Le ministre de l’Economie tout sourire chez Hermès à Allenjoie

Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, en visite dans les ateliers d'Hermès à Allenjoie, avec les élus du Pays de Montbéliard. (Photo Pierre-Yves Ratti)

Bruno Le Maire a pris son temps, ce vendredi matin, pour visiter l’usine d’Hermès, ouverte à Allenjoie en 2018. Ce site répond aux rêves de tout ministre de l’Économie : alliance de tradition et de nouvelles technologies, savoir-faire à la française, recrutements ou formation.

On a connu des visites ministérielles qui se déroulent au pas de charge. Pas celle de ce vendredi matin chez Hermes à Allenjoie, en bordure de la zone d’activité de Technoland. Guidé par Guillaume De Seynes, directeur général du Pôle amont et participations d’Hermès, Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances, a pris le temps de visiter les ateliers de fabrication, de discuter avec les salariés à leur poste de travail, de se faire expliquer le fonctionnement de la formation mise en place en lien avec l’école Boudard et le CFA du Pays de Montbéliard.

Une formation financée par le conseil régional, qui permet de former une quarantaine de stagiaires tous les six mois à la sellerie-maroquinerie, avec une presque certitude de trouver un emploi ensuite : le site d’Hermès à Allenjoie comporte déjà 140 salariés. L’objectif est de 250 à 270 salariés d’ici fin 2020. Le site d’Allenjoie a ouvert ses portes en 2018.

« Il y a des parcours professionnels incroyables, s’est enthousiasmé Bruno Le Maire après avoir rencontré les salariés à leur poste de travail. J’ai discuté avec un ancien architecte, une jeune femme qui a été militaire dans l’aéronavale, sur le Charles-De-Gaulle. » Des exemples de reconversions, à ses yeux.

Bientôt 800 emplois dans le nord Franche-Comté

Le ministre de l’Économie n’a pas choisi ce site au hasard : il réunit ce qu’il aimerait devenir la règle pour le développement économique du pays. « Pour la première fois depuis dix ans dans notre pays, on ouvre plus d’usines qu’on en ferme. Ici, on allie à la fois la digitalisation et le savoir-faire ancestral : la tradition du cuir, mais le cuir est découpé au laser. L’industrie française a su se renouveler. »

Guillaume de Seynes, de son côté, a rappelé qu’Hermes représente d’ores et déjà quelque 600 emplois dans le nord Franche-Comté. Avec les nouveaux recrutements programmés à Allenjoie, ce sont donc environ 800 emplois prévus. Cependant, pas de nouvelle implantation programmée dans le secteur : les prochaines ouvertures de sites sont prévues dans la région de Bordeaux ou dans l’Eure, terre d’élection de Bruno Le Maire.

Hermès représente quelque 8 500 emplois en France, dont environ 4 000 dans les ateliers.