Législatives : les candidats de la coalition de gauche connus dans le Territoire de Belfort

Florian Chauche dans la 2nde circonscription, Gérald Loridat dans la 1ère. Les candidats affiliés à la NUPES, ont, sous l’étiquette LFI, obtenu l’investiture pour les élections législatives.

Florian Chauche dans la 2nde circonscription, Gérald Loridat dans la 1ère. Les candidats affiliés à la NUPES, ont, sous l’étiquette LFI, obtenu l’investiture pour les élections législatives. Ils se présenteront le 12 juin prochain pour les deux mandatures à saisir dans le Territoire de Belfort. La campagne est lancée. [mis à jour à 18h08]

« Les électeurs ont une forte attente et beaucoup d’impatience », confie Florian Chauche, chef de file La France insoumise (LFI) dans le Territoire de Belfort et conseiller municipal d’opposition, membre d’En commun pour Belfort« Ils ont besoin de gens qui les représentent plus, qui sont comme eux et c’est tout le défi », complète Mathilde Regnaud, sa suppléante, elle aussi conseillère municipale En commun pour Belfort. Ils misent beaucoup là-dessus. Florian Chauche est fonctionnaire territorial, Gérald Loridat ancien instituteur et plus tôt encore, ancien ouvrier. Leurs suppléantes sont toutes deux dans l’éducation. Juliette Hamard est professeure des écoles, tandis que Mathilde Regnaud est professeure d’histoire-géographie dans un collège. 

« Nous envoyons des candidats nouveaux, qui n’ont pas le même profil que d’habitude mais qui ressemblent aux électeurs. Nous sommes des gens  lambdas et nos deux candidats sont des personnalités récentes dans le paysage politique. C’est ce dont nous avons besoin dans les Assemblées », expose Mathilde Regnaud.

Tous désignent un moment historique et unique. Rassembleur. À la crainte d’une dissolution de l’union après les élections, ils répondent : « Nous avons un vrai programme avec la nouvelle union. Et c’est là toute la différence.» Une différence qui doit répondre au caractère « d’urgence », que dénonce Gerald Loridat. « Urgence pour les retraites, pour le blocage des prix, pour le climat, l’éducation », ponctue-t-il. Des problématiques que partagent les acteurs politiques du Parti communiste français (PCF), d’Europe-Écologie Les Verts (EELV) et de Génération.s. René Schmitt, au nom d’EELV expose : « Le blocage des prix, l’engagement pour le climat, tout ça, ce sont de véritables mesures sur lesquelles nous nous rassemblons ». Des propos tenus également par Muriel Ternant et Bertrand Chevalier, du PCF. « Chacun a son pôle particulier et cela nous rend complémentaires », analyse Gérald Loridat.

« Aujourd’hui, nous devons nous battre pour une cohabitation », argue Mathilde Regnaud. Et celle-ci passe, dans le Territoire de Belfort, par une reconquête des abstentionnistes, une re-motivation de ceux qui ont voté pour Mélenchon au 1er tour des présidentielles, mais aussi, par une tentative de rallier les électeurs de Marine Le Pen qui « sont fâchés mais pas fachos », explique Florian Chauche. Il complète : « On veut chercher les électeurs des villages ruraux.» Pour autant, ils ne sont pas niais. Gérald Loridat parle d’un « gros boulot à accomplir » en moins de cinq semaines. « On sera tous les jours quelque part. Ce sera 5 semaines où nous nous mettrons dans le rouge pour une politique plus verte », s’exclame-t-il, amusé et motivé.

Une base solide

Les candidats de la coalition se disent confiants. Motivés. Pour eux, la base de droite et d’extrême-droite est plutôt désunie dans le Territoire de Belfort, surtout dans la 2nde circonscription où deux candidats de droite se présentent (Michel Zumkeller et Didier Vallverdu – voir notre article). « Avec cette désunion et une campagne forte, nous avons les moyens d’avoir une base solide », assurent les candidats. 

Quant à la candidature à gauche de Samia Jaber, toujours dans la 2nde circonscription, René Schmitt, membre d’EELV, plaide « le bon sens », avec un possible retrait avant le dépôt de candidature. Tandis que Florian Chauche se dit « confiant », malgré cette candidature. Entre-temps, la candidate a communiqué pour affirmer qu’elle se présenterait bien aux élections. Elle expose : « Nous refusons de nous soumettre à ce postulat autoritaire qui interdirait à tout candidat en dehors de la NUPES de se présenter. Cela est insensé, anti-démocratique et surtout contre-productif » avant d’ajouter : « En effet une stratégie d’union doit parler à toutes les sensibilités de la gauche, en prenant en compte la réalité des territoires, pour emporter l’adhésion de tous les électeurs. »

« Nous récupérerons ses voix au second tour », plaisante, bon enfant, Mathilde Regnaud, qui est persuadée que le second tour est à portée de main, sans exclure la possibilité d’une triangulaire (lire notre article à ce sujet). Ils tiendront leur première réunion publique lundi prochain, à 20h30, à la maison du Peuple. 

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