Les médecins du nord Franche-Comté appellent à respecter les gestes barrières

Les médecins du nord Franche-Comté tirent la sonnette d'larme.

Des médecins de l’hôpital du nord Franche-Comté tirent la sonnette d’alarme : la deuxième vaque approche et, pour lutter contre la covid-19, il n’y pas pas trente-six solutions : porter le masque, se laver les mains, respecter la « distanciation sociale ». Y compris en famille.

C’est une évidence pour eux : la deuxième vague est en train de monter et le risque est grand d’être confrontés à un nouvel afflux de malades à l’hôpital et à une multiplication des décès liés à la covid-19. Lors d’une conférence de presse organisée à l’hôpital Nord-Franche-Comté ce vendredi 25 septembre, les docteurs Anne-Sophie Dupond (présidente de la commission médicale d’établissement), Frédérique Nassoy Stehlin (présidente du conseil de l’ordre du Territoire de Belfort), Vincent Gendrin (chef de service des maladies infectieuses) et Sylvain Malfroy (médecin réanimateur) tirent la sonnette d’alarme en direction du public : « Nous, médecins en charge des patients de l’aire urbaine du nord Franche-Comté, souhaitons avertir la population du nord Franche-Comté qu’en cas de non-respect des mesures barrière, compte-tenu du nombre important à venir de patients atteints du covid-19, le profil sera identique avec de nombreux morts et des patients potentiellement très affaiblis après leur séjour en hospitalisation, voire en réanimation. Le virus n’a pas changé ; il ne s’est pas affaibli. Notre seule arme actuellement est le respect des gestes barrière : distanciation sociale, port du masque et lavage des mains et solution hydroalcoolique ».

Leur appel est lancé à l’ensemble de la population, avec une inquiétude particulière sur les rassemblement familiaux : « Nous ne souhaitons pas un nouveau confinement, mais un esprit de confinement dans le cercle familial. Il faut un respect des gestes-barrière par tout le monde ; une auto-responsabilisation est indispensable », expliquent-ils en substance. Et ils invitent les jeunes à « protéger [leurs] aînés ». Alerte aussi sur l’arrivée de l’automne et des maladies saisonnières qui l’accompagnent. « Il faut contacter son médecin au moindre symptôme, explique le docteur Frédérique Nassoye Stehlin. Il fera la part des choses et prescrira un test si besoin. Les délais pour les tests comme pour les résultats sont désormais acceptables ». Alerte enfin, sur l’arrivée de l’épidémie de grippe, avec une incitation forte à se faire vacciner : « C’est une deuxième épidémie qui va se surajouter ».

Une progression exponentielle

Ce vendredi, cinq malades du covid-19 sont en réanimation et quatre sont hospitalisés dans le service des maladies infectieuses. Compte-tenu des personnes actuellement infectées par le virus, les médecins s’attendent à une progression sérieuse de ces chiffres dans les quinze prochains jours. « Les courbes augmentent pour les plus de 65 ans, les plus de 75 ans. Le nombre de cas double tous les quinze jours. Si ça continue comme cela, on passera donc de 9 à 18 lits dans deux semaines, et à 36 lits dans quatre semaines. »

Pour l’instant, l’hôpital maintient l’ensemble de ses activités. Mais si la progression qu’ils craignent se confirme, il sera amené, comme au printemps, à reporter des examens et des opérations non urgentes, de façon à prioriser les cas covid et les urgences. Le plan Blanc n’a pas encore été activé à l’hôpital, mais « la feuille de route est tracée ; la stratégie est établie », souligne le Dr Anne-Sophie Dupond.

Évolution inquiétante dans Doubs, rassurante dans le Territoire de Belfort, selon l'ARS

« Les établissements de santé de Bourgogne-Franche-Comté prennent désormais en charge 110 patients atteints de formes graves du coronavirus, dont 17 en réanimation, indique ce vendredi 25 septembre l’agence régionale de santé (ARS) de Bourgogne-Franche-Comté dans son communiqué hebdomadaire. La moyenne des entrées en hospitalisation (plus de 10 par jour et plus de 1 par jour en réanimation) témoigne d’une accélération significative du rythme de l’épidémie. »
« L’observation du taux d’incidence, qui avoisine 60/ 100 000 habitants à l’échelle de la région, conduit à distinguer trois grandes catégories de territoires :
– La Côte-d’Or, le Doubs et la Saône-et-Loire se situent bien au-delà du seuil d’alerte de 50 pour 100 000 habitants (respectivement 100/100 000, 70/100 000 et 60/100 000 habitants)
– La Nièvre (45 /100 000), l’Yonne (50 /100 000) et le Territoire de Belfort (40 /100 000) se placent autour de ce niveau d’alerte avec une évolution défavorable pour la Nièvre et l’Yonne, favorable pour le Territoire de Belfort
– Le Jura (30/100 000) et la Haute-Saône (20/100 000) restent à ce stade significativement en-dessous du seuil d’alerte. »

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