Espic a été placé sous contrôle judiciaire pour « vol et dégradation de biens publics ». Son avocat espère « obtenir une relaxe sans difficulté ».

Le « gilet jaune » interpellé mercredi après avoir remplacé à Besançon le portrait d’Emmanuel Macron par un QR code pour protester contre le passe sanitaire, sera jugé le 21 octobre, a indiqué ce jeudi 5 août le parquet de cette ville. Déféré à l’issue de sa garde à vue, Stéphane Espic, qui s’était fait connaître pendant le mouvement des « gilets jaunes », a été placé sous contrôle judiciaire pour « vol et dégradation de biens publics » et a interdiction de manifester à Besançon, a précisé le parquet.
Il sera jugé le 21 octobre devant le tribunal correctionnel de Besançon, selon cette même source.
L’un de ses avocats, Me David Libeskind, a dénoncé auprès de l’AFP des accusations « abusives et disproportionnées » et une « arrestation politique », ajoutant que son client est une « personnalité excentrique qui a des revendications politiques », mais « qui n’a pas commis de violences ».
Le « gilet jaune » avait été arrêté mercredi à Nancy et placé en garde à vue après avoir décroché lundi un portrait d’Emmanuel Macron dans l’hôtel de ville de Besançon, qu’il avait remplacé par un QR code, selon un communiqué de ses avocats, qui précisait que l’action avait été filmée et mise en ligne sur Facebook.
La vidéo visible sur le groupe « soutien à la dissidence » montre notamment le portrait du chef de l’Etat en train d’être retiré de son cadre et remplacé par la photocopie d’un QR code en forme de doigt d’honneur et portant la mention « non au pass sanitaire! ». « Je ne vois pas en quoi c’est une dégradation », a déclaré Me Libeskind, qualifiant le dossier de « juridiquement faible »: « nous devrions obtenir la relaxe sans difficulté ».

Ceci vous intéressera aussi
« Guerre de territoire » entre trafiquants à Besançon : jusqu’à 10 ans de prison
Affaire Péchier: sa caisse de prévoyance lui réclame le remboursement de 500.000 euros

Les membres d'un clan ayant participé à des affrontements armés pour le contrôle du trafic de drogue, entre novembre 2019 Lire l'article

Du fournil au marché dominical, le « boulanger humaniste » de Besançon entre en campagne

Stéphane Ravacley, le "boulanger humaniste" de Besançon est entré officiellement en campagne, celle des législatives de juin.

Jonathann Daval condamné en appel à 160 000 euros de dommages-intérêts
Jonathann Daval procès novembre Vesoul

La cour d'appel de Besançon a confirmé vendredi la condamnation de Jonathann Daval, qui purge une peine de 25 ans Lire l'article

Belfort : des enseignants du Courbet dénoncent la désorganisation liée à la réforme du lycée

Des enseignants du lycée Gustave-Courbet, à Belfort, ont publié une lettre ouverte adressée à la rectrice académique pour dénoncer la Lire l'article

Défilement vers le haut