Peugeot Motocycles va produire un 3e scooter à l’usine de Mandeure

Il y a 125 ans, Peugeot Motocycles produisait le premier 2-roues motorisé. La marque, détenue aujourd’hui par l’Indien Mahindra, revient en force et affiche ses ambitions. Elle conforte l’usine de Mandeure, avec la production d’un 3e scooter premium dès la fin de l’année.
L'usine de Mandeure de Peugeot Motocycles va produire un 3e scooter, dès fin 2022. | ©Peugeot Motocycles
Il y a 125 ans, Peugeot Motocycles produisait le premier 2-roues motorisé. La marque, détenue aujourd’hui par l’Indien Mahindra, revient en force et affiche ses ambitions. Elle conforte l’usine de Mandeure, avec la production d’un 3e scooter premium dès la fin de l’année.

« Nous revenons en force ! » C’est la promesse formulée par Matthieu Brinon, directeur commercial, marketing et communication de Peugeot Motocycles. À l’occasion du Salon dédié aux cycles et motocycles EICMA, qui se tient à Milan (Italie) du 8 au 13 novembre, Peugeot Motocycles présentera pas moins de cinq nouveautés. « C’est un Salon historique », assure le cadre de l’entreprise, détenue à 100 % par l’Indien Mahindra depuis 2019. L’industriel « va étoffer sa gamme et revenir sur des segments anciens », annonce Matthieu Brinon, rappelant que Peugeot Motocycles est le plus anciens producteurs de 2-roues motorisé au monde. Le premier modèle a été produit en 1898. « Nous allons passer dans une nouvelle ère », assure également le directeur.

Peugeot Motocycles va notamment lancer un 2-roues de 400 cm3, avec des technologies très proches de celles de la moto associées à « toutes les forces du scooter », confie Matthieu Brinon, sans dévoiler, non plus, plus d’éléments, afin de laisser la surprise aux annonces du Salon EICMA. « Et ce sera une production Mandeure », assure-t-il également, dont l’usine est justement orientée vers les produits premium. L’usine produira désormais trois scooters : le Metropolis, dont le succès ne se dément pas ; le 125 cm3 Pulsion, dont la réussite dépassent les espérances ; et le nouveau scooter 400 cm3, produit dès la fin de l’année et que l’on peut qualifier de SUV si on le compare à l’univers automobile.

Matthieu Brinon, directeur commercial, marketing et communication de Peugeot Motocycles (©Le Trois – Thibault Quartier).

8 000 unités produites par an à Mandeure

« Nous avons eu des années compliquées, admet le directeur. Nous avons fait face. » Aujourd’hui, la dynamique reprend, débarrassée de la pénurie de semi-conducteurs confirme le directeur ; c’est l’intérêt, notamment, d’être adossé à un groupe pesant 250 000 collaborateurs et présent dans plus de 100 pays. « Ce 3e véhicule, c’est la preuve que l’on ne veut pas quitter Mandeure, où nous gardons les produits à forte technologie, insiste Matthieu Brinon. Nous sommes fiers d’apposer le drapeau français sur tous nos véhicules qui sortent de l’usine. » Le directeur commercial souligne l’importance du site de Mandeure, siège social de la marque. « Le savoir-faire reste sur le territoire, la production reste sur le territoire et les choix stratégiques partent de ce territoire », appuie-t-il. Le pole R&D comprend une soixantaine de personnes. L’usine de Mandeure produit aujourd’hui 8 000 unités par an et compte 345 employés.

Matthieu Brinon rappelle également l’importance de l’ouverture internationale, tant dans l’animation des équipes, que dans la stratégie de Peugeot Motocycles, qui détient plus de 3 000 points de vente dans le monde, dont 350 en France. La marque, qui détient un accord de licence avec Peugeot jusqu’en 2065, exporte dans 45 pays. « Plus nous nous développerons en Chine et au Vietnam, plus nous serons forts en Europe et à Mandeure », argumente le directeur.  Peugeot Motocycles produit à Jinan (40 000 unités par an), en Chine, à Pithampur (100 000 unités par an), en Inde, et à Chu Lai (5 000 unités par an) au Vietnam, en lien avec son partenaire industriel Thaco.

Peugeot Motocycles est très fier d'apposer le drapeau français sur ses scooters qui sortent de l'usine de Mandeure (©Peugeot Motocycles).

Électrification

À l’occasion de ce Salon, Peugeot Motocycles affiche ses ambitions. La marque va revenir sur le marché de la moto, sur lequel elle absente depuis plusieurs décennies. La gamme Django va connaître des nouveautés. Un scooter grande roue, pour le marché méditerranéen, va aussi être présenté à l’occasion de cet évènement italien

Un nouveau scooter électrique 50 cm3 a été présenté, quant à lui, au Mondial de l’auto à Paris, le e-Streetzone, doté d’une autonomie de 112 km, en version deux batteries ou mode éco ; le premier scooter électrique de la marque a été lancé en 1996. « Nous étions extrêmement précurseurs », observe Matthieu Brinon. Le Ludix arrive en fin de vie, note-t-il. En 2023, d’autres produits « électriques » sont programmés, avec la volonté de proposer des produits pour des clients privés, mais aussi les clients de flottes, comme les livreurs. Des choses sont en cours avec La Poste ou Burger King. « L’électrification de nos véhicules est fondamentale, convient-il, mais il faut bien lire le marché actuel. » Et il faut trouver le bon curseur entre puissance et autonomie. Des réflexions sont aussi lancées sur l’électrification de la moto. Et l’hydrogène est scruté.

Après avoir fait le dos rond, Peugeot Motocycles repart de l’avant, déterminée. Mandeure, où on a produit jusqu’à 400 000 mobylettes par an, est au cœur de la stratégie premium et européenne de la marque. « C’est un territoire à potentiel énorme, assure Matthieu Brinon, ne serait-ce que par sa localisation. » Au cœur de l’Europe de l’Ouest.

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