Malsaucy : une fresque de Saype fait vibrer les Eurockéennes [vidéo]

Fresque réalisée par Saype, pour les Eurockénnes, pour faire vibrer le festival malgré l'annulation, au Malsaucy.

Pour que le cœur des Eurockéennes batte malgré l’annulation du festival, Saype a dessiné une fresque éphémère au Malsaucy. Une fresque qui faire vivre l’esprit rock. Pour immortaliser ce moment, un clip a été tourné, avec le groupe Last Train, qui se produit dans le dessin de Saype. Hommage au festival. Hommage à la jeune création.

Pour que le cœur des Eurockéennes batte malgré l’annulation du festival, Saype a dessiné une fresque éphémère au Malsaucy. Une fresque qui fait vivre l’esprit rock. Pour immortaliser ce moment, un clip a été tourné, avec le groupe Last Train, qui se produit dans le dessin de Saype. Hommage au festival. Hommage à la jeune création.

18 h. Ce jeudi 2 juillet. On ressent tous un peu de nostalgie. Les portes des Eurockéennes édition 2020 devaient s’ouvrir, inaugurant un nouveau format. On devait assister au traditionnel sprint des premiers arrivés. Du cadeau du festival à celui qui franchit la ligne de départ en pole position. La crise sanitaire aura eu raison des évènements rassemblant plus de 5 000 personnes pour l’été. Et depuis le 14 avril, on digère cette triste nouvelle.

« Une fois passé le coup de la sidération de l’annulation, confie Jean-Paul Roland, directeur du festival, on s’est posé la question de ce qu’on allait faire. » Rapidement, Les Eurockéennes rejettent l’organisation d’un festival virtuel. « Car pour nous, un festival, c’est un moment physique, avec de l’énergie collective », insiste le directeur.

[ En images ]

Photos prises par Valentin Flauraud for Saype

Une fresque de 5 000 m2

Pour répondre à cet esprit, Jean-Paul Roland contacte l’artiste Saype. En 2018, le Belfortain, adepte de l’art urbain et du land art, qui réalise actuellement un ambitieux projet à travers le monde, Beyond walls project, a déjà réalisé deux fresques pour les Eurockéennes, à l’occasion de la 30e édition. Une dans les fossés de la citadelle de Belfort. L’autre sur le site du festival, près de la Plage, pour être visible depuis la Grand Roue, installée alors pour la première fois.

Une telle idée trainait dans la tête de Saype depuis quelques temps, en observant cette culture « qui tombait à l’eau ». Cette fresque de 5 000 m2 met en avant la figure d’un enfant. « Il en ressort toujours un côté naïf, insouciant, spontané », analyse cet amoureux des Eurockéennes. Son dessin représente un gamin, jouant dans un carton, décoré comme une voiture. Il porte un casque et un bomber en cuir. « Celui de son père », sourit Saype. Dans sa main droite, il tient un mégaphone. « Pour faire résonner le site », explique-t-il. Et avec sa main droite, il signe la corne des rockeurs !

Saype a réalisé une fresque éphémère pour les Eurockéennes, malgré l'annulation.
Le peintre, spécialiste d'art de rue et de land art, Saype, Guillaume Legros (©Le Trois – Thibault Quartier).

Last train joue dans la fresque

Cette fresque éphémère, réalisée mi-juin, a permis de réaliser un clip, diffusé ce jeudi 2 juillet, à l’heure de l’ouverture des portes. Un clip dans lequel la bande son est assurée par le groupe du sud Alsace, Last Train, qui devait monter sur la Grande scène cette année. Depuis le mégaphone de la fresque, Last Train interprète The idea of someone, single de leur 2e album, qu’il n’a encore jamais joué sur scène. Un beau clin d’œil pour le festival. « C’est notre festival de cœur », sourit Jean-Noël Scherrer, leader de Last train, très honoré. Le jeune groupe, amoureux de lives, a dû annuler près de 80 dates, dont des concerts à l’Olympia. Pendant le confinement, Last train a eu beaucoup de propositions de live stream ; il a décliné. Pas de promiscuité. Pas de public. Pas de chaleur. Pas de communion.

« Pour nous, c’est un hommage à la jeune création, totalement à l’arrêt », confie Jean-Paul Roland. C’est un hommage aussi au site et à ceux qui permettent au festival « de sortir du tunnel », en maintenant une subvention ou un mécénat. « De réentendre de la musique et de voir de la création, ça nous a ragaillardis dans cet été un peu déprimant », confie Jean-Paul Roland, en racontant son retour sur la presqu’île du Malsaucy. Et comme à chaque édition du festival, on a dû scruter la météo. On a même essuyé de la pluie en découvrant le projet. On se dit à l’année prochaine.

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